mercredi, 31 décembre 2008

2008 la grande escroquerie, 2009 l’année du bluff

Si certains en doutaient encore, l’économie financiarisée à outrance  a démontré toute sa stupidité, toute sa cupidité, toute son avidité et surtout toute son immoralité. Ainsi, à partir d’un western économique   made in usa , la crise s’est rapidement propagée dans tous les pays. On a aussi pu voir par ci et par là quelques délinquants en col blanc qui ont joyeusement festoyés avec l’argent des autres et qui ont fait perdre des bagatelles qui se chiffrent à milliards d’euros. Face à cette crise même les états unis se sont remis à croire aux bienfaits de l’intervention de l’état et d’une régulation. Dans le même esprit notre grand champion du libéralisme national a fait volte face comme a l’accoutumé est s’est découvert des propensions à défendre la régulation des marchés. Puis  craignant la même débâcle cyclique qu’en 1929 les états ont volé au secours de leurs banques chéries pour éviter des faillites en cascade .cours-employe-3de23-20da3.jpgTout le monde a bien compris que  quand  on parle  des états ont veut dire en réalité que  c’est les citoyens qui d’une manière ou d’une autre qui ont été mis à contribution .Par contre tous ceux qui ont bien profités du système et des combines financières pour se construire des fortunes colossales ont continué et continuent à se vautrer dans une opulence scandaleuse et il n’est pas question d’aller demander des comptes à postériori ni d’aller puiser dans leur énorme magot. On nous a aussi expliqué que les garanties accordées aux banques étaient virtuelles alors que dans le même temps les faillites et les licenciements ne l’étaient pas . En réalité les états ont bien injecté d’une manière ou d’une autre des capitaux dans leurs banques afin de combler leur insolvabilité, que ce soit par le biais de garanties qui ont forcément un cout ou en abondant directement. Mais comme dans  tout malheur il y a forcement des bénéficiaires , regardons maintenant à  qui profite la crise . Il y a bien sur des entreprises peu scrupuleuses qui profitent du spectre de la crise pour justifier des plans sociaux dont la finalité exclusive est d’accroitre la rentabilité financière, et il y a aussi notre cher président de la république qui a enfin trouvé le grand  responsable de l’échec de sa politique économique inconstante, inefficace  et injuste. Et oui, pour ceux qui en douteraient la baisse du pouvoir d’achat, le bouclier fiscal pour riches, la mauvaise gestion de l’état, le démantèlement des services  publics, l’explosion des dépenses de l’Elysée, l’assassinat de la télévision publique et le retour de l’ORTF, et bien c’est la faute à la crise….et c’est ce que soutiendra mordicus notre grand chambellan lors de ses vœux présidentiels tout en appelant à l’unité nationale et en exhortant le peuple  à se serrer encore plus la ceinture alors qu’il festoie sur les cinq continents aux frais du contribuable. Ainsi Nicolas Sarkozy, grand prestidigitateur manipulateur inaugurera 2009, l’année du bluff, ainsi Nicolas Sarkozy habitué à dire tout et son contraire tentera de rebondir comme à l’accoutumé par un tour de passe passe . Sauf que personne n’est dupe et que tout le monde voit bien que la crise, ce n’est pas pour tous , tout le monde voit bien que l’état est en capacité de voler au secours des banques d’un claquement de doigt et qu’il est incapable de se donner les moyens de trouver trois sous pour financer le RSA. Et c’est peut être là toute l’immoralité qu’a révélée 2008, les états sont capables d’agir rapidement  pour les banques et ni pour la faim dans le monde ni pour la sauvegarde de la planète ! quelle triste réalité montrons nous à nos enfants ? quelles sont les valeurs que nous leurs transmettons ? Quel sens de la justice  véhiculons  nous quand on voit  la vaste  escroquerie qui s’est déroulée au grand jour sans que nous n’agissions plus qu’il n’en faut ?. Pour répondre à la crise économique certains réclament un nouveau Breton Wood, mais il est des jours ou il est à se demander si un nouveau Robin Wood ne serait pas plus efficace. Enfin , ce qui est sur c’est que le parti socialiste aura du pain sur la planche en 2009 pour être force de proposition et d’opposition dans une tempête qui s’annonce tourmentée. C’est la seule priorité et le seul objectif qui doit nous animer à l’échelon local et national.

Dessin d’actu de Florian Roulies

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