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jeudi, 24 avril 2008
Les jeudis de l’angoisse : Sarkozy forever
Aujourd’hui quand on est optimiste on dit « plus que 4 ans ! », mais au quotidien on dit « encore 4 années à souffrir ! ». Ce soir après presqu'un an de Présidence de la République , Nicolas Sarkozy s’exprimera pour la énième fois à travers le petit écran . Mais avant de se laisser bercer de paroles revenons sur cette année et les promesses du candidat.
Il y a donc presqu' un an Nicolas Sarkozy était élu président de la République sur la plus grande supercherie médiatico marketing par un peu plus de 52 % des français. Il était l’homme providentiel , celui du parler vrai, celui qui fait ce qu’il dit . Tous les autres d’avant n’étaient que des rigolos qui ne s’étaient jamais attaqués aux vrais problèmes car ils n’étaient que des dégonflés. Lui allait résoudre les vrais questions .C’était tellement évident que c’était à se demander comment personne n’y avait pensé avant. La rhétorique politique du bar du coin vivait ses heures de gloire. Puis dans la droite ligne de la réclame Bonux, il y avait un slogan à tout casser qui avait conquis plus qu’il n’en faut « travailler plus pour gagner plus ». Avec lui les chariots seraient des cornes d’abondance car il s’était auto proclamé « président du pouvoir d’achat ». La messe était dite . Ainsi chacun pouvait penser qu’il allait gagner plus car personne bien sur ne se considère comme un fainéant . D’ailleurs les discours martelés années après années par la droite avaient bien convaincu nombre de français que si ça allait mal c’était à cause des pauvres qui ne travaillaient pas assez et qui profitaient grassement du système . Puis il allait libérer le travail car le vrai problème en France n’était pas les carnets de commande c’était qu’on empêchait délibérément les gens de travailler. Enfin sur la sécurité pas besoin de convaincre, y compris l’électorat du Front national ,car le premier policier de France avait déjà fait ses classes. « on va vous débarrasser de ces racailles » résumait tout un programme et un style. Ainsi en ratissant large jusqu’à l’ouvrier qui travaille durement pour gagner peu , en vendant sa soupe comme un véritable commercial de talent, en effectuant un travail d’image sans failles, avec le soutien des grands patrons et des copains des médias, Nicolas Sarkozy , membre d’un parti de droite très conservateur , a été élu sur la sempiternelle croyance de l’homme providentiel et sur une idée de changement . A bien y réfléchir , sans dénie de démocratie, il y a des jours où l’on se demande si la médiatisation à outrance ne rapproche pas les élections de programmes de télé réalité comme « à la recherche de la nouvelle star ». La suite est bien connue car à peine les résultats proclamés ,Nicolas Sarkozy s’est empressé de faire bombance au Fouquet’s , puis de s’envoler pour un croisière aux frais des copains de la finance. Puis dans la logique, sur le plan politique , il a mis en œuvre : « le paquet de cadeaux fiscaux » (sa mesure prioritaire pour redonner aux français les plus riches) , les franchises médicales, un plan de massacre des services publics….C’est à dire un ensemble de mesures injustes qui ont contribué à accroitre les inégalités et faire baisser le pouvoir d’achat des français.
Il a même tenté de faire payer la taxe télé aux personnes âgées et de supprimer la carte famille nombreuses de la SNCF. Il n’est pas nécessaire de revenir sur des mesures et un style présidentiel que nous avons déjà largement développés et qui font que la France est au plus mal et que naturellement le Président de la république et son gouvernement ne jouissent pas de la confiance des Français. Alors quand aujourd’hui le président qui parle beaucoup mais qui a fait peu sauf s’augmenter confortablement s’adresse à nouveau aux français, il est normal d’être septique. Les finances sont exsangues , les marges de manœuvres ont été dilapidées par choix, alors que va -t-il-dire ?. Qui va-t-il faire payer ? les chômeurs? les retraités? les salariés modestes? les familles? les malades ?. Dans le discours marketing qui est le sien il dira surement un tas de messages bien positifs et insipides. C’est un peu ce soir son école de la 2ème chance mais comment expliquer une 2ème phase dans la continuité d’une première qui n’a vraiment pas convaincu.
10:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, béziers, politique




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