samedi, 31 janvier 2009

UMP Béziers : dents longues et Larmes de crocodile

Mieux vaut tard que jamais, juste après les grandes manifestations de jeudi qui ont bien montré le ras le bol généralisé de la politique et du style de gouvernance de Nicolas Sarkozy,   L’UMP de Béziers présentait ses vœux  le 30 janvier au stade de la méditerranée ( voir article du midi libre de ce jour ). Selon le midi libre ,en introduction de son discours, Raymond Couderc aspirant candidat  à la présidence de la Région et ses supporters n’ont pas pu s’empêcher de tenter d’égratigner   Georges Frêche . C’est pour dire toute la place qu’ils accordent  à l’actuel Président de Région .On aurait pu croire qu’en hommes politiques qui disent connaître les  grands enjeux de la région qu’ils  auraient critiqué dans le détail le bond considérable des transports ferroviaires régionaux , l’effort sans précédant  en matière de formation professionnelle , une politique économique  régionale ambitieuse et efficiente,  les grands chantiers de rénovations des lycées, la gratuité des livres pour les lycéens et les jeunes en formation professionnelle, la promotion de la région à l’échelle internationale, le développement durable ….et bien non comme les résultats sont là et qu’il faut bien exister Raymond Couderc et ses très intéressés collaborateurs on opté pour le stratégie puérile qui consiste à dénigrer la personne et à faire courir des bruit injustifiés . Evidemment il ne faut pas relever plus que cela des peccadilles et toutes les  broutillettes qui  ont pour objectif de tenter de mordiller les mollets de la personne face à qui l’on  voudrait bien être considéré comme un  adversaire de taille car  n’en déplaise à certains c’est comme en boxe tout le monde ne joue pas dans la même catégorie, tout le monde n’a pas la même envergure, tout le monde n’est pas bâtisseur. Toutefois de temps en temps il est quand même juste de rendre à césar ce qui appartient à césar et de rappeler  le passé. Donc pour parler du passé , il y a pas si longtemps tout ce petit monde de l’UMP était rangé bien gentiment derrière Jacques Blanc, ex président non regretté de la Région qui avait fait entre autres alliance avec le front national , qui avait laissé les lycées et la région dans un état pitoyable ….c’est pour dire comme l’UMP locale a la mémoire courte. Enfin pour terminer avec les  vœux la  seconde figure de proue de l’UMP  Biterroise s’est exprimé sur le contexte national et il n’y a qu’à L’UMP que tout va bien  . Ainsi Elie Aboud assure ,  toujours selon le midi libre   « Tout va bien dans notre famille politique. Il y a une tête : le Président ; et deux jambes : Xavier Bertrand pour le parti. Et Jean-François Copé pour le bloc parlementaire . ».  Cela rassure vraiment que dans un parti qui se dit moderne, démocratique et réformateur qu’il n’y ait qu’une tête pensante et autant de jambes…..alors si le président d’un groupe parlementaire et d’un parti sont considérés comme des jambes qu’en est-il de nos élus locaux UMP ? …..quelles marges de manœuvre ont-ils ? s'autorisent-ils à penser? sont-ils aux ordres de Paris ?   Il n’y a pas à dire à l’UMP ce n’est pas le pied.

lire l'article de marianne.fr de 1998 : blanc cousu de fil noir.pdf

mercredi, 28 janvier 2009

Le grand ras le bol !!!!

Quand c’est trop….. c’est  trop ……elle a bon dos la crise ….et là on peut dire sans exagérer que Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont largement dépassé les bornes et sur tous les sujets : injustice sociale, casse du service public, cadeaux aux grandes fortunes, incompétence caractérisée à prendre des mesures efficientes pour relancer le pouvoir d’achat, assassinat de la télévision publique, volonté de musellement des groupes de l’opposition à l’assemblée nationale, déni de la laïcité, stagnation des bas salaires , attaque en règle  du code du travail et de la protection des salariés…..On se croirait revenu au début du siècle ! Jamais aucun président depuis des lustres n’avait mis autant à mal tous les acquis sociaux et œuvré pour l’injustice sociale en tant que système normalisé ! C’est à se demander si on est encore en démocratie  ou si la volonté sous jacente  n’est pas de revenir à une sorte de monarchie ! Le pire et il a osé le dire c’est que notre cher président « entend mais n’écoute pas. » …..Alors comme il fait la sourde oreille et qu’il croit avoir la science infuse malgré un échec  avéré de sa politique,  c’est le peuple qui dans la rue va lui rappeler que la France est un pays attaché à la justice sociale et à la liberté d’expression. Il pourra bien sur comme à l’accoutumé regarder de haut cette saine réaction collective mais espérons dans l’intérêt du pays  qu’il tienne enfin  compte des propositions qui existent. Il y a d’autres voies possibles, le parti socialiste a notamment construit des propositions concrètes et efficientes, il est urgent qu’un vrai dialogue s’instaure. En attendant Nicolas Sarkozy porte seul  la  responsabilité des conflits sociaux qui vont grandissants. Non seulement il n’écoute personne mais en plus  il privilégie sans aucune honte les citoyens les plus favorisés au détriment de l’intérêt collectif.  Enfin sa propension à affirmer qu’il détient la vérité n’a d’égal que  ses interventions médiatiques permanentes pour tout et rien , ce qui bien entendu crée un climat d’agitation permanent et de polémique qui n’est pas propice à la mise en œuvre d’une politique réfléchie, mesurée et efficiente. La modernité, et la mise en œuvre d’une politique ambitieuse et novatrice ne sont pas synonymes de cacophonie et d’allers retours permanents au grès des médias et d’idées subites. Il est temps de mettre en œuvre un vrai plan de relance  de l’économie, de la justice sociale, de l’intérêt collectif et de la démocratie. Si c’est comme cela que Nicolas Sarkozy et son gouvernement aux ordres comptent réformer la France…..alors peut être que ce n’est pas seulement la France qu’il faudrait réformer.

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dimanche, 04 janvier 2009

Il était une fois de trop à Béziers

Comme les contes de fée cette histoire pourrait commencer par il était une fois, sauf qu’elle débute à regret par « il était une fois de trop…. ». Ainsi en 2008 , avant les élections municipales le maire de Béziers et accessoirement président de l’agglomération Béziers méditerranée s’était  bien gardé d’éclairer les citoyens sur ses desseins. Mais prenons un peu de hauteur et sans parler du cas présent imaginons cinq minutes les réactions vis à vis du  programme d’un candidat dont la ressemblance avec des faits réels ou des personnes existantes ne saurait être que pur hasard et qui dirait : «  je créerai une taxe d’agglomération,  en pleine crise de l’immobilier je serai à l’initiative de gros programmes immobiliers où l’agglomération et la ville se porteront garant de sociétés d’économie mixte, je ferai de Béziers un immense chantier sans fin avec de magnifiques   embouteillages, j’endetterai l’agglomération et je spéculerai sur l’avenir….  ». Imaginez le tableau ? Mais ne nous attardons pas trop sur ce candidat qui n’existe heureusement  pas et revenons à nos moutons et la malheureuse élection municipale qui engendre bien des difficultés pour nos concitoyens.  Ainsi Raymond Couderc qui avait dirigé la ville pendant 14 ans et qui n’avait rien fait de plus que de maintenir  tant bien que mal Béziers dans la stricte moyenne des villes qui stagnent s’autoproclamait grand bâtisseur à l’esprit de conquêtes. Ainsi une belle photo de campagne où il était  fièrement affublé d’un casque de chantier était sensée illustrer  toute la volonté d’un candidat à convaincre de ses « talents de bâtisseurs », ainsi fut élu Monsieur Couderc . Puis,  ainsi prirent corps des projets inconséquents comme «  l’Hours Simpson », ainsi continua la longue agonie du centre ville historique , ainsi fut décidée une belle nouvelle taxe en plein marasme du pouvoir d’achat pour financer des visions pharaoniques à contre courant . Et au final, ainsi à l’horizon 2009 apparaît  un immense  flop économique et urbanistique  dont la ville de Béziers aura du mal à se relever. Cette histoire qui n’a rien d’un conte de fée est l’histoire d’une ville de caractère qui aurait pu  faire le choix d’un développement original mais dont les élus conservateurs de droite ont fait des choix d’une banalité navrante  et sans véritable ambition. Alors que toutes les villes dignes de ce nom mettent en œuvre des réseaux de transports en commun, des vélos en centre ville,  des pistes cyclables, un urbanisme réfléchi, des pôles de compétitivité…. la seule politique économique actuelle à Béziers  consiste selon la méthode Coué en en une incantation de l’esprit de conquête et  la seule politique écologique se borne à végéter. Alors il  est temps pour Béziers de définir un schéma de développement cohérent et intelligent, il est temps que soit mis en œuvre  une véritable politique économique, il est temps de mettre un terme à cette gestion dangereuse qui conduit la ville et l’agglo dans les abimes de l’endettement durable, il est temps de construire et d’imaginer ensemble les chemins du futur malgré les  conséquences prévisibles des énormes erreurs de gestion et d’urbanisme actuelles.

 

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