dimanche, 28 septembre 2008
Bateau ivre à la dérive financière
S’il fallait encore le démontrer … CQFD le capitaliste débridé est vraiment un système incohérent qui ne peut conduire qu’à de gigantesques crises mondiales dont la périodicité est aussi cyclique que l’éruption d’un volcan actif en sommeil .
Plus le capitalisme se complexifie et se dématérialise ,plus des gens sensés être très intelligents qui font de hautes études inventent des équations dont l’irrationalité n’a d’égal que l’équation originelle de l’usine à gaz , plus le système auto alimenté par lui même s’emballe . Donc puisqu’ en ce moment le monde fait face à une nouvelle crise majeure d’un capitalisme internationalisé , puisque le capitalisme touche encore le fond , il est temps de se poser des questions de fond.
La crise du capitalisme n’est pas un fait nouveau, elle s’inscrit dans l’histoire. Ses causes découlent de facteurs structurels prévisibles récurrents et non de facteurs conjoncturels. La crise de 1929 dont l’épicentre était déjà les états unis avait déjà produit un chaos sans précédent qui a entrainé des faillites en chaine et la misère ( Voir Emission INA : 1929 ). La grande dépression américaine eu des effets désastreux en Europe mais sans aucune mesure avec ceux que l’on peut imaginer dans un contexte actuel d’économie mondialisée. Malgré ce, c’est quand même sur ce fond de crise , avec plus de 25% de chômage qu’ Hitler arriva au pouvoir en Allemagne en 1933,ce qui engage à se rappeler des conséquences de crise économiques à cette échelle. Après quoi depuis la fin de la seconde guerre mondiale et les accords de Brettons Woods en 1944, même si des mécanismes internationaux ont été mis en place, puis évolué au fil de crises et d'alliances, le spectre d’une crise économique majeure a toujours existé sauf pour une cohorte d’insouciants toujours plus avides de profits à courts termes.
Si la crise de 1929 fut qualifiée de crise de liquidité il est possible de qualifier celle de juste avant 2009, c’est à dire aujourd’hui, de crise de cupidité ou alors de stupidité. Le fait générateur est une bande de rapaces institutionnels plus avides les uns que les autres et interdépendants qui ont spéculé sur des emprunts immobiliers à risque sur le territoire américain en consentant des prêts hasardeux et disproportionnés sans réelles garanties de solvabilité.
Fidèles adeptes d’un modèle mathématique très philanthropique ils ont appliqué des préceptes qui consistent à "ne pas mettre ses œufs dans le même panier" ou à "se défausser de ses risques sur les copains". Ces créances douteuses se donc transmises comme la vérole et ont été disséminées dans des titres et des placements sensés minimiser les risques . Ces beaux placements bénéficiaient d’ailleurs jusqu’il y a peu de temps de bonnes appréciation de très sérieux organismes de cotation. Sauf que c’est un peu comme si on plaçait un cobra dans un panier d’anguilles en pensant qu’il sera inoffensif. Au bout d’un moment quelqu’un met la main dans la corbeille et se fait mordre. Puis comme tout le monde mange dans la même gamelle c’est la débâcle générale. En réalité ces braves financiers et tous les courtiers s’en sont mis plein les poches tant que l’immobilier constituait une valeur stable voire montante. Ce sachant que parallèlement par un système pervers d'hypothèques nombre d’ américains se sont sur endettés joyeusement en fonction de l’évolution de la valeur théorique de leur bien immobilier lui même financé par un crédit en cours. Le système était huilé car si le malheureux emprunteur ne pouvait plus payer la banque se garantissait illico sur sa maison quitte à laisser le quidam et sa famille à la rue.
Alors quand le secteur immobilier s’est effondré justement à cau
se de l’affluence sur le marché des biens saisis aux ménages insolvables, la grande cavalerie a sonné le toxin pour un système qui ne pouvait que s’effondrer comme un château de carte. Sauf que tous ces virtuoses du capitalisme qui ont perdu des sommes colossales n’ont pas joué qu’avec avec leur argent. Ils sont donc aujourd’hui eux même dans une situation d’insolvabilité. C’est pourquoi aujourd’hui aux états unis se tient dans l’urgence une réunion au sommet du congrès dont l’enjeu est de débloquer 700 milliards de dollars pour sauver le système bancaire américain. L’enjeu est de taille puisque si l’état américain n’est pas en capacité de renflouer son système bancaire il s’en suivra un bing bang économique mondial . Cela revient toutefois clairement à faire payer l’ardoise des spéculateurs par les contribuables .
Penser que la France sera épargnée par cette crise est illusoire .
Sur le sujet Nicolas Sarkozy tel l’hôpital qui se moque de la charité s’est d’ailleurs prononcé pour un capitalisme régulé, ce qui est à mourir de rire ou à s’étouffer selon l’humeur du moment ( lire le communiqué de Michel Sapin : Sarkozy face à la crise un gouffre entre le discours et les faits). Très bon copain des patrons du cac 40 et des manias des médias il voudrait nous faire croire qu’il y a un bon et un mauvais capitalisme.
Le mauvais capitalisme étant un capitalisme financiarisé et le bon celui des grands patrons de ses amis. Or il n’y a bel et bien qu’un capitalisme car les grandes entreprises elles même financiarisées ne sont qu’un produit de placement comme un autre que les fonds d’investissement vident de leur substance au grès des marchés . Il s’en suit donc une obligation de rentabilité financière ou la mort. Sur le fond le capitalisme est bel et bien un chancre . A l’horizon de l’épuisement des énergies fossiles, dans un schéma bien réel de dérégulation de la vie sur la planète à cause d’activités humaines insensées , l’accumulation de richesses et la consommation effrénée qui sont les deux piliers du capitalisme apparaissent comme des conceptions meurtrières.
Il n’est nullement question de relancer le débat bi polaire entre défenseurs du capitalisme et marxistes. On peut tout à fait considérer que le capitalisme est un système dangereux dépassé pour les raisons évoquées et être favorable à une économie de marché régulée respectueuse de l’intérêt général et de l’environnement. C’est ce concept de développement durable qui s’articule sur le triptyque économie de marché régulée , justice sociale et respect de l’environnement qui constitue l’enjeu du 21ème siècle .
PRESSE :
Nouvel Obs : actualité temps réel.pdf
Libération :crise financière le congrés américain se rapproche d'un accord.pdf
JDD : DSK -attaquer globalement les problèmes.pdf
21:46 Publié dans actu économique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : crise financière, subprime, spéculation, système bancaire, états unis
lundi, 22 septembre 2008
Elections sénatoriales Hérault
02:06 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Le grand bond en arrière avec deux chaussures droites
Pour un gouvernement de droite l’été est toujours une période très propice pour finasser les mesures les plus antisociales sans perdre son sang froid. Ainsi chaque présidence adroite nous a bercé de son tube de l’été . Sauf qu’avec Nicolas Sarkozy les mesures antisociales c’est comme les huitres, maintenant on les déguste toute l’année.
L’injustice sociale c’est le dada de sa politique gouvernementale . Dans ce type de chansonnette à la mélodie amère il est vrai que Nicolas Sarkozy avait déjà démontré toute sa virtuosité en début de mandat par l’avènement d’un bouclier gaulois pour grande fortunes et un déluge de mesures injustes qui n’étaient pas appropriées. La suite de la chanson est bien connue car le Président qui avait grillé toutes ses marges de manœuvre par de beaux cadeaux fiscaux aux plus fortunés laissa la France au dépourvu . Ainsi de fil en aiguille et au fil de l’Otan après des show qui ont refroidi toute la France ce fut le commencement d’un massacre à la tronçonneuse sur la sécurité sociale, puis l’organisation méticuleuse du cortège d’enterrement du code du travail, mais aussi un ballet virevoltant sur la scène internationale au firmament de l’incohérence et de positions changeantes, enfin une rupture pas tranquille du tout avec la politique étrangère française et l’embrassement de l’atlantisme . Ainsi s’en va la France quand en plus la laïcité est mise à mal , c’est à dire en réalité le fondement de la République. En effet rien de plus archaïque que de remettre au mauvais gout du jour le concept moyenâgeux de la France fille ainée de l’église dans un pays où dans le cas où l’on aurait oublié , se faire bénir en famille même par le pape demeure une affaire privée. Le terme laïcité positive employé par le Président de la république signifierait-il d’ailleurs que la laïcité pourrait être négative ? Mais tout cela n’est en fait qu’une mise en bouche face à la soupe à la grimace pantagruélique et indigeste qui nous attend. Pour ceux qui ne l’auraient pas compris les caisses de l’état sont à sec et le gouvernement est bien décidé à conduire une politique des plus favorables à l’enrichissement d’une minorité et au démantèlement des services en faveur du plus grand nombre. A peine la sonnerie de la récréation estivale retentie que la privatisation de la poste est à l’ordre du jour ,l’éradication de la maternelle envisagée, les promesses du grenelle de l’environnement balayées, le fichage liberticide institué . Pas encore ressorti des abysses du plus grand cayon de l’impopularité de la 5ème république que Nicolas Sarkozy rêve déjà d’un second mandat et communique sur le sujet .
C’est donc dans la droite ligne d’une politique gouvernementale inefficace sur les plans économiques et sociaux , dans une incapacité de remise en cause tant sur fond que sur la forme que s’écrit cette chromique d’un marasme annoncé . Malgré ce, heureusement cette rentrée est ponctuée d’évènements de la plus haute importance nationale. Ainsi l’idée lumineuse de Xavier Darcos de décerner une médaille aux bacheliers est apparue comme une lueur d’espoir et la réponse aux attentes secrètes des lycéens. Dommage que Monsieur Darcos n’ait pas pensé aussi à rétablir les bon points en primaire ou alors qu'il n'ait pas songé à réhabiliter le port de coiffes d’équidé .
01:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, beziers, politique




