vendredi, 04 juillet 2008
Sarko veut gérer l’émotion majoritaire
Non rassurez vous même si l’émotion c’est vraiment son dada, Sarkozy ne rêve pas encore en secret d’ingérence présidentielle au congrès de Reims. Les motions version Sarko c’est "la lalarme collective" à la paupière et on pleure tous ensemble devant le petit écran avec lui même comme chef d’orchestre d’un audimat sentimental . Pour notre part saluons avec toute la dignité qu’il se doit la libération d’Ingrid Betancourt en lui souhaitant une vie heureuse avec ses proches retrouvés après des années de séquestration . Nicolas Sarkozy lui n’aurait raté pour rien au monde une si belle occasion de parader et de s’inviter dans une période où rien ne va plus. Il y a quand même un certain mauvais gout voire un soupçon d’obscénité à mettre en scène un réality show dans le cadre d’une intervention télévisée instantanée. Cette pièce de théâtre est déplacée. Nicolas Sarkozy qui n’est pour rien du tout dans la libération a quand même l’indécence de s’approprier cet événement et de mettre en scène une proximité avec les proches d’Ingrid Betancourt . Il va même jusqu’à organiser une intimité de circonstance et nommer Ingrid Betancourt par son prénom comme s’ils avaient grandis ensemble. Sauf que sur le chapitre de la libération nulle patte du chef de l’état . On se souvient toutefois vaguement d’un avion de la jungle et d’ une intervention ultra médiatisée qui ont bien du faire rigoler les Farc et toute l’Amérique du sud mais pas d’un résultat concret. Là encore Nicolas Sarkozy , tel Zorro , avait la prétention de donner des leçons à tout le monde mais n’a réussi qu’à générer un immense flop. Si la faim justifie les moyens , Nicolas Sarkozy qui est véritablement un affamé de communication ne recule devant rien pour exister . A quand la véritable distance et la juste mesure qui incombent à la fonction de chef de l’état plutôt qu’un one man show présidentiel permanent ?
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mardi, 24 juin 2008
Menteurs comme des arracheurs de dents
En France parmi les plus gros flops de la publicité figurent notamment la fameuse campagne d’un banquier qui disait « mais votre argent m’intéresse. » et aussi un constructeur automobile qui avait eu la merveilleuse idée de nommer un véhicule « la poire ».
Dans la première campagne le banquier paraissait tellement avide que personne ne lui aurait confié un centime , dans la seconde très peu de conducteurs se sont sentis vraiment valorisés et motivés par l’identification à une poire. Ces deux campagnes qui trônaient quand même au palmarès des plus gros ratages marketing vont bientôt faire office de peccadilles à coté de la réclame sur le pouvoir d’achat que lance le gouvernement Sarkozy Fillon. Les chariots n ‘ont jamais été aussi désespérément vides pour un prix exorbitant, les loyers n’ont jamais représenté une part aussi importante des ressources, le prix des carburant n’a jamais été aussi haut, les salaires n’ont jamais aussi lamentablement stagné….Malgré ce l’ancien publicitaire Thierry Sausssez , délégué interministériel à la communication nommé par Sarkozy lance une campagne pour vanter « les mécanismes vertueux » des mesures gouvernementales en faveur du pouvoir d’achat. La campagne télévisuelle conçue par l’agence Young & Rubicam coutera la modique somme de 4,3 millions d’euros à l’état pour asséner 1630 spots publicitaires. Tout cela pour une série de messages démagogiques sur le thème « pouvoir d’achat - vous êtes impatients ? nous aussi ». En matière d’impatience il convient tout de même de constater que l’attente des citoyens modestes est beaucoup plus longue que celle des citoyens fortunés qui ont bénéficié de largesses fiscales dans les tout premiers mois de l’élection de Nicolas Sarkozy . Malheureusement, encore une fois la réflexion de Coluche que nous avons déjà cité se révèle de circonstance : « les riches auront à manger et les pauvres auront ….de l’apétit » . En attendant l’état qui n’a aucune honte de s’auto congratuler aux frais des contribuables régale les publicitaires , alors que les françaises et les français subissent des mesures aussi injustes qu’inefficaces. Ainsi malgré un matraquage publicitaire, les mesures miracles du travailler plus et autres artifices de café du commerce des VRP de l’UMP ont autant de consistance et de vertus thérapeutiques que la poudre de perlimpinpin.
01:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pas, béziers, politique, pouvoir d'achat
jeudi, 19 juin 2008
Comment Sarkozy, Fillon et la Droite Compagnie plombent les salaires
Aujourd’hui la question du pouvoir d’achat est un problème central. Le gouvernement et « Mister Pouvoir d’achat » mettent en place des mesures plus fantaisistes les unes que les autres mais se gardent bien d’aborder le sujet de l’augmentation des salaires qui à sa seule évocation risquerait de faire frémir les organisations patronales.
On entend effectivement souvent le Medef dire que comme les charges sociales sont exorbitantes il est impossible d’augmenter les salaires . Mis à part les grands groupes et des entreprises qui sont évidemment de mauvaise foi car elles rémunérent au mieux les actionnaires qu’en est-il dans la réalité ?
Monsieur Jules Petiteboite est dirigeant d’une nouvelle entreprise qui développe des produits innovants sur un marché plein d’avenir. Sa compétence et son savoir faire commencent à sérieusement porter ses fruits . Comme c’est un manager intelligent et responsable il souhaite augmenter son collaborateur qui est actuellement au smic. Il pense qu’une augmentation de 300 euros net par mois ( 2000 francs) constituerait un facteur de motivation et correspondrait à une plus juste rémunération. Comme la simplicité n’est pas encore une vertu française il court voir son comptable pour chiffrer l’opération . Après avoir rapidement expliqué son projet, l’expert fait un bond de 350 mètres de haut ,hurle à la faillite et fait un arrêt cardiaque. En effet pour augmenter son collaborateur de 300 € net par mois, il perds 344 € d’allègement de charges de la fameuse "réduction Fillon sur les bas salaires" . Donc au final son salarié lui coutera avec les charges 36 000 € annuel contre 17 000 € s’il l’avait laissé au SMIC, c’est à dire plus du double pour une augmentation net de 30%. Malgré tout comme ce salarié est très compétent et qu’il risque de partir, le dirigeant décide tout de même d’engager une négociation. Contre toute attente le salarié lui fait remarquer que pour que ses revenus net augmentent réellement de 300 € compte tenu de sa situation il faudrait que son salaire augmente de 441 € net par mois : il perd annuellement 649 € de prime pour l’emploi et 1037 € d’allocation logement. Alors ils décident d’étudier une autre possibilité car il paraît qu’avec les heures supplémentaires on gagne plus en travaillant plus.Il conviennent donc de l’éventualité de 200 heures supplémentaires annuelles majorées à 25% et payées au smic qui rapporteront 2054 € au salarié ( 171 € par mois )et qui contribueront de surcroit à l’amélioration du chiffre d’affaires . Mais le salarié qui n’est pas plus bête que mal habillé se saisit de sa calculette et constate que ses allocations logement seront réduites de 566 € annuel et sa prime pour l’emploi de 262 €, ce qui fait au total une réduction de 828 €. Alors le salarié conclut qu’il va travailler 200 heures de plus pour un gain horaire réel net de 6,13 € ( en dessous du Smic ).
Dans ces conditions le salarié et l’employeur qui sont pourtant dans une dynamique positive restent perplexes et ne comprennent pas pourquoi le gouvernement pénalise un employeur qui veut payer plus et prend pour un imbécile un salarié qui veut travailler plus en lui faisant miroiter des gains nets qui ne sont pas fidèles à la réalité.
Certains diront de cette histoire qu’elle ne participe pas vraiment d’un esprit civique ....mais est-il incohérent de réfléchir sur les gain réels net potentiels d’un salarié de faible salaire ? . Le spectre de l’assistanat est bien sur la tarte à la crème des plus simplistes que le gouvernement agite . La réalité est bien différente et on est loin des goldens parachutes , des stocks options ou des boucliers fiscaux, qui permettent à des redevables de l’ISF de recevoir des chèques de 8 millions d’€ de « trop perçu d’impôt ». Nombre de salariés tirent le diable par la queue avec un bas salaire et ils bénéficient en complément indispensable de quelques prestations qui ne sont au final que le fruit de leurs cotisations sur leur travail. Puis paradoxalement rien n' encourage les employeurs qui jouent le jeu à augmenter les salaires , bien au contraire. On est de fait dans un système incohérent au possible ou la perversité de dispositifs empêchent la mise en œuvre de stratégies gagnant gagnant et favorisent la précarité.
On ne dira jamais assez que l’argument qui consiste à favoriser l ‘emploi des bas salaires par un allègement est fallacieux car ce système plombe irrémédiablement les salaires vers le bas , crée une smicardisation et constitue un manque à gagner pour les caisses sociales. Une approche plus ciblée des allégements sociaux ainsi qu’un encouragement pour les entreprises qui rémunèrent correctement leurs salariés seraient sans aucun doute plus cohérents. Aujourd’hui c’est le contraire et les employeurs de la secte du « pas plus que le minimum » sont favorisés car il bénéficient gracieusement d’allégement pour leur absence de largesse et la politique familiale financée par tous permet à leurs salariés de survivre en complément des salaires abusivement bas. Il ne s’agit bien sur pas de remettre en cause les prestations familiales mais de pointer en quoi les employeurs qui ne jouent pas le jeu profitent indirectement du système au détriment des entreprises qui ont des comportements citoyens. Il est urgent de mettre l’ensemble de ces éléments sur la table.Ce n’est pas des recettes de type café du commerce comme « gagner plus » qui vont faire avancer le sujet surtout quand celui qui a commis la loi sur le plombage des salaires est le premier ministre actuel.
* les différents calculs ont été fait sur la base d’un salarié marié avec 2 enfants dont le conjoint est à mi temps au smic dont le loyer est de 600 € hors charges.
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vendredi, 13 juin 2008
Béziers fait l’Hours quand la médiathèque hiberne
C’est beau ,c’est grand, c’est magnifique , c’est géant …. Dans la droite ligne des grandes visions futuristiques du maire de Béziers.... à Béziers le facteur Wilson toujours deux fois (mais pas à la poste historique du centre ville qui va être détruite). On peut même lire sur le site de la SEBLI « aujourd’hui Béziers la conquérante est fidèle à ses gènes et à son histoire ». Comme quoi la génétique qui plait d’ailleurs beaucoup à notre Président de la république est une science qui a des applications multiples. Pour ceux qui seraient néophytes, les lois de la génétique urbaine ( urbanicus généticus) sont fondées sur des critères historiques qui vont de la préhistoire en passant par le moyen âge. Ainsi l’homo bitérus portait déjà en lui la vision du très fameux quartier Wilson sensé représenter le renouveau de Béziers plus de 1000 ans après. Non pas que la création d’un quartier d’affaires ne soit pas un élément important de développement mais il s’agit d’un véritable cache misère destiné à être la façade d’une réalité beaucoup plus triste.
Par ce projet la municipalité de droite espère acheter un peu de modernité à une ville qui se quart mondise tant la cohabitation d’une minorité aisée et d’une population précaire est flagrante. Le projet consiste soit disant à impulser une dynamique qui bénéficiera aussi au centre ville. Cette théorie est tout aussi absurde que les cadeaux fiscaux faits aux plus riches qui étaient sensés améliorer le pouvoir d’achat des plus pauvres . Il vient d’ailleurs un mot à l’esprit qui ne semble pas se conjuguer à la mode locale, il s’agit du mot « harmonie ». Rien n’est harmonieux dans le projet urbanistique global qui est mis en œuvre. Ce qui manque c’est bien sur les liens entre les différents quartiers et une cohésion . Ce n’est d’ailleurs pas le but car il s’agit de créer des espaces de non mixité sociale . Il aura donc à deux pas d’un new quartier Wilson sensé être dynamique et tout le toutim , nombre d’ immeubles et de logements en centre ville qui continueront à être insalubres et d’immeubles pas rénovés. Il y aura même encore quelques familles qui risqueront de passer à travers le plancher d’un sol en décrépitude. Cela durera tout le temps qu’il faudra jusqu’à que le new quartier prenne son envol.
Après quoi dans un second temps les promoteurs s’occuperont de la seconde réserve spéculative que constitue le centre ville. Ils le feront tranquillement dans le cadre d’une belle opération générale de rénovation du centre ville. Les prix auront d’ailleurs peut être un peu baissé d’ici là car les commerces de centre ville feront les frais d’un déplacement du « centre » ce qui aura contribué à appauvrir et dégrader le centre ville . Cette deuxième étape s’accompagnera d’un déplacement des populations « pauvres » devenues personae non grata et de l’arrivée de populations plus aisées. Donc en conclusion si vous possédez un appartement en ville ne vendez surtout pas et patientez quelques temps il y aura surement une plus value conséquente à faire .Si vous êtes pauvres préparez vous à quitter Béziers car jamais la ville ne construira un nombre de logements sociaux équivalent à ceux qui ont été détruits à la Devèze. Enfin pour l’instant nous n’en sommes pas encore là et nombre de logement insalubres ont encore de beaux jours devant eux car la réussite l’opération économico urbanistique du « quartier Simpsons » est loin d’être garantie même si un de ses charmes est d’être à proximité du Béziers historique ou romantique ( jardin des poètes, canal du midi) . D’abord parce qu’il ne suffit pas de le dire pour qu’une ville soit attractive . Puis parce que les milieux économiques ont cela de commun qu’ils ont une forte capacité de réactivité. Cela veut dire qu’ils peuvent partir comme ils sont venus quitte à laisser un terrain en friche. Une des solutions serait donc de privilégier des secteurs non délocalisables qui offrent de meilleures garanties de retour sur investissement.
Mais pour l’instant la munipalité de droite se sent des ailes de bâtisseur et de constructeur…Certains leaders n’hésitent même pas à s’affubler d’un casque de chantier sur des photos de campagne tellement ils se pensent bâtisseurs . Sauf que dans la réalité en 14 ans de gestion municipale on ne peut pas dire que la ville ait évolué de manière fabuleusement positive ni du point de vue économique ni du point de vue urbanistique. Si quelques routes par ci par là ont été bouchées la municipalité n’aura au final effectué que l’entretien normal et il n’y a vraiment pas de quoi gausser. Seul l’agglomération qui dans sa première phase de mise en place a apporté des financements supplémentaires a sauvé la mise. Malgré ce le grand projet préféré de du Maire de Béziers prend un retard considérable. En effet , à l’instar d’une célèbre bande dessinée cela aurait pu être le début d’une aventure fantastique qui aurait commencé par : « César souhaitait une grande médiathèque mais son constructeur local qui avait pas mal de difficultés alla chercher l’aide d’un mage d’un petit village gaulois . …» . Sauf que le mage n’existe pas et que la potion magique c’est l’argent des contribuables de l’agglomération biterroise.
Ainsi la Médiathèque dont la construction est pilotée par la Sebli et qui aurait du ouvrir courant 2007 n’est toujours pas opérationnelle. Pendant ce temps les biterrois sont donc privés de bibliothèque depuis presque un an, pendant ce temps la ville concède gracieusement des pénalités de retard légitimes à l’entreprise Dumez chargée des travaux ( 592 000 € ), pendant ce temps tout va bien car le centre d’affaire Wilson vient d’être inauguré, tout va bien car les premiers occupants de l’eldorado social de zone franche appelé intelligemment « le carré d’hor » emménagent …..
11:34 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : médiathéque, wilson, béziers, politique
dimanche, 01 juin 2008
La laïcité en danger, l’obscurantisme à l’horizon
On arrive à des sommets de régression, non nous ne rêvons pas c’est bien en France au 21ème siècle que le tribunal de Lille a prononcé l’annulation d’un mariage pour cause de non virginité de la mariée. Pas besoin de se fourvoyer avec des artifices techniques, cela revient a considérer que la virginité féminine avant le mariage est une qualité essentielle.
Les intégristes et tous les adeptes de coutumes archaïques doivent se frotter les mains de cette décision d’un autre temps. Non la tolérance n’est pas de mise quand des traditions reviennent à refuser aux femmes la liberté fondamentale de disposer librement de leur corps et à bafouer le principe constitutionnel d’égalité homme femme . Théoriquement au sein de la république, la loi est faite pour protéger et non pour conforter un droit coutumier .Fort heureusement, ce jugement a suscité de vives réactions de nombre de personnalités politiques de tous bords et d’associations qui ont manifesté leur désaccord le plus total. Pourtant la ministre de la justice, Rachida Dati , a adopté une position pour le moins surprenante en soutenant ce jugement au prétendu motif que les deux parties étaient consentantes pour annuler ce mariage. Ce qui est d’ailleurs inexact puisque c’est l’époux s’estimant « déshonoré » qui a saisi la justice. Elle n’a peut être pas saisi le ridicule d’une décision d’annulation d’un contrat de mariage pour dol….et le dol en question c’est la non virginité. Ainsi avec Madame Dati , l’adage populaire « tromperie sur la marchandise » prends tout son sens en droit français. C’est d’ailleurs la signification profonde du scandale de ce jugement car sur le fond il légitime que le fait de considérer une femme comme un objet qui ne doit pas avoir « servi » est normal .
En replaçant cette décision de justice dans le contexte actuel n’est-il pas urgent de s’inquiéter de toutes les attaques en règle qui sont faites contre la laïcité ? . Cette affaire n’est-elle pas la conséquence d’une dérive sournoise qui concède du terrain au religieux dans la sphère publique ?. Depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy les dérives sur ce sujet sont trop courantes pour ne pas y voir un danger (lire: liberation- 29 mai - mixité écornée.pdf). Pour rappel Sarkozy ministre de l’intérieur , avait déjà tenté en vain de remettre en cause la loi de 1905. Aujourd’hui il n’a toujours pas renoncé à ce projet en mettant en avant une prétendue injustice dans le financement des religions et des lieux de cultes quitte à laisser planer le doute sur la légalité de sectes comme la scientologie( lire article du nouvel obs nouvelobs.28-02-2008 - Sarkozy prépare une révision de la loi de 1905.pdf). Il ne manquerai plus que le budget de l’état qui est déjà en déficit contribue d’une manière ou d ‘une autre à financer les cultes et les sectes. Ce alors même que l’article 2 de la loi de 1905 est très clair : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte [...] ». En réalité il s’agit d’une clef d’entrée assez pernicieuse pour donner une place aux religions dans les affaires publiques . Il s’agit en fait de l’expression d’une philosophie personnelle du chef de l’état qui considère que la pensée religieuse est plus en capacité d’aborder les questions d’éthique et de morale que la pensée laïque. Ainsi s’exprimant en tant que Président et balayant d’un revers de main les principes républicains les plus élémentaires il estime que "Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en rapproche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance" ( lire : express - 17-01-2008 - sarkozy et la religion.pdf. )
Cette vision s’accompagne aussi d’une conception communautariste qui revient à enfermer les individus dans des pseudos groupes ethno religieux représentés par des leaders dont la légitimité est plus que subjective et contestable . Ainsi selon ce concept un enfant qui n’a d’ailleurs pas été baptisé par choix serait représenté en partie par la hiérarchie du clergé, un citoyen originaire d’Afrique du nord serait considéré à priori comme musulman et représenté par des représentants du culte en France… Ce qui a pour conséquence finale une négation de la république et de la qualité de citoyen. Sauf qu’en France ,dans le cadre de la république laïque, les individus sont d’abord des citoyens et des citoyennes qui bénéficient des mêmes droits et des mêmes devoirs. Si La liberté religieuse est un droit qui s’exerce dans ce cadre, la religion n’est pas un préalable qui engendre des différences de traitement entre les individus ou supposés groupes d’individus. Bien que la ministre de la justice s’en défende, la différence dans le traitement des individus conduit exactement au type de jugement qui a été prononcé par le tribunal de Lille. Face à ces dérives qui n’ont rien d’anodines, il est essentiel d’affirmer à nouveau les valeurs laïques qui sont au cœur du pacte républicain.
La pratique religieuse est une liberté fondamentale mais les organisations religieuses ont une fâcheuse propension à vouloir s’immiscer dans les affaires de la république. Ainsi Nicolas Sarkozy , sur son terrain glissant favori de la politique de civilisation déclarait "C’est par le baptême de Clovis que la France est devenue Fille aînée de l‘Eglise. En faisant de Clovis le premier souverain chrétien, cet événement a eu des conséquences importantes sur le destin de la France ".(lire lefigaro.12-2007- N.sarkozy -Vatican.pdf ) Il ne faut donc pas oublier que durant des siècles l’église a imposé sa dictature et co géré en parfaite symbiose avec la monarchie. Il ne faut pas oublier que ce n’est qu’au prix d’un combat pour la liberté que la France s’est affranchie du joug des ecclésiastes. Actuellement les pays musulmans qui appliquent le « droit religieux » sont les pires pays du point de vue des droits de l’homme. On massacre encore allègrement au nom de tel ou tel dieu . Il est donc indispensable pour les libertés y compris pour la liberté religieuse que la non ingérence des religions dans la gestion de l’état et l’organisation sociale soit effective. Cela vaut pour toutes les religions , qu’il s’agisse du catholicisme, du judaïsme, de l’islam, du protestantisme et de toute autre croyance .
La meilleure manière de se garder de tous les intégrismes est donc de tenir bon sur la laïcité et non d’ouvrir la boite de pandore en tentant d’instaurer un espèce de conseil consultatif d’éthique inter religieux comme le souhaiterai Nicolas Sarkozy. A l’instar du cabinet de Christine Boutin , ministre du logement, le mélange des genres entre religieux et état n’est d’ailleurs pas très heureux. Son très catholique cabinet est constitué du père Jean-Marie Petitclerc, Polytechnicien et aussi de Christine Dechefdebien, conseillère technique chargée de la politique de la ville impliquée il y a quinze ans dans un commando anti-avortement. Si la nomination d’un prêtre ne pose pas de problèmes à priori ( pour autant qu’il s’en tienne à sa fonction et qu’en tant qu’agent de l’état il n’ai pas de signe ostentatoire) , le choix de la seconde collaboratrice est pour le moins suspect . En effet comment peut-on à la fois défendre la république et lui opposer ses convictions religieuses par des actes illégaux qui relèvent de l'intégrisme ?. En réalité aujourd'hui , c’est une droite bien conservatrice qui se réfère à des concepts religieux qui est au pouvoir . C’est d’ailleurs pourquoi des questions comme le mariage homosexuel ou la fin de vie médicalement assistée n’avancent pas.
A l'inverse en Espagne , après des années de dictature, le pays a su s’engager sur la voie du progrès économique et social. Le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero a mis en œuvre des lois laïques que personne n’aurait osé imaginer il y a seulement trois ans. Face à ce crime de lèse prérogatives, l’église par la voix des évêques a marqué une vive opposition et organisé des manifestations qui n’ont d’ailleurs pas eu le soutien de la majorité de l’opinion publique. La vice-présidente du gouvernement espagnol, Maria Teresa Fernandez de la Vega a répliqué avec justesse que "Fort heureusement, ces temps sont révolus par la volonté express de la majorité (des Espagnols). Une majorité qui n'est pas disposée à faire remonter le temps aux horloges de l'histoire". Cette position a d’ailleurs été plébiscité par les espagnols puisque depuis les socialistes ont obtenu une large majorité aux élections législatives ( lire nouvelobs- 07-02-2008 - espagne -le gouvernement répond fermement aux critiques de léglise.pdf).
Voilà donc un exemple édifiant d’interventionnisme de la religion et aussi d’un état légitime qui s’affranchit de la pression religieuse .
C’était jusqu’à il y a peu de temps la voie de la France . Malheureusement c’est une voie que le chef de l’état semble remettre en cause . Malgré le pacte républicain, il méconnait l ‘ancrage laïque d’une France qui a su être précurseur de la séparation de l’église et de l’état. Il n’y a rien à gagner à engager le pays sur cette pente dangereuse et à réveiller les douleurs d’un compromis qui est accepté par la majorité . Il n’y a rien a gagner à concéder à la pression religieuse sous couvert d’une fausse tolérance. Ce qui vaut pour l’église vaut pour les autres religions, c’est à dire qu’elles restent à leur place.
Nicolas Sarkozy semble tout mélanger, la république, le religieux, la civilisation , la morale. Il va même jusqu’à déclarer "Un homme qui croit, c’est un homme qui espère. Et l’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent". Pour lui un bon républicain serait donc un républicain croyant ? Quelle est cette affirmation partisane aussi incongrue que consternante pour le Président d’une République laïque ? Peut- être qu’à défaut d’un réel espoir dans ses capacités à diriger le pays cherche t-il à promouvoir une espérance dans une autre vie ? En attendant puisqu'il est dans l'air du temps de privilégier de prétendus aspects religieux ou culturels en France, à quand une déclaration personnelle de religion qui conduira a une application du droit sur mesure en fonction de je ne sais quels textes ou coutumes . Ainsi la justice pourra prononcer des peines pour adultère, interdire l'avortement et la contraception,continuer à considérer que la virginité féminine est un élement essentiel du mariage.
22:53 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, béziers, laicité, justice, politique
dimanche, 18 mai 2008
L’ aventurier de la polémique retrouvée
Les français devaient se poser bien des questions sur un nouveau style présidentiel qui se disait calme, posé.... Un de ces nouveaux styles qui après un mea-culpa correspondrait en fait à une vraie fonction présidentielle . D’ailleurs si un sondage avait été réalisé en posant la question : « selon vous quelle est la personnalité la plus calme, la plus modeste, la plus réfléchie ? », pour sur que la France aurait répondue à l’unisson Nicolas Sarkozy. Mais chassez le naturel il revient au galop, pour ne pas dire à la vitesse d’un jet supersonique. Ainsi dans l’air du temps, en profitant d’une petite brise cinématographique impulsée par le festival de cannes , la politique spectacle fait son grand retour de printemps . Rien ne vaut l’organisation de saines polémiques pour vous revigorer une présidence et un gouvernement dont les françaises et les français ont bien constaté les limites de la compétence et aussi le gouffre titanesque entre les promesses et les actes . C’est donc avec une énergie retrouvée que Nicolas Sarkozy a d’abord suscité une véritable polémique nationale sur l’obligation d’un accueil minimum. Pas une polémique royale comme le « débarrassage de racailles » mais une polémique de bonne facture tout de même avec un soupçon d’huile sur le feu. Puis en visite à l’Assedic et l’ANPE , les vieilles ficelles qui lui ont si bien réussi pendant la campagne présidentielle ont refait leur apparition .Toutes les imageries libérales y sont passées , des lieux communs sur les 35 heures au chômeur qui a refusé 67 offres d’emploi . La technique est toujours la même. On fait dans l’anecdotique sensé produire de l’indignation . Cela permet de faire avaler des mesures plus injustes les unes que les autres qui en fait desservent la majorité des citoyens mais profitent aux plus fortunés. Au passage on désigne d’ailleurs un responsable , c’est toujours mieux. Les pauvres et les chômeurs si possible car ce sont des cibles de choix . C’est d’ailleurs comme cela, après une présentation caricaturale du pauvre citoyen qui travaille uniquement pour l’état, que le bouclier fiscal pour grandes fortunes a été mis en place avec la bénédiction de citoyens modestes. Mais pour finir sur une note tout aussi caricaturale sauf pour l’état et l’intéressée, le bouclier fiscal en question a quand même permis à l’héritière des galeries Lafayette de toucher un chèque de 7 millions d’Euros de « trop perçu d’impôt » . Pendant ce temps le gouvernement essaie de trouver le moyen de financer le RSA avec la prime pour l’emploi des salariés modestes dont le montant maximum est de 948 €…..Qu’est ce qui est sensé produire véritablement de l’indignation ? cherchez l’erreur…..
12:24 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ps, béziers, politique
vendredi, 16 mai 2008
La réponse primaire de Sarkozy
En réponse aux mouvements sociaux du 15 mai, Nicolas Sarkozy, incorrigible n’a pu résister à une intervention télévisée à chaud . Non seulement il n’a apporté aucune réponse aux inquiétudes légitimes des lycéens et des agents de la fonction publique mais il a réussi comme à l’accoutumé à en rajouter.
La manœuvre est habituelle, il s’agit de récupérer une situation ou un mouvement en formulant des propositions populistes de café du commerce de derrière les fagots. Ainsi à chaque évènement le président qui a horreur du vide sort un cadeau surprise de son escarcelle . Il s’improvise tantôt grand concepteur de programmes scolaires et tantôt grand législateur sur mesure pour faits divers . La dernière en date était la prise en compte de l’histoire de l’esclavage dans les manuels scolaires alors que cela existait déjà. Hier "le parler pour ne rien dire" a encore atteint des sommets historiques . Durant toute une journée des enseignants, des lycéens, des agents de toutes les catégories de la fonction publique se sont mobilisés pour dénoncer des baisses d’effectif inconsidérées qui ne permettront pas un service public de qualité et Nicolas Sarkozy, qui feint ne pas comprendre ,s’exprime sur le service minimum d’accueil en cas de grève. C’est bien connu que le problème majeur de l’éducation ce n’est pas les classes surchargées, ce n’est pas la réussite scolaire de tous les élèves mais c’est l’accueil des enfants les jours de grève. En mettant cette polémique au centre du débat Nicolas Sarkozy espère encore déplacer la discussion , diviser et stigmatiser les grévistes. Les difficultés des parents un jour de grève sont une chose, les questions de fond comme 11 200 enseignants en moins dès 2008 sont autre chose. A force d’user des mêmes artifices, les ficelles en deviennent grossières. Enfin la mesurette qui semble tant inspirer président de la république est en réalité complètement déplacée. En effet pour les écoles primaires , si l’organisation du tiers temps est de la compétence des communes, il n’en est pas de même du temps scolaire qui demeure de la compétence exclusive de l’état. Même en temps de grève, il s’agit de temps scolaire et il est difficile de concevoir comment l’état peut contraindre une ville à se suppléer à une responsabilité qui lui incombe. De plus pour ne pas simplifier, l’accueil de mineurs est encadré par nombre de contraintes administratives ,le respects de taux d’encadrement , et des obligations déclaratives. Ce qui fait que la proposition de loi d’accueil minimum de Nicolas Sarkozy est en réalité irréaliste. Soit il ne le sait pas et c’est grave, soit cela lui permettra de surfer sur l’actualité et de continuer à se plaindre de prétendues difficultés à réformer.
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Grève contre l’assassinat du service public
Ce n’est pas pour rien si des milliers de lycéens et d’ agents de la fonction publique étaient dans les rues hier pour manifester leur mécontentement face au plan de démantèlement et aux suppressions de poste dans le service public . Depuis un an le leit motiv du gouvernement est la réduction par deux du nombre d’agents de la fonction publique. Ce n’est même pas le résultat d’un audit de fonctionnement ,c’est du dogmatisme pur et dur version libérale. 36 000 suppressions de postes de salariés de la fonction publique sont prévues en 2009, 11200 enseignants en moins dès la rentrée 2008. Il s’agit du plan de démantèlement le plus sauvage et le plus absurde qui n’ait jamais été mis en œuvre. Un service public de qualité est une condition essentielle pour un état moderne, juste et orienté vers l’avenir. Comment apprendre mieux avec beaucoup moins d’enseignants ? comment développer l’innovation sans enseignement de qualité ? . Une réflexion générale sur le service public est surement pertinente mais sabrer sans aucune véritable analyse est carrément aberrant. Mis à part des phrases marketing populistes toutes faites comme « travailler plus » ou « diviser par 2 » ce gouvernement n’a décidément pas de réflexion de fond ni sur le plan politique ni du point de vue économique.

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mardi, 06 mai 2008
Mais qui a donc bien pu voter Sarkozy ?
Nicolas Sarkozy actuellement au plus bas dans les sondages détient le record historique
de la désapprobation des français avec 2/3 d’opinions défavorables . Un an jour pour jour après son élection c’est à se demander comment cet homme qui fait l’objet d’un mécontentement profond qui n’a rien de conjoncturel a pu réunir 53% des suffrages. Aujourd’hui l’électeur sarkozyste semble être une espèce en voie de disparition. Mais qui a donc bien pu voter Sarkozy ? Les critiques semblent tellement unanimes qu’il est difficile de concevoir qu’il y a à peine un an ses boniments de campagne ont enflammé des millions de français . Mais comme le disait Brassens « la loi de la pesanteur est dure mais c’est la loi ».Après un an seulement, les mauvais résultats , l’accroissement des inégalités et un style très peu présidentiel sont apparus derrière les rideaux de fumée. Adieu Fouque’ts, yachts, jets, hôtes fortunés , feux de la rampe , aujourd’hui mardi 6 mai 2008 Nicolas Sarkozy est contraint de fêter l’anniversaire de son élection en catimini lors d’un cocktail dinatoire auquel sont exclusivement conviés les ministres et leurs conjoints. Non pas que cela lui plaise mais il serait vraiment très malvenu d’en rajouter. En effet ses prouesses après un an de présidence ne méritent vraiment pas d’être célébrées puis c’est aussi ans le ton de la nouvelle communication présidentielle qui tente de faire avaler que Nicolas Sarkozy a changé. Il serait à ce qu’il paraît devenu humble, modeste posé et discret . Enfin contrairement au gouvernement qui va se régaler de petits fours sur les deniers publics , vu la situation catastrophique du pouvoir d’achat sur que les français ne vont pas fêter l’anniversaire de l’élection de Sarkozy.
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mardi, 29 avril 2008
Sarkozy ou la fosse Marianne de la confiance
On ne peut pas plébisciter les sonderies quand elles sont favorables et les dénigrer lorsqu’elles sont défavorables. C’est un peu ce qui arrive à Nicolas Sarkozy qui a joué tant qu’il a pu avec les baromètres en pensant qu’en manipulant les médias il ferait la pluie et le beau temps. A jouer à l’apprenti sorcier avec les institutions de la république , à multiplier les mesures injustes, à faire avec cynisme des cadeaux aux plus favorisés, à s’exposer publiquement en permanence, à parler constamment à tort ou à raison dans la précipitation, à changer de posture en fonction du vent, à s’augmenter grassement sans avoir fait ses preuves , Nicolas Sarkozy a réussit en très peu de temps à lasser et décevoir les Français. Selon BVA Opinion qui a réalisé un sondage en avril le chef de l’état perds encore 8 points par rapport au mois de mars. Pire d’après l’institut de sondage , avec 64 % de mauvaises opinions Nicolas Sarkozy fait le score "le plus élevé jamais enregistré" depuis la création de son baromètre de l'exécutif . Il n’est pas du tout étonnant que le chef de l’état qui a beaucoup promis sans faire grand chose n’ait pas du tout convaincu lors de son allocution télévisée, ce pour autant qu’il a reconnu avoir fait des erreurs. Faute avouée est à demi pardonnée est un concept judéo chrétien qui vaut peut-être pour une sottise de galopin mais qui ne prévaut pas au sommet de l’état ou la compétence, la juste distance et la réflexion sont de mise. De plus en réalité Nicolas Sarkozy est tellement sur de détenir la vérité que sur le fond il dit simplement que sa politique est pertinente mais qu’il aurait du mieux l’expliquer. 64 % d’opinions défavorables et cet homme qui ne se pose pas de questions persiste dans la droite ligne de l’injustice sociale et de l’atlantisme. Poursuivre dans cette voie conservatrice contraire au progrès et au développement durable conduit la France sur le chemin de grandes difficultés. Puisqu’il semble avoir durablement rejoint Jacques Chirac au firmament des mauvaises opinions peut-être pourrait il s’inspirer totalement de son nouvel ancien mentor et dissoudre l’assemblée.
VOIR LA VIDEO "LES MENSONGES DE NICOLAS SARKOZY".
A voir la conviction avec laquelle il s’exprime sur des sujets où il a fait exactement Le contraire c’est édifiant…Cet homme pourrait vendre des pains de glace au pole nord
10:28 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, béziers, politique, sarkozy




