mercredi, 22 avril 2009

européennes : la section se mobilise

elections europeennes les socialistes en campagne.jpeg
télécharger l'article de l'hérault du jour du 18 avril 2009 :

lundi, 30 mars 2009

Bonus des patrons : Le décret crocodile

A l'instar du crocodile qui comme chacun le sait a une « grande gueule » mais des «  petits bras », il en est malheureusement ainsi de  nombre de mesures médiadico gouvernementales ( sauf du paquet fiscal ça va de soit ). Comme à l'accoutumé la montagne a accouché d'un souriceau rachitique . La grande loi moralisatrice  extraordinaire d'encadrement des bonus et stock options  qui  a été annoncée à grands roulements de tambours se limite à un tout petit décret . Le grand boniment Sarkoziste  mis en scène pour contenir une colère justifiée face à la honte des rémunérations scandaleuses est à faire pâlir un arracheur de dents . « Celui qui a commencé par s'augmenter sur un yacht » a finalement opté pour un décret qui expire en 2010 plutôt qu'une loi qui aurait fixé des règles du jeu . ethique-62e8f-97935.jpgC'est donc un texte « peau de chagrin » qui limite seulement les rémunérations des dirigeants des entreprises bénéficiant d'une aide directe de l'état qui est présenté aujourd'hui. Nicolas Sarkozy  a fait l'impasse sur le vote d'une loi qui aurait intégré le fait que la rémunération doit correspondre à l'intérêt de l'entreprise. Ce qui signifie que seules un nombre  très limité d' entreprises sont concernées , que la question des parachutes dorés passe à la trappe puis que des aides publiques  directes et indirectes vont joyeusement continuer a être distribuées à des entreprises dont les dirigeants se gavent alors qu'ils licencient . Il ne s'agit pas de stigmatiser  les dirigeants d'entreprises mais d'encadrer les dérives d'un système dont on a bien vu les limites et ses effets dévastateurs. Rien de plus normal que les aides directes ou indirectes publiques  soient conditionnées par le respect de règles du jeu notamment par l'encadrement des rémunérations des dirigeants et de la distribution des dividendes en fonction de l'intérêt général  . Lorsque ce n'est pas le cas comme aujourd'hui,  cela revient  à la légalisation du  détournement d'argent public sur fond d'abus de biens sociaux .Si notre « grand réformateur autoproclamé » a beaucoup de propension à minimiser l'ardoise fiscale des assujettis à l'ISF, il a décidément plus de mal à éradiquer les goldens parachutes. Pourtant face à la crise , il paraît évident qu'il y a nécessité de définir à nouveau des règles du jeu. La question de la répartition des salaires et de la dérive des rémunérations est un sujet qui mérite d'être traité en profondeur. La méthode Sarkozy consiste a mettre en exergue  un problème sous les feux de la rampe puis a effleurer son traitement. Sauf que comme il n'y a pas de demi crise, une politique efficiente ne saurait se satisfaire de demi mesures.

Dessin d’actu de Florian Roulies

mardi, 24 mars 2009

Elections Régionales : "Couderc ce n'est pas du super"

Raymond COUDERC sera le candidat UMP pour les élections régionales de 2010. Christian JEANJEAN, Maire de PALAVAS, candidat UMP malheureux à l'investiture devance Raymond COUDERC dans l'Hérault, et va monter une liste "divers tout". Le match va commencer. Raymond COUDERC veut opposer, à tort, BEZIERS à MONTPELLIER même pour l'élection régionale. La complémentarité entre ces deux communes serait plus un gage de réussite... mais comprends qui veut !! Comparons succinctement, sans esprit de concurrence, BEZIERS et MONTPELLIER. Il y a plus de dynamisme économique à MONTPELLIER et dans son agglomération avec 15000 emplois créés en 15 ans. A BEZIERS, c'est plus de chômeurs, plus de précaires et de sur endettés à cause de la politique de Raymond COUDERC depuis 1995, date de son élection. A MONTPELLIER, c'est 70 000 nouveaux habitants au cours des 20 dernières années. A BEZIERS, pour la même période, c'est seulement 3000 habitants supplémentaires. Incompréhensible, non ? Pour BEZIERS, "Raymond COUDERC ce n'est pas du super". Pour la région, n'essayons surtout pas... Depuis avril 2004, la commune de BEZIERS a reçu de la région, présidée par Georges FRECHE, 120 000 000 euros de subventions. Et dire que le Maire de BEZIERS ne cesse de clamer, à tort, que BEZIERS et le Biterrois n'ont rien reçu de Georges FRECHE .

dimanche, 08 mars 2009

Taxe agglo : Couderc nous joue le casse noisettes

Raymond Couderc ,le magnanime,  annonce que sa nouvelle taxe agglo ne ponctionnera plus chaque contribuable que de 78 € sur les 92 € annoncés, soit en réalité 78 € de trop pour sa politique minimaliste et au final que 14 € de réduction sur une addition plus que salée. Celui qui avait  dit « qui n’avance pas recule » a finalement trouvé quelques artifices budgétaires pour tenter de calmer la grogne générale. Il avait fait une petite erreur de 5% sur le prévisionnel des recettes….fable biterroise.jpgune  broutille de 1,4 Millions d’Euros .Revigoré par  la constitution de ce nouveau subside prévisionnel aléatoire,  celui qui commence a être perçu à juste titre comme « l’homme de l’endettement durable » tente même de rassurer sur l’endettement irraisonné de l’agglo. Ainsi il annonce dans la foulée , qu’il affectera 400 000 € au remboursement d’une dette dont il se garde bien de préciser le montant exorbitant . Enfin comme il est de bon ton de s’appuyer sur le bon sens populaire il ajoute même ( voir article du midi libre ) : «  Nous sommes en période de crise, il faut être prudent…, ce sont des noisettes qu'on va mettre de côté au cas où on aurait une mauvaise surprise. » Par les temps qui courent il faut quand même oser pour ne pas nous épargner la comparaison avec la "stratégie de  l’écureuil ",  animal aujourd’hui emblématique de la financiarisation des bas de laine. Mais bon les images ont la vie dure. Puis s’il est connu que l’ écureuil est économe, tout le monde sait que l’ Hours qui hiberne se jettera sur le miel dès le printemps. Rappelons simplement que l’agglo est empêtrée jusqu’au cou en tant qu’actionnaire principal  et par le biais de cautions  dans les opérations immobilières de la Sebli, société d’économie mixte . Alors en parlant de prudence et de bonne gestion, n’est-il pas pertinent de poser la question du risque énorme de ces opérations et de ces cautions publiques en période de crise financière et de l’immobilier ? et on voudrait nous faire croire que les même personnes qui on laissé la ville en pâture aux promoteurs gèrent en bon père de famille ? Sauf qu’en cas de faillite à défaut de noisettes on nous lancera des cacahuètes salées.

jeudi, 19 février 2009

Du plâtre sur une jambe de bois

Encore une fois la montagne a accouché d'une souris, encore une fois le sommet annoncé à grand coup de trompette ne s'est avéré n'être qu'un banal dos d'âne. L'actuel président de la république qui pourra bientôt se prévaloir d'auto produire une émission plus régulière que le JT a donc encore monopolisé le petit écran pour sa réclame . Face à la crise et à un besoin de relance de la consommation notre grand prestidigitateur national a sorti de son chapeau un saupoudrage volatile de mesurettes sans cohérence qu'il chiffre à 2,6 milliards d'euros. Le pire dans toutes ces annonces ,toutes ces lois, toutes ces soit disant réformes de civilisation qui se succèdent les une aux autres et les autres aux unes c'est justement l'incohérence. Et une fois n'est pas coutume , en matière d'incohérence la politique de Sarkozy atteint véritablement des sommets. On a connu un Nicolas Sarkozy plus prompt a construire un bouclier fiscal pour grandes fortunes qu'un bouclier social. Pas un mot ni un geste sur l'augmentation des salaires qui est pourtant le seul véritable vecteur de relance et qui constitue une revendication légitime pour les salariés dont le pouvoir d'achat n'a cessé de décroitre. empathie-9873f-b8e53.jpgOn nage vraiment dans le grand n'importe quoi et il n'y a pas besoin d'être expert en économie pour le constater. A chaque discours Nicolas Sarkosy réinvente le fil à couper le beurre et ne répond pas à la question posée. On a par exemple appris hier qu'une des questions centrale était la répartition du bénéfice entre actionnaires, salariés et investissement. C'est vraiment une découverte et le fruit d'investigations pertinentes. Ainsi la répartition des bénéfices serait vraiment très inéquitable surtout pour les salariés et personne ne le saurait ? Ainsi les actionnaires vampiriseraient le résultat au détriment de l'investissement ? Enfin, heureusement Nicolas Sarkosy qui met au grand jour cette question propose d'en discuter avec les partenaires sociaux. Il ne propose pas d'encadrer plus cette répartition, ni d'ailleurs les bonus des grands patrons dont il fait état mais ….d'en discuter. lorsqu'il s'agit de chômeurs il parle de lois ,de contrôles et lorsqu'il s'agit des grands patrons il parle de discussion ou d'assouplir le droit des affaires. Ils montre les modestes du doigt , les désigne comme responsables et il suggère gentiment aux puissants de bien vouloir envisager s'il le veulent bien de laisser quelques miettes entre deux festins . A deux poids deux mesures. Là on comprends bien à qui profite la politique sur mesure de Sarkozy. Sauf que la méthode, le style et le président de la république lui même deviennent de moins en moins crédible aux yeux des français . Les petits tours de passe passe du prestidigitateur ne faisant plus d'effet , la concertation étant factice, la politique gouvernementale renforçant l'injustice sociale, les mesures inadaptées se succédant ...des conflits sociaux dont le chef de l'état portera l'entière responsabilité se succederont .

Dessin d'actu de Florian Roulies

vendredi, 06 février 2009

Sarkozy : 90 minutes chrono pour ne rien dire

Si vous attendiez une ligne directrice pragmatique, de la réflexion et des mesures concrètes du chef de l'état face à la crise vous êtes vraiment restés sur votre faim et vous risquez de subir longtemps la disette. le Président de la république à l'instar d'un étudiant qui n'aurait pas du tout saisi ni la question, ni la problématique a été hors sujet du début à la fin de son intervention. Au final aucune information et autre analyse supplémentaire que celles qui auraient pu être traitées au café du commerce. Aucune avancée sur les salaires, aucun vrai plan de relance du pouvoir d'achat mis à part l'éventualité de quelques aumônes et bien entendu aucune vraie réflexion sur la répartition des richesses , bien au contraire. Barack Obama qui a la mesure de la situation a plafonné le salaire des dirigeants du secteur automobile qui ont bénéficié d'une aide de l'état. Rien de plus logique car cela reviendrait à dire que c'est le contribuable qui financerait les salaires mirobolants des dirigeants. Nicolas Sarkozy n'imagine même pas une mesure analogue et s'érige en protecteur des énormes salaires et des grandes fortunes. La contre partie que doivent les entreprises qui bénéficient de l'aide de l'état ne fait pas partie de son système de pensée. Son refrain du « donnant donnant » ne vaut que pour les salariés et encore cela vaut dans un marché de dupes. Il tient par contre a apparaître auprès des français comme un homme à l'intégrité morale irréprochable . Hier soir il a même été jusqu'à dire sur un ton vindicatif qu'on lui avait fait beaucoup de reproches en politique mais jamais celui d'être menteur. Les esquimaux qui vivent dans une contrée glaciale ont plus de cent mots pour désigner la neige en fonction de sa qualité. C'est ainsi car la neige qui fait partie de leur quotidien mérite d'être qualifiée et distinguée. Alors nous nous garderons bien de parler de mensonge car ce serait un affront. Nous parlerons de ne pas tenir ses promesses, de ne pas dire toute la vérité, d'induire volontairement en erreur, d'éluder la question …..enfin bref de nous mener en bateau. Enfin comme comme à l'accoutumée Nicolas Sarkozy aime amener une idée du siècle par émission télévisuelle, histoire de lancer la polémique et de faire un écran de fumée. Pour ne pas faillir à la tradition il a donc amené dans son chapeau la question de la taxe professionnelle qui selon lui serait pratiquement responsable de l'absence de compétitivité des entreprises. Cet homme à l'art de brouiller les cartes .Si la question de la taxe professionnelle est repérée depuis fort longtemps et mérite d'être traitée elle n'est pas la question centrale du point de vue de la compétitivité économique. Par contre la taxe professionnelle est une source importante de financement des collectivités locales. Alors comment vont faire les collectivités en question dans une situation ou l'état se désengage de plus en plus et transfère ses compétences sur les collectivités territoriales ? Il a glissé à la volée l'éventualité d'un financement à travers une taxe carbone. Cela signifiait-il qu'il faudrait encourager nos entreprises à continuer à polluer pour financer l'action publique ? . Décidément au fil des interventions du président et de l'action de son gouvernement le seul slogan qui correspond à cette politique incohérente est « le bon sens très loin de chez nous ».

mercredi, 28 janvier 2009

Le grand ras le bol !!!!

Quand c’est trop….. c’est  trop ……elle a bon dos la crise ….et là on peut dire sans exagérer que Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont largement dépassé les bornes et sur tous les sujets : injustice sociale, casse du service public, cadeaux aux grandes fortunes, incompétence caractérisée à prendre des mesures efficientes pour relancer le pouvoir d’achat, assassinat de la télévision publique, volonté de musellement des groupes de l’opposition à l’assemblée nationale, déni de la laïcité, stagnation des bas salaires , attaque en règle  du code du travail et de la protection des salariés…..On se croirait revenu au début du siècle ! Jamais aucun président depuis des lustres n’avait mis autant à mal tous les acquis sociaux et œuvré pour l’injustice sociale en tant que système normalisé ! C’est à se demander si on est encore en démocratie  ou si la volonté sous jacente  n’est pas de revenir à une sorte de monarchie ! Le pire et il a osé le dire c’est que notre cher président « entend mais n’écoute pas. » …..Alors comme il fait la sourde oreille et qu’il croit avoir la science infuse malgré un échec  avéré de sa politique,  c’est le peuple qui dans la rue va lui rappeler que la France est un pays attaché à la justice sociale et à la liberté d’expression. Il pourra bien sur comme à l’accoutumé regarder de haut cette saine réaction collective mais espérons dans l’intérêt du pays  qu’il tienne enfin  compte des propositions qui existent. Il y a d’autres voies possibles, le parti socialiste a notamment construit des propositions concrètes et efficientes, il est urgent qu’un vrai dialogue s’instaure. En attendant Nicolas Sarkozy porte seul  la  responsabilité des conflits sociaux qui vont grandissants. Non seulement il n’écoute personne mais en plus  il privilégie sans aucune honte les citoyens les plus favorisés au détriment de l’intérêt collectif.  Enfin sa propension à affirmer qu’il détient la vérité n’a d’égal que  ses interventions médiatiques permanentes pour tout et rien , ce qui bien entendu crée un climat d’agitation permanent et de polémique qui n’est pas propice à la mise en œuvre d’une politique réfléchie, mesurée et efficiente. La modernité, et la mise en œuvre d’une politique ambitieuse et novatrice ne sont pas synonymes de cacophonie et d’allers retours permanents au grès des médias et d’idées subites. Il est temps de mettre en œuvre un vrai plan de relance  de l’économie, de la justice sociale, de l’intérêt collectif et de la démocratie. Si c’est comme cela que Nicolas Sarkozy et son gouvernement aux ordres comptent réformer la France…..alors peut être que ce n’est pas seulement la France qu’il faudrait réformer.

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dimanche, 14 décembre 2008

Ni pour, ni contre , bien au contraire...

Une fois encore  Gérard Gautier, Maire de cers et nouveau conseiller général UMP, a surpris par un soudain changement de position . Ainsi après avoir tour à tour, parrainé Arlette Laguiller, Jean Marie Le Pen , s’être revendiqué apolitique, puis s’être  présenté sous la bannière UMP à l’élection cantonale sur le 2ème canton de Béziers , Gérard Gautier vient de voter le budget 2009 de la  majorité de gauche à direction socialiste. Certains pourraient en conclure qu’il s’agit d’une liberté de ton, d’autres moins bien intentionnés ou plus lucides pourraient penser qu’il s’agit là d’inconstance ou de changement de posture  au grès des marées. Toutefois mis à part cela , à notre connaissance, depuis son élection les dossiers et réalisations portés par ce  nouveau conseiller général ne se bousculent pas. Nous ne contestons pas   la légitime liberté d’un élu à faire des choix personnels mais que penser  de  celui qui dit blanc le matin , bleu  à midi , et rose le soir ?. Rappelons quand même que les socialistes proposaient pour la succession d’Eliane Bauduin  une candidature beaucoup plus claire et qui se serait avérée plus efficiente pour le  2ème canton de Béziers. Aujourd’hui il semblerai que Raymond Couderc , responsable départemental de l’UMP engage une procédure d ‘exclusion de l’UMP à l’encontre de Monsieur Gautier qui ne  joue pas  en équipe . Effectivement , le vote du budget est un acte majeur d’un élu dans une collectivité locale et Monsieur Gautier qui a été élu  conseiller général sous les couleurs et grâce au soutien de l’UMP, a choisi d’adhérer à l’UMP en toute connaissance de cause. La responsabilité d’un élu est de connaître les règles du jeu. Gérard Gautier  qui cumule les mandats de  conseiller Général, Maire, Vice-président de l’agglo ne peut pas ne pas se considérer comme un homme politique.

Lire la presse sur le sujet :

Midi libre - 12 décembre  : " Le Budget 2009 se trouve un allié à droite "

Midi libre - 12 décembre  : "L'UMP Gérard Gautier a voté le budget socialiste"

Midi libre -13 décembre  : " Couderc suspend de l'UMP le conseiller général Gautier "

 

 

 

mardi, 09 décembre 2008

Le rantanplan de la relance sarkonomique

Si ce n'était pas si grave on finirait presque par en rire, sauf que les situations personnelles des Français, la précarité,le chômage sont bien réels et appellent au minimum à une vive indignation ou à une légitime colère. Pour l'occasion on ne peut pas dire que notre toujours très peu présidentiel président de la République manque d'air ou de sens théâtral. Il faut tout de même, rappeler des fois que l'actualité immédiate prenne le pas, que notre cher Chef de l'état à peine élu avait renvoyé l'ascenseur au premier cercle de son électorat en faisant voter de magnifiques cadeaux fiscaux. Il avait ainsi privé le budget de l'état de toute marge de manœuvre pour satisfaire un concept aussi injuste inefficace du point de vue économique. Le bon sens aurait bien entendu consisté à gérer au mieux en « gardant une poire pour la soif » . Il aurait été aussi souhaitable que l'argent public soit activé dans des secteurs qui le méritent et non pour limiter l'impôt sur les grandes fortunes. Enfin rappelons de même que Nicolas Sarkozy avait et a sans doute encore pour objectif de dépénaliser le droit des affaires, ce qui est un comble quand on voit l'immoralité du monde de la finance et ses conséquences. hausse-marches-fcbfe-394fb.jpgS'il est des acteurs en capacité de jouer tous les rôles il semble qu'il y ait des présidents en capacité d'embrasser toutes les postures. Ainsi comme à l'accoutumée , il dit aujourd'hui comme hier tout et son contraire , au grès des vents, des marées, des faits divers ou alors de sondages sur l'humeur des chaumières.. Aujourd'hui face à la crise il s'érige donc en champion de l'intervention de l'état , il prône même la relance de l'économie par un programme de chantiers initiés par le secteur public. Qu'est ce qui le dérange tant ? Le chômage ou les moindres bénéfices que vont faire les grands groupes du BTP ? . Nicolas Sarkozy face à la crise répond aussi par quelques mesurettes comme une prime de 1000 € ou des mesures facilitant l'accession à la propriété....Si la démonstration devait être faite qu'il est dans l'incapacité la plus totale de comprendre les français les plus modestes la messe est dite. Aujourd'hui Le problème de la majorité des français ce n'est pas d'acheter une voiture neuve ou d'acquérir un logement mais de trouver ou garder son emploi, de boucler tant bien que mal les fins de mois pour les mieux lotis....bref de survivre ...la réalité est que comme le montre une enquête récente , 80% des français ont peur de se retrouver à la rue un jour. Effectivement quand on festoie au Fouquet's , quand on voyage en jet pour se rendre sur un yacht , quand on passe des vacances dans des résidences somptueuses chez des amis....on est forcement très éloigné de certaines réalités. Ce n'est d'ailleurs pas vraiment étonnant car le vrai visage de l'UMP est celui que nous a montré un député de ce parti qui a proposé sans aucune honte une réduction d'impôt pour compenser les pertes des placements boursiers. Et des idées comme cela ils en ont tout un stock ! Enfin ne soyons pas trop défaitistes car il parait nous allons être relancé. En effet à l'inverse de l'adage « gardez moi de mes amis mes ennemis je m'en charge » Nicolas Sarkozy vient de nommer Patrick Devedjian ministre de la relance . Il paraitrait que comme il a drôlement relancé L'UMP il serait très compétent pour relancer la France. En réalité , Nicolas Sarkozy , préfère l'avoir à ses cotés pour mener une mission impossible, plutôt qu'en tant que chef d'une éventuelle fronde dans son propre parti. Vu l'inconsistance et le manque de cohérence de la politique économique du gouvernement ce n'est pas gagné . Sauf que la situation est grave , il est urgent de mettre en œuvre une véritable politique économique du pouvoir d'achat et de l'activation ciblée de la dépense publique, ce n'est ni un remake « des relanciers du Bengale » ni la création d'un ministère supplémentaire qui vont contribuer à apporter des réponses pertinentes.

* Dessin d'actu de Florian Roulies

samedi, 29 novembre 2008

Taxe Agglo Biterroise : les comptes à dormir debout

En réponse   au mécontentement général de la population biterroise et des villages face à l’instauration  de sa nouvelle taxe agglo ,  Raymond Couderc a jugé utile de s’expliquer en faisant réaliser un beau prospectus de 6 feuillets en quadrichromie sur papier brillant. Ainsi   chaque habitant de l’agglo a reçu avec circonspection à domicile un bel imprimé « made in budget de l’agglo » pour lui expliquer le bien fondé de la  nouvelle taxe salée qu’il va payer en 2009.  Cette réclame faussement pédagogique du Professeur Couderc intitulée « Investir pour le Biterrois », « cinq réponses pour bien comprendre la fiscalité mixte » est sensée expliquer toutes les vertus  de la dite fiscalité ,de corroborer scientifiquement  tous les projets  du Président de l’agglo par de beaux camemberts de belles courbes et des pourcentages mais aussi d’égratigner les autres collectivités locales comme le conseil général et la Région . bonne nuit.jpgAurait-on tendance à prendre les citoyens pour des imbéciles ? Cette forme de communication prétendument citoyenne n’est-elle pas  au final qu’une forme de propagande pour autant que comme chacun le sait, il est aisé de faire dire aux chiffres ce que l’on veut ? En réalité les choix effectués par l’agglomération sont tout à fait discutables et une gestion à long terme avec une vraie vision à long terme est autrement plus complexe que les 6 paginettes colorées sensées faire avaler des choix discutables, voire hasardeux. Puis « on ne nous dit pas  tout »… une agglo peut disposer d’autres  moyens en matière de recettes fiscales. Elle peut aussi mettre en œuvre des partenariats en faveur de l’activité économique avec d’autres collectivités locales telle que la Région alors qu’elle s’y refuse aujourd’hui. Effectivement l’impôt est le moyen citoyen de mettre en place des services pour tous et d’accompagner le développement mais pour l’agglomération de Béziers les choix sont mal pensés. Les choix qui sont fait aujourd’hui auraient dus être faits il y a 15 ans. L’esprit de conquête retarde d’une guerre, quand il n’est plus temps il n’est plus temps .  Il est fort probable que les grues du  vaste chantier de construction chaotique  actuel  de l’Hours n’accouchent que d’un quartier fantôme. Il est fort probable que la frénésie de construction    qui sévit à Béziers ne se relève pas de la crise immobilière et financière. Enfin , s’il est un point ou on peut être que d’accord avec le tract de Monsieur Couderc c’est avec tous ses chiffres qui confirment  le désengagement financier de l’état et le transfert de compétences sur les collectivités locales , donc l’obligation d’une pression fiscale locale…..Sauf que le gouvernement qui se défausse sur les collectivités territoriales   est de droite et que le Maire de Béziers figure locale de  L’UMP soutient cette politique. Alors il est quand même paradoxal à la fois de s’en plaindre et à la fois d’en être responsable. Heureusement personne n’est dupe,  les Biterrois  se  souviendront de ce mauvais tour    malgré l’édition d’un livret pédagogique de comptes à dormir debout dans lequel  le  loup ne sort pas de la langue de bois.

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