jeudi, 26 février 2009

Priorité à la Recherche publique !

Alors que la contestation des mesures gouvernementales atteint son paroxysme dans les universités, le gouvernement continue de faire la sourde oreille. Pourtant comme des millions de Français, les étudiants, les personnels de l'enseignement Supérieur et de la Recherche ont participé massivement à la grève du 29 janvier dernier, contestant la politique de Nicolas Sarkozy.

Aujourd'hui, le mouvement de protestation se poursuit et s'accentue. Des manifestations ont eu lieu jeudi un peu partout en France et de nouvelles assemblées générales vont se tenir dans les campus. Les universitaires protestent notamment contre les pouvoirs exorbitants accordés aux présidents d'université. Ils soupçonnent aussi avec raison que la « modulation » des temps de service (répartition entre enseignement, recherche et autres tâches) ne soit qu'un paravent servant à masquer les nombreuses suppressions de postes à venir.

Dans ce contexte de crise, encore une fois le gouvernement Fillon-Sarkozy choisit le passage en force, préfère le démantèlement des Services publics de l'enseignement supérieur et de la Recherche à toute autre forme de négociations et même de dialogue. Encore une fois, il reste sourd aux revendications malgré les nombreuses alertes répétées, lancées par la communauté universitaire et scientifique ces dernières semaines.

Ainsi, La Fédération de l'Hérault du Parti Socialiste apporte son soutien au mouvement et demande d'ores et déjà un moratoire sur les réformes, ainsi que le gel des suppressions d´emploi dans la fonction publique et plus précisément dans l'enseignement supérieur et la recherche publique. Enfin, la Fédération réclame que de vraies négociations soient engagées entre les parties concernées pour que la formation et la recherche redeviennent la priorité dans notre pays.

Robert Navarro

mardi, 24 février 2009

LA Crise sociale : Rencontre débat vendredi 27 février

L'immobilisation de la Guadeloupe par un mouvement social est sans précédent dans les DOM-TOM.La mobilisation de l'ensemble du monde de l'enseignement supérieur et de la recherche, toutes orientations politiques et disciplines confondues est d'une extrême gravité.

Le Président de la République et le gouvernement portent une lourde responsabilité sur ce conflit.

Les plans de licenciements déferlent dans tout le pays. La vie est de plus en plus chère. L'INSEE prévoit 282 000 nouveaux chômeurs en 2009. La précarité se généralise. Se soigner devient un luxe. Les retraites régressent fortement.Les loyers asphyxient le budget des ménages. Les jeunes sont laissés pour compte.

La crise a bon dos.

Il est évident que les promesses de la campagne présidentielle 2007, et la pratique du pouvoir de Nicolas SARKOZY  n'arrangent rien à ce contexte délétère.Les promesses non tenues du candidat SARKOZY et en tout premier lieu celle sur le pouvoir d'achat alimentent une déception et une frustration chronique.

La politique de Nicolas SARKOZY est injuste et inefficace.Ses mesures, face à la crise, sont dérisoires.

Notre avenir nous appartient, d'autres réponses sont possibles.

alors Parlons-en :

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jeudi, 19 février 2009

Du plâtre sur une jambe de bois

Encore une fois la montagne a accouché d'une souris, encore une fois le sommet annoncé à grand coup de trompette ne s'est avéré n'être qu'un banal dos d'âne. L'actuel président de la république qui pourra bientôt se prévaloir d'auto produire une émission plus régulière que le JT a donc encore monopolisé le petit écran pour sa réclame . Face à la crise et à un besoin de relance de la consommation notre grand prestidigitateur national a sorti de son chapeau un saupoudrage volatile de mesurettes sans cohérence qu'il chiffre à 2,6 milliards d'euros. Le pire dans toutes ces annonces ,toutes ces lois, toutes ces soit disant réformes de civilisation qui se succèdent les une aux autres et les autres aux unes c'est justement l'incohérence. Et une fois n'est pas coutume , en matière d'incohérence la politique de Sarkozy atteint véritablement des sommets. On a connu un Nicolas Sarkozy plus prompt a construire un bouclier fiscal pour grandes fortunes qu'un bouclier social. Pas un mot ni un geste sur l'augmentation des salaires qui est pourtant le seul véritable vecteur de relance et qui constitue une revendication légitime pour les salariés dont le pouvoir d'achat n'a cessé de décroitre. empathie-9873f-b8e53.jpgOn nage vraiment dans le grand n'importe quoi et il n'y a pas besoin d'être expert en économie pour le constater. A chaque discours Nicolas Sarkosy réinvente le fil à couper le beurre et ne répond pas à la question posée. On a par exemple appris hier qu'une des questions centrale était la répartition du bénéfice entre actionnaires, salariés et investissement. C'est vraiment une découverte et le fruit d'investigations pertinentes. Ainsi la répartition des bénéfices serait vraiment très inéquitable surtout pour les salariés et personne ne le saurait ? Ainsi les actionnaires vampiriseraient le résultat au détriment de l'investissement ? Enfin, heureusement Nicolas Sarkosy qui met au grand jour cette question propose d'en discuter avec les partenaires sociaux. Il ne propose pas d'encadrer plus cette répartition, ni d'ailleurs les bonus des grands patrons dont il fait état mais ….d'en discuter. lorsqu'il s'agit de chômeurs il parle de lois ,de contrôles et lorsqu'il s'agit des grands patrons il parle de discussion ou d'assouplir le droit des affaires. Ils montre les modestes du doigt , les désigne comme responsables et il suggère gentiment aux puissants de bien vouloir envisager s'il le veulent bien de laisser quelques miettes entre deux festins . A deux poids deux mesures. Là on comprends bien à qui profite la politique sur mesure de Sarkozy. Sauf que la méthode, le style et le président de la république lui même deviennent de moins en moins crédible aux yeux des français . Les petits tours de passe passe du prestidigitateur ne faisant plus d'effet , la concertation étant factice, la politique gouvernementale renforçant l'injustice sociale, les mesures inadaptées se succédant ...des conflits sociaux dont le chef de l'état portera l'entière responsabilité se succederont .

Dessin d'actu de Florian Roulies

mercredi, 18 février 2009

Le planning familial est menacé

logoPlanningFamilial.jpgLe projet de loi de finances de 2009 prévoit de diminuer de 42% les crédits alloués aux actions concentrées sur le conseil conjugal et familial, entraînant à court terme une nette diminution de l'activité du planning familial si ce n'est sa mort. 

Par cette décision, l'État montre sa volonté d'abandonner ses missions essentielles que sont l'accueil, l'information et la prévention relatifs à la contraception, la fécondité ou la sexualité. Il se désengage par là de l'éducation des jeunes à la sexualité et finalement à la préparation pour la majorité d'entre eux de leur vie de couple et de leur fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques préventives, l'écoute (et bien sûr dans certaines régions la possibilité d'appliquer la loi sur l'IVG), que ce soit lors d'actions collectives ou d'entretiens individuels.

Les activités du planning s'adressent à tout individu mais souvent à des personnes défavorisées, fragiles, permettant de lutter contre l'inégalité d'accès aux soins, à l'information... . A but non lucratif, il ne crée de richesse qu'humaine et assurément n'augmente pas le PIB .

Tous ces acquis récents (il n'ont que 50 ans) restent fragiles, obtenus difficilement, restons vigilants et luttons ensemble pour les défendre !

 

Par Zolika BRAFMAN

 

vendredi, 06 février 2009

Sarkozy : 90 minutes chrono pour ne rien dire

Si vous attendiez une ligne directrice pragmatique, de la réflexion et des mesures concrètes du chef de l'état face à la crise vous êtes vraiment restés sur votre faim et vous risquez de subir longtemps la disette. le Président de la république à l'instar d'un étudiant qui n'aurait pas du tout saisi ni la question, ni la problématique a été hors sujet du début à la fin de son intervention. Au final aucune information et autre analyse supplémentaire que celles qui auraient pu être traitées au café du commerce. Aucune avancée sur les salaires, aucun vrai plan de relance du pouvoir d'achat mis à part l'éventualité de quelques aumônes et bien entendu aucune vraie réflexion sur la répartition des richesses , bien au contraire. Barack Obama qui a la mesure de la situation a plafonné le salaire des dirigeants du secteur automobile qui ont bénéficié d'une aide de l'état. Rien de plus logique car cela reviendrait à dire que c'est le contribuable qui financerait les salaires mirobolants des dirigeants. Nicolas Sarkozy n'imagine même pas une mesure analogue et s'érige en protecteur des énormes salaires et des grandes fortunes. La contre partie que doivent les entreprises qui bénéficient de l'aide de l'état ne fait pas partie de son système de pensée. Son refrain du « donnant donnant » ne vaut que pour les salariés et encore cela vaut dans un marché de dupes. Il tient par contre a apparaître auprès des français comme un homme à l'intégrité morale irréprochable . Hier soir il a même été jusqu'à dire sur un ton vindicatif qu'on lui avait fait beaucoup de reproches en politique mais jamais celui d'être menteur. Les esquimaux qui vivent dans une contrée glaciale ont plus de cent mots pour désigner la neige en fonction de sa qualité. C'est ainsi car la neige qui fait partie de leur quotidien mérite d'être qualifiée et distinguée. Alors nous nous garderons bien de parler de mensonge car ce serait un affront. Nous parlerons de ne pas tenir ses promesses, de ne pas dire toute la vérité, d'induire volontairement en erreur, d'éluder la question …..enfin bref de nous mener en bateau. Enfin comme comme à l'accoutumée Nicolas Sarkozy aime amener une idée du siècle par émission télévisuelle, histoire de lancer la polémique et de faire un écran de fumée. Pour ne pas faillir à la tradition il a donc amené dans son chapeau la question de la taxe professionnelle qui selon lui serait pratiquement responsable de l'absence de compétitivité des entreprises. Cet homme à l'art de brouiller les cartes .Si la question de la taxe professionnelle est repérée depuis fort longtemps et mérite d'être traitée elle n'est pas la question centrale du point de vue de la compétitivité économique. Par contre la taxe professionnelle est une source importante de financement des collectivités locales. Alors comment vont faire les collectivités en question dans une situation ou l'état se désengage de plus en plus et transfère ses compétences sur les collectivités territoriales ? Il a glissé à la volée l'éventualité d'un financement à travers une taxe carbone. Cela signifiait-il qu'il faudrait encourager nos entreprises à continuer à polluer pour financer l'action publique ? . Décidément au fil des interventions du président et de l'action de son gouvernement le seul slogan qui correspond à cette politique incohérente est « le bon sens très loin de chez nous ».

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