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samedi, 29 mars 2008

Les mensonges de la droite ont de courtes jambes

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Dessin d’actu réalisé par Florian Roulies

La droite et le gouvernement actuel viennent définitivement de reléguer  Pinocchio au rang d’amateur du dimanche. Sauf qu’en matière d’économie et de gestion même quand on joue à la cavalerie la vérité fini toujours par éclater. Contrairement aux annonces réitérées du gouvernement et du Président de la république l’état des finances publiques est  catastrophique .Tous les indicateurs 2007 sont au rouge :  Le déficit public est en hausse pour la première fois depuis quatre ans, la dette publique s’envole . Cela se chiffre  en milliards d’euros alors que Nicolas Sarkozy a promis à nos partenaires européens d’arriver à l’équilibre budgétaire. Si cette voie est le chemin de l’équilibre alors nous avançons à reculons. Ce revers  est fortement préjudiciable à l’aube de la présidence de l’union européenne par la France .  Loin de jouer les oiseaux de mauvais augure la commission européenne et le parti socialiste avaient dénoncé cette dérive dangereuse. Nombreuse ont été les interventions des parlementaires socialistes sur le sujet. Sur ce blog nous avions d’ailleurs intitulé une note « de la méthode Coué à la méthode couac » . A l’instar de la pratique politique de Nicolas Sarkozy la technique économique du gouvernement a consisté à persuader par des mots mais au final à peu agir dans le bon sens. Si la confiance est une variable économique elle est loin d’être la composante majoritaire de l’équation. Allez donc dans un grand magasin les poches vides en vous répétant « je vais consommer, j’ai de l’argent, j’ai confiance » et vous verrez bien si la caissière se contentera d’incantations. Non seulement le gouvernement n’a pas choisi d’activer intelligemment  la dépense publique mais il a dilapidé le peu de marge de manœuvre avec ses 15 milliards d’euros de cadeaux du paquet fiscal. Tous les arguments et pseudos bilans en faveur de ces mesures sont fallacieux . Concernant les heures supplémentaires,  les entreprises bénéficiaires  sont celles qui pratiquaient déjà les heures supplémentaires. Les petites entreprises qui bénéficiaient d’un  régime dérogatoire  à 39 heures ont  vu leurs charges de personnel augmenter. Nombre d’entre elles  font d’ailleurs l’impasse en l’absence de contrôles et sans explication sur cette mesure qui est tout de même une usine à gaz. Le fameux « bouclier fiscal » a permis quant à lui à des français très fortunés de recevoir de très gros chèques du trésor public . Maintenant après avoir gracieusement encore plus servis les français les plus fortunés, exonéré des heures qui étaient déjà supplémentaires, les caisses sont encore plus vides qu’après la gestion calamiteuse du gouvernement Chirac . Maintenant à l’heure des comptes, Nicolas Sarkozy qui commence à comprendre qu’il a besoin de fusibles donne mission au  gouvernement de faire payer la majorité sans se poser aucune question sur ce qu’est la véritable rigueur. Si la droite  n’a évidemment  pas le monopole de la bonne gestion pour l’instant  elle monopolise la mauvaise. Le parti socialiste pour qui la rigueur est un préalable demande l’annulation du paquet fiscal, de réelles mesures en faveur du pouvoirs d’achat et des actions ciblées en faveur de la compétitivité des entreprises.

 Lire le communiqué du parti socialiste :
Comptes publics , la vérité au tournant , la rigueur dévoilée

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