lundi, 30 mars 2009

Bonus des patrons : Le décret crocodile

A l'instar du crocodile qui comme chacun le sait a une « grande gueule » mais des «  petits bras », il en est malheureusement ainsi de  nombre de mesures médiadico gouvernementales ( sauf du paquet fiscal ça va de soit ). Comme à l'accoutumé la montagne a accouché d'un souriceau rachitique . La grande loi moralisatrice  extraordinaire d'encadrement des bonus et stock options  qui  a été annoncée à grands roulements de tambours se limite à un tout petit décret . Le grand boniment Sarkoziste  mis en scène pour contenir une colère justifiée face à la honte des rémunérations scandaleuses est à faire pâlir un arracheur de dents . « Celui qui a commencé par s'augmenter sur un yacht » a finalement opté pour un décret qui expire en 2010 plutôt qu'une loi qui aurait fixé des règles du jeu . ethique-62e8f-97935.jpgC'est donc un texte « peau de chagrin » qui limite seulement les rémunérations des dirigeants des entreprises bénéficiant d'une aide directe de l'état qui est présenté aujourd'hui. Nicolas Sarkozy  a fait l'impasse sur le vote d'une loi qui aurait intégré le fait que la rémunération doit correspondre à l'intérêt de l'entreprise. Ce qui signifie que seules un nombre  très limité d' entreprises sont concernées , que la question des parachutes dorés passe à la trappe puis que des aides publiques  directes et indirectes vont joyeusement continuer a être distribuées à des entreprises dont les dirigeants se gavent alors qu'ils licencient . Il ne s'agit pas de stigmatiser  les dirigeants d'entreprises mais d'encadrer les dérives d'un système dont on a bien vu les limites et ses effets dévastateurs. Rien de plus normal que les aides directes ou indirectes publiques  soient conditionnées par le respect de règles du jeu notamment par l'encadrement des rémunérations des dirigeants et de la distribution des dividendes en fonction de l'intérêt général  . Lorsque ce n'est pas le cas comme aujourd'hui,  cela revient  à la légalisation du  détournement d'argent public sur fond d'abus de biens sociaux .Si notre « grand réformateur autoproclamé » a beaucoup de propension à minimiser l'ardoise fiscale des assujettis à l'ISF, il a décidément plus de mal à éradiquer les goldens parachutes. Pourtant face à la crise , il paraît évident qu'il y a nécessité de définir à nouveau des règles du jeu. La question de la répartition des salaires et de la dérive des rémunérations est un sujet qui mérite d'être traité en profondeur. La méthode Sarkozy consiste a mettre en exergue  un problème sous les feux de la rampe puis a effleurer son traitement. Sauf que comme il n'y a pas de demi crise, une politique efficiente ne saurait se satisfaire de demi mesures.

Dessin d’actu de Florian Roulies

vendredi, 27 mars 2009

RAYMOND COUDERC OU LE COMPLEXE DE MONTPELLIER

Le dernier épisode de la guéguerre Couderc-Jeanjean, autour d’une lettre du maire de Béziers, tombe à point nommé pour illustrer de façon frappante ce qui, depuis des années, nourrit l’attitude de M.Couderc à l’endroit de Montpellier et de Georges Frêche, et qui relève plus, me semble-t-il, de la psychanalyse que de la science politique.

Par analogie avec le complexe d’Œdipe, on pourrait parler, à propos de M.Couderc, de « complexe de Montpellier ».

Tout le monde a en mémoire les personnages du mythe : Œdipe, le fils exilé qui revient à Thèbes, tuant en chemin un inconnu qui n’est autre que son père, Laïus, trouvant la solution de l’énigme du Sphinx, puis épousant Jocaste, sa propre mère.

Essayons un instant d’imaginer Raymond Couderc en Œdipe, rongeant son frein à Béziers, tentant d’imiter, maladroitement, son père Frêche-Laïus, dont les réussites suscitent à la fois admiration et envie, puis décidant de le « tuer » (électoralement) en l’affrontant aux régionales, pour occuper à sa place le Palais d’Antigone (ça ne s’invente pas : Antigone est à la fois la fille et la demi-sœur d’Œdipe) et « posséder » Jocaste-Montpellier.

Montpellier, comme chacun sait, est une ville à forte connotation féminine : l’origine de son nom, « Mons puellarum » , évoque des jeunes filles et, depuis F.Truffaut, les plus belles femmes du monde sont à Montpellier .

Il est vrai que l’histoire d’Œdipe finit mal : gageons que R.Couderc, parvenu à ses fins, ne se crèvera pas les yeux. Mais n’est-il pas déjà, quelquefois, frappé d’aveuglement ?

Donc, jusqu’ici, le mythe parait coller à merveille.

Reste le sphinx et son énigme… Et c’est ici que la fameuse lettre de Couderc à Jeanjean va nous éclairer.

A l’instar de « La lettre volée », d’Edgar Poe, très prisée d’ailleurs par les psychanalystes, la lettre est à la fois cachée et mise en évidence : tout dépend de qui la regarde… La lettre de Couderc à Jeanjean était faite pour ne pas être lu ( par tout le monde s’entend), comme (et voilà notre sphinx) le feu vert de Sarkozy à Couderc pour les régionales ne peut être entendu que par Couderc lui-même, l’initié, celui qui sait interpréter le mutisme du sphinx.

Au-delà du petit jeu des analogies, comment ne pas voir dans tous les comportements de R.Couderc à l’égard de Montpellier, et de G.Frêche, un mélange d’attirance et de répulsion, dont les paradoxes sautent aux yeux.

Ainsi du projet de l’Hours : ce sera le « Polygone de Béziers » (attirance), pour empêcher les clients d’aller à Odysseum (répulsion). Dans les deux cas la référence est montpellieraine…

Ainsi de la gare TGV : dans son édito du journal municipal, Monsieur le Maire nous enjoint de regarder vers l’ouest, mais la gare TGV, il la voit à l’est, plus près de Montpellier…

Par ailleurs, si l’on observe les déclarations de M.Couderc depuis quelque temps, on note le retour fréquent de notions comme « l’évidence »,  « l’objectivité », « l’impartialité », notions appliquées à des débats qui n’ont rien de scientifiques, et où on a le sentiment qu’il cherche à faire prévaloir une sorte de « vérité révélée », qui ne souffre pas de discussion.

Sans doute parce que Raymond Couderc, et sa relation ambigüe à Montpellier le montre bien, est plus dans le « passionnel », pour ne pas dire le « pulsionnel », que dans le rationnel. Le danger, c’est bien sûr de sombrer dans le dogmatisme.

Le rationnel serait d’admettre une fois pour toute que Béziers n’est pas Montpellier, qu’elle doit s’efforcer d’être elle-même, en s’appuyant sur ses propres forces, en s’inspirant de l’exemple montpellierain sans pour autant le singer.

jeudi, 26 mars 2009

Postes d'enseignants : massacre à la tronçonneuse à Béziers

Un cortège de 500 parents d'élèves accompagnés d'enseignants ont manifesté leur mécontentement aujourd'hui contre la suppression d'une vingtaine 20 postes dans les écoles primaires et maternelles de Béziers.rased1-cd860-2f22c.jpg Il y a vraiment de quoi manifester une colère légitime quand on sait que les moyens qui sont supprimés sont essentiellement ceux en direction des enfants les plus fragiles et qui ont le plus besoin d'un accompagnement renforcé ! .

Résultats de la politique gouvernementale soutenue par le Maire de Béziers et le Député actuel : fermeture de 10 postes d'enseignants spécialisés (8 en direction des enfants en difficultés scolaire, 2 en direction des enfants dit "nouvellement arrivés"), 1 poste d'enseignant zone éducation prioritaire, 5 fermetures de classes ordinaires. A cela s'ajoute la perte de moyen de décharge pour les directeur d'école de la ville à hauteur d' un poste et demi. Au total Béziers arrive en tête du département, avec 18,5 postes d'enseignants supprimés...Les conséquences sur l'éducation des jeunes biterrois seront lourdes dans une ville dont nombre d'écoles sont en zone d'éducation prioritaire, dans une ville sans contrat éducatif local où le dispositif de réussite éducative financé par l'état attend toujours une participation financière de la municipalité...

Béziers serait elle le laboratoire d'une politique d'abandon de l'éducation ?

La section socialiste de Béziers 2ème canton attachée à la réussite de tous les élèves tient à marquer son opposition à ces suppressions sauvages contraires à l'égalité des chances et à exprimer tout son soutien aux démarches des parents d'élèves, enseignants, syndicats pour une annulation des ces décisions injustes préjudiciables aux enfants et à la qualité de l'enseignement.

Dessin d'actu de Florian Roulies

mardi, 24 mars 2009

Elections Régionales : "Couderc ce n'est pas du super"

Raymond COUDERC sera le candidat UMP pour les élections régionales de 2010. Christian JEANJEAN, Maire de PALAVAS, candidat UMP malheureux à l'investiture devance Raymond COUDERC dans l'Hérault, et va monter une liste "divers tout". Le match va commencer. Raymond COUDERC veut opposer, à tort, BEZIERS à MONTPELLIER même pour l'élection régionale. La complémentarité entre ces deux communes serait plus un gage de réussite... mais comprends qui veut !! Comparons succinctement, sans esprit de concurrence, BEZIERS et MONTPELLIER. Il y a plus de dynamisme économique à MONTPELLIER et dans son agglomération avec 15000 emplois créés en 15 ans. A BEZIERS, c'est plus de chômeurs, plus de précaires et de sur endettés à cause de la politique de Raymond COUDERC depuis 1995, date de son élection. A MONTPELLIER, c'est 70 000 nouveaux habitants au cours des 20 dernières années. A BEZIERS, pour la même période, c'est seulement 3000 habitants supplémentaires. Incompréhensible, non ? Pour BEZIERS, "Raymond COUDERC ce n'est pas du super". Pour la région, n'essayons surtout pas... Depuis avril 2004, la commune de BEZIERS a reçu de la région, présidée par Georges FRECHE, 120 000 000 euros de subventions. Et dire que le Maire de BEZIERS ne cesse de clamer, à tort, que BEZIERS et le Biterrois n'ont rien reçu de Georges FRECHE .

mercredi, 18 mars 2009

Manifestation jeudi 19 mars

Malgré les difficultés croissantes, Sarkozy et son gouvernement n'ont pas la mesure de la situation. Ils s'enlisent dans une politique aussi injuste qu'inefficace et persistent à ne pas prendre en compte les revendications légitimes des salariés . La crise a bon dos , le gouvernement porte une lourde responsabilité. De grenelles de pacotille en Everests pas plus haut que la bute Montmartre, le grand bluff télévisuel de l'actuel président ne prend plus. La triste réalité est que sur fond de mascarade de dialogue Nicolas Sarkozy est ancré dans des positions archaïques malgré le cuisant échec de sa politique économique . Face à cette situation inextricable tant du point de vue des mauvaises options économiques qui sont prises que du point de vue l'immobilisme social du gouvernement la journée nationale du 19 mars 2009 est le reflet d'un légitime mouvement collectif unitaire.

Manifestation

rendez vous :

Béziers à 10 H 00 devant la bourse du travail

Montpellier à 14 H 00 place de l'Europe ( face au Conseil Régional )

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dimanche, 15 mars 2009

El cantador de Mexico

Chassez le naturel et il revient au galop.....il en est pour qui « leur petite entreprisemexique.jpg ne connaît pas la crise  »....et la petite entreprise en question c'est les vacances régulières  de milliardaire de Nicolas Sarkozy dans un savant mélange des genres entre escapade de luxe chez des copains de la jet set et visite  officielle aux frais du contribuable. Le truc est simple , c'est par exemple une visite officielle au Mexique qui a forcement un cout énorme rien que du fait du déplacement de l'armada aéroportée présidentielle ....et au passage une  invitation chez des copains milliardaires et hommes d'affaires qui possèdent châteaux,  palais, résidences de luxe et tuti quanti . On a guère été habitué en France a une telle proximité entre le pouvoir présidentiel et les milieux d'affaires . Puis en période de crise un tel étalage n'est pas vraiment de bon ton surtout quand la question du financement de voyages sur des fonds public se pose. Beaucoup ont cherché quel est le style de Nicolas Sarkozy , certains se sont même risqués à des comparaisons hasardeuses avec Napoléon.... mais au final sans doute qu'il est simplement Berlusconiste.

dimanche, 08 mars 2009

Taxe agglo : Couderc nous joue le casse noisettes

Raymond Couderc ,le magnanime,  annonce que sa nouvelle taxe agglo ne ponctionnera plus chaque contribuable que de 78 € sur les 92 € annoncés, soit en réalité 78 € de trop pour sa politique minimaliste et au final que 14 € de réduction sur une addition plus que salée. Celui qui avait  dit « qui n’avance pas recule » a finalement trouvé quelques artifices budgétaires pour tenter de calmer la grogne générale. Il avait fait une petite erreur de 5% sur le prévisionnel des recettes….fable biterroise.jpgune  broutille de 1,4 Millions d’Euros .Revigoré par  la constitution de ce nouveau subside prévisionnel aléatoire,  celui qui commence a être perçu à juste titre comme « l’homme de l’endettement durable » tente même de rassurer sur l’endettement irraisonné de l’agglo. Ainsi il annonce dans la foulée , qu’il affectera 400 000 € au remboursement d’une dette dont il se garde bien de préciser le montant exorbitant . Enfin comme il est de bon ton de s’appuyer sur le bon sens populaire il ajoute même ( voir article du midi libre ) : «  Nous sommes en période de crise, il faut être prudent…, ce sont des noisettes qu'on va mettre de côté au cas où on aurait une mauvaise surprise. » Par les temps qui courent il faut quand même oser pour ne pas nous épargner la comparaison avec la "stratégie de  l’écureuil ",  animal aujourd’hui emblématique de la financiarisation des bas de laine. Mais bon les images ont la vie dure. Puis s’il est connu que l’ écureuil est économe, tout le monde sait que l’ Hours qui hiberne se jettera sur le miel dès le printemps. Rappelons simplement que l’agglo est empêtrée jusqu’au cou en tant qu’actionnaire principal  et par le biais de cautions  dans les opérations immobilières de la Sebli, société d’économie mixte . Alors en parlant de prudence et de bonne gestion, n’est-il pas pertinent de poser la question du risque énorme de ces opérations et de ces cautions publiques en période de crise financière et de l’immobilier ? et on voudrait nous faire croire que les même personnes qui on laissé la ville en pâture aux promoteurs gèrent en bon père de famille ? Sauf qu’en cas de faillite à défaut de noisettes on nous lancera des cacahuètes salées.

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