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dimanche, 24 février 2008
Sarkozy vachement poli au salon de l’agriculture
Les petites phrases de Nicolas Sarkozy ne figureront pas dans le dictionnaire des citations car les critères d’usage sont un verbe construit , un propos élaboré et aussi tant que faire se peut une absence de vulgarité. Ce qui est remarquable c’est que même à pied Nicolas Sarkozy manie aisément le langage délicat dont certains automobilistes sont coutumiers. Au podium du langage de bas étage il y a d’abord eu « je vais vous débarrasser de ces racailles» ,phrase dont la célébrité n’a d’égal que le trouble qu’elle a semé dans les banlieues , puis il y a eu l’altercation avec un pêcheur , et maintenant c’est "Casse-toi, casse-toi alors pauvre con va..." face un vif refus de lui serrer la main lors d’un bain de foule au salon de l’agriculture . Pour un président qui défends le retour de la morale à l’école on a vu mieux comme exemple . Il n’y a pas à dire Nicolas Sarkozy semble avoir saisi toute la hauteur et la distance nécessaires à un chef d’état.
Voir la vidéo sur le site du journal Le Parisien
"Premiers pas mouvementés de Nicolas Sarkozy au salon de l'agriculture"
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jeudi, 21 février 2008
Xavier Darcos lance le musée de l'école primaire
Nulle institution publique n’aura fait l’objet d’autant de réformes et finalement nulle institution publique n’aura si peu évolué sur le fond. C’est une tradition, chaque gouvernement se doit de mettre sa touche et de tenter sa chance à la grande roue de la réforme qui sortira du lot. Sur le sujet on ressert souvent la bonne grosse tarte à la crème de l’école d’antan qui formait des vrais citoyens qui savaient lire et tout et tout et qui en plus étaient polis et respectueux contre l’école d’après 68 qui n’a su qu’augmenter le nombre d’ignares impolis et sans limites. Jamais autant d’âneries n’auront été prononcées à propos de l’école que par les détracteurs d’une vision manichéenne des apprentissages scolaires, que ce soit dans un sens ou dans l’autre. Pour ne pas faire mentir la tradition , Xavier Darcos , le ministre de l’éducation a présenté mercredi sa réforme de l’école primaire. Une réforme aux accents Sarkozistes à souhait. C’est à dire une analyse simpliste et populiste et des réponses simplistes sensées changer la face du monde. Sauf que comme pour le pouvoir d’achat la question est complexe et les discours du café du commerce n’auront pas plus d’effets sur les bulletins de note qu’il n’en ont eu sur les portes monnaies . De toute manière l’objectif n’est pas là . L’analyse et les propositions de ces inventeurs du fil a couper le beurre ont pour objectif de susciter l’adhésion et de rassurer. Puis après avoir tenté de diviser avec les piques sur la laïcité, il s’agit aussi de réveiller la polémique entre « traditionalistes » et « réformateurs ». Ainsi en s ‘appuyant sur des lieux communs Xavier Darcos présente des mesures pour l’école primaire plus ringardes les unes que les autres .C’est d’abord le concept qui est volontairement ringard . L’idée générale est de revenir en arrière , c’est en quelque sorte « de mon temps ….. ». Sauf que les enfants ont évolué, sauf que les sources de savoir se sont multipliées, sauf qu’il y a la télévision, sauf qu’il y a internet , sauf que les enfants ne se taisent plus à table…Bref sauf que ce n’est plus comme avant. Donc désolé pour la nostalgie mais il convient de vivre avec son temps et de donner les outils nécessaires à nos enfants. Le renforcement des fondamentaux et notamment de l’apprentissage du français est effectivement important car il s’agit de clés mais il est tout aussi important d’apprendre aux enfants à savoir trouver des sources d’information fiables , le traitement de l’information , l’analyse, l’expérimentation … Ces compétences sont fondamentales dans un environnement en évolution permanente où les difficultés sont la sélection , le traitement et l’analyse de l’information. Conformément à l ’adage « il vaut mieux avoir une tête bien faite qu’une tête bien pleine » il s’agit aussi de former des citoyens responsables en capacité de discernement ,d’avoir l’esprit critique et d’évoluer. Seulement il est plus facile pour Xavier Darcos de dire que le problème majeur c’est la morale, car cela ne coute pas cher de faire cinq minutes de morale par jour. Par contre du matériel et des logiciels pour tous , des accès Internet pour tous, le développement massif des médiathèques et notamment dans les quartiers, l’accès aux musées , l’abonnement à des magazines d’actualités, du matériel d’expérimentation, des jeux éducatifs, des films documentaires, des grands écrans…Tout cela coute cher et on ne peut pas en même temps faire des cadeaux aux plus fortunés et investir dans l’école publique. A grand renfort de polémique et de médiatisation c’est encore une mesurette qui est proposée par ce gouvernement. Cette fois ci l’écran de fumée qui cache la navrante pauvreté et le manque d’esprit d’innovation c’est « le retour de l’école de grand papa ».Tant qu’il y a de la polémique on ne se penche pas sur le concret. Et comme à l’accoutumé concrètement c’est du vent.
10:35 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, ps, politique, école
dimanche, 17 février 2008
Missive républicaine lancée contre la dérive présidentielle
Dans le langage esquimau il existe quelques centaines de mots pour nommer la neige. C’est parce que pour l’instant la neige est un élément omniprésent dans la vie des peuples des glaces. Navrant , fatiguant, désolant, irritant, choquant….Difficile de trouver des mots assez représentatifs et variés pour qualifier l’alternance entre l’ extrême lassitude et la juste colère que provoquent les propos et l’action désordonnée du Président de la République. On peut quand même accorder au crédit de Nicolas Sarkozy d’avoir réussi ce que personne n’avait réussi avant lui. Il a réussi à faire l’ouverture contre lui pour le respect de la démocratie et de la laïcité dans le cadre des institutions de la république. Ainsi dix sept personnalités d’appartenance politique différentes ont co signé un appel Républicain qui a été publié par le journal Marianne. Parmi les signataires : Bertrand Delanoë , Pierre Lefranc ( ancien chef de cabinet du général de Gaulle ), Corinne Lepage ,Ségolène Royal, François Bayrou, Dominique de Villepin, Noël Mamère, Arnaud Montebourg, Jean Pierre Chevènement…. François Fillon , le premier ministre miraculé des sondages a quand même essayé de voler au secours de son chef qui ne peut se dispenser de multiplier les annonces de mesures polémiques dites à la va vite . C’est d’ailleurs là en quelque sorte "l’arroseur arrosé "car dans le fonctionnement normal des institutions c’est le Président qui devrait avoir le recul et la distance nécessaire pour soutenir l‘action du gouvernement. Enfin selon François Fillon , il s’agit d’une attaque personnelle sans précédant contre le Président de la république. En réalité si ces personnalités aussi différentes mais avant tout démocrates et républicaines se sont réunies c’est que si Nicolas Sarkozy n’a pas franchi le Rubicon , il a quand même les pieds dans l’eau. Il est bon que dans un pays démocratique des personnalités reconnues de tous bords prennent l’initiative de rappeler les fondamentaux quand le navire commence à tanguer loin du cap de bonne espérance . Espérons que le message soit reçu à sa juste valeur et contribue à mettre un terme à cette dérive. Il est toutefois permis d’en douter car Nicolas Sarkozy a souvent tendance à considérer les critiques comme l’émanation de « la pensée unique ».
Lire l’ appel républicain sur Marianne.fr
dessin réalisé par Florian Roulies pendant
la campagne présidentielle....
Plus que jamais d'actualité non ?
11:15 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, PS, politique, appel républicain
dimanche, 10 février 2008
Un mauvais plan banlieue à coté de la plaque
« Attention mesdames et messieurs dans un instant vous allez voir, pour la première fois en France, que dis-je dans le monde et dans la galaxie, l’unique, le seul, l’extraordinaire, celui que tout le monde a attendu pendant des millénaires, celui à coté de qui le plan Marshall n’est qu’une mesurette, celui à coté de qui grenelle n’est qu’une réunion du comité de quartier….Francaises , français ne vous évanouissez pas voici le plan banlieue… »
Bon c’est peut être un tout petit peu exagéré mais c’est un peu la réalité du show médiatique que l’on nous a servi pour la présentation d’un plan banlieue minimaliste d’une minceur squelettique basé sur une analyse de café du commerce et qui a été présenté par Nicolas Sarkozy. Dire qu’il a fallu tant de temps pour dévoiler un plan dont on aurait presque cru qu’il était classé secret défense. Le label Fadela Amara n’y change d’ailleurs pas grand chose sauf peut-être à se demander ce qu’elle a bien pu faire pendant six mois mis à part rencontrer des habitants et des associations qui pour la énième fois ont exposé leurs préoccupations sans vraiment croire que cela ferait bouger les lignes. Une équipe pluridisciplinaire chargée d’une enquête aurait largement été plus efficace pour travailler une analyse et des réponses pertinentes. L’armada polico médiatique qui a été déployée c’est encore la comète de pis allé. Même les maires de droite en campagne municipale vont tout faire pour oublier ce plan sensé leur apporter des solutions miraculeuses et un soutien.
La question n’est pas de céder à la contestation systématique sur un sujet aussi complexe que la banlieue surtout quand nombre de politiques ont été mise en difficulté et que l’on constate une fracture de plus en plus criante .Comme dans certains lieux ou paraît-il il fait très chaud le discours du Président de la république est pavé de bonnes intentions .Certaines mesures sont même intéressantes. Par exemple les zones d’excellence éducative, les écoles de la seconde chance, le désenclavement des quartiers en augmentant les transports publics. Ces mesures ne sont toutefois pas des nouveautés et il aurait suffi de faire une synthèse des différents bilans des quartiers en politique de la ville et d’écouter un tant soit peu les habitants et aussi de se documenter un minimum sur le sujet. Les zones d’excellence éducatives sont empruntées à une analyse de Gérard Chauveau sur les « zones d’excellence éducative » et « zones d’échec prolongées », les écoles de la seconde chance sont une mesure de gauche et concernant les transports il ne faut vraiment avoir jamais mis les pieds en banlieue sauf occasionnellement pour ne pas savoir que le transport c’est le parcours du combattant, enfin concernant l’emploi ,Sarkozy reprend tout simplement un type d’emploi aidé nouveau ….Non seulement Nicolas Sarkozy n’est pas très bon élève car il ne cite même pas ses sources mais en plus la réalité est que ce plan est ,comme à l’accoutumé, une suite de mesures bout à bout sans réel schéma directeur. En introduction de son discours Nicolas Sarkozy explique d’ailleurs qu’il préfère parler de quartiers populaires. C’est une terminologie empruntée à Fadela Amara qui a intégré les concepts d’éducation populaire et une analyse sociologique. On ne pourrait que s’en réjouir sauf que dans les faits Nicolas Sarkozy a l’air mais pas la chanson. Sur les banlieues comme sur nombre d’autres sujets il nous ressert son couplet du travailler plus et du stop à l’assistanat. Donc voilà la philosophie du plan banlieue que propose Sarkozy : on continue globalement comme avant ,on ne met pas de vrais moyens et on reste très vague sur le financement, on pioche par ici et par là quelques mesures et surtout on dit qu’on va aider ce qui veulent s’en sortir et qui le méritent et que les autres n’ont qu’à bien se tenir. C’est quand même un peu court comme analyse . D’abord la notion de mérite est quand même floue puis qui est ce monsieur pour se permettre de juger qui est méritant et qui ne l’est pas. L’égocentrisme forcené du personnage et le fait qu’il soit tellement persuadé qu’il est méritant entrainent de sa part une vision brouillée de la réalité. Il faudrait revenir à des réflexions de base. A priori quand on parle de banlieue on parle aussi d’aménagement du territoire et d’équilibre territorial, on a souvent tendance à l’oublier. On a tendance aussi à oublier que l’équité territoriale et l’intervention publique ne sont pas des options .C’est de la responsabilité de l’état. Or actuellement il y a proportionnellement moins de moyens , de compétences et de service publics déployés en banlieue. Commençons donc par un rééquilibrage . S’occuper de la banlieue et garantir une intervention publique adéquat comme pour tout autre territoire n’est pas une démarche volontariste mais un devoir. Cette réflexion vaut d’ailleurs en zone rurale mais comme chacun le sait le plan du gouvernement est la suppression de services publics. Enfin le fond du problème est quand même le chomâge,l’emploi et la situation catastrophique de salariés qui travaillent mais s’en sortent même plus pour assurer le minimum vital . C’est aussi gestion du foncier , les villes qui ne construisent pas 20% de logement sociaux , la mixité des territoires, l’économie ….Bref tout une somme de questions qui vont bien au delà du discours démagogique volontairement manichéen de Nicolas Sarkozy. Il ne s’agit pas de remettre en cause le fait que chaque personne ait un potentiel et puisse agir sur sa vie ,par des efforts ,un travail assidu , et que cela doive être mis en avant, sauf que c’est aussi à la République de mettre en œuvre les moyens qui vont permettre de réduire les inégalités d’accès . Actuellement le décalage est trop important. Avec le discours pernicieux que Nicolas Sarkozy martèle depuis des années on arriverai presque à nous faire croire que les habitants des banlieues sont responsables de leurs difficultés. C’est quand même plus facile de "réussir " bien installé au Fouquet’s que quand on habite une cité et qu’on a ni de diplômes ni un carnet d'adresses long comme le Nil. Donc par respect pour les personnes qui essaient durement de s’en sortir on ne parade pas dans le luxe quand on est Président de la république et qu’on prône sans cesse un discours sur la méritocratie permanente et l'effort récompensé .
Enfin même en cherchant bien les moyens nouveaux qui seront attribués à ce fabuleux « plan banlieue » et son financement on ne trouve pas l’ombre d’une indication concrète . A ce qu’il paraît ce n’est pas un problème. Alors si l’argent et le déficit ne sont plus des problèmes en France, c’est surement que Nicolas Sarkozy a eu raison de faire 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus riches des français car le financement des mesures pour plus démunis n’est pas un problème. Nos partenaires européens seront donc très content d’apprendre après les négociations de Nicolas Sarkozy concernant l’équilibre budgétaire, qu’aujourd’hui en France l’argent n’est pas un problème.
11:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, ps, béziers, plan banlieues, politique
dimanche, 03 février 2008
Ça sent le roussi pour Sarkozy
Il y a quelques mois tous les maires de droite affirmaient haut et fort leur appartenance à la majorité présidentielle. Aujourd’hui c’est à peine du bout des lèvres que ces mêmes élus ou plutôt aspirant à être élus ou réélus se revendiquent de la politique de Sarkozy. Il y a peu de temps Sarkozy et Fillon clamaient de concert que les élections locales seraient politiques ou ne seraient pas . Etre ou ne pas être politique telle est la question qui semble aujourd’hui tranchée par des droites locales qui espèrent faire oublier qu’elles sont Co responsables du marasme actuel et de la politique spectacle conduite par nos grands metteurs en scène gouvernementaux . La bande annonce de la campagne électorale du club UMP ne reflète pas le mauvais film que la France est en train de vivre. Les français ont été trompés par un champion toute catégorie du boniment et par des artifices dignes des plus grand show de cabaret. A chaque difficulté Nicolas Sarkozy nous ressert un génialissime coup médiatique sur sa vie privée , histoire de faire un écran de fumée sur la navrante réalité de sa politique du « beaucoup de bruit pour pas grand chose ». Sauf qu’après presque un an , le coup commence a être galvaudé et son mariage soit disant surprise avec Mademoiselle Bruni ne fera pas oublier que ça sent le roussi pour Sarkozy.
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