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vendredi, 30 novembre 2007

Enorme lapin pour le pouvoir d'achat

553ef543055daf7ae0bf5f56f1a11f33.jpgToute la France attendait les mesures révolutionnaires pour le pouvoir d’achat qu’allait dévoiler le président de la République lors de son intervention directe télévisée. En guise de mesures, l’Everest médiatique n’a même pas accouché d’un souriceau mais de la reformulation de mesurettes et de promesses de campagnes du candidat Sarkozy. C’est un peu comme si dans un cirque vous annonciez une meute de tigres monstrueux dans le noir à grand renfort de roulements de tambours mais  qu’en pleine lumière apparaisse à la foule trois chatons faméliques. En matière d’augmentation du pouvoir d’achat le président propose le rachat des RTT, et un système de  négociation par entreprise qui reviennent  à abroger les 35 heures. Puis même si personne n’y croit plus vraiment il tente encore de resservir la soupe réchauffée du travailler plus qu’il envisage d’étendre aux fonctionnaires, le dimanche et les jours fériés. Si ça continue il va bientôt expliquer qu’il faut que les vaches travaillent plus pour aller dans le sens de  suppression des quotas laitiers.  Il dit aussi vouloir aller très loin pour obtenir une baisse des prix de la grande  distribution. Très loin ne dit d’ailleurs pas ou ni comment. Enfin et c’est  sans doute  les seules mesures concrètes, il envisage une régulation des loyers par une indexation sur l’inflation au lieu de  la construction comme c’est le cas actuellement et de limiter la caution locative. Le parti socialiste a fait des propositions sérieuses comme la reprise de la TIPP flottante mais Nicolas Sarkozy n’a pas daigné en étudier aucune en prétextant qu’il s’agissait  de dépenses supplémentaires. Comme si faire 15 milliards de cadeaux fiscaux aux français les plus favorisés était d’une extrême utilité et agir pour les français modestes et les catégories moyennes était  superflu. Effectivement il y a des choix à faire et Nicolas Sarkozy a choisi les Français  les plus  fortunés au détriment de la majorité. Pas un mot non plus sur l’échelle des salaires et  la répartition de la valeur ajoutée dans les entreprises. Pour se prémunir de toutes ces questions Nicolas Sarkozy a une réponse joker qui fonctionne à tous les coups : « c’est la pensée unique  ». C’est simple tout ce qui ne lui convient pas c’est la pensée unique. Pour l’instant il n’y a vraiment de quoi pavoiser car en guise d’excellence économique et d’actions concrètes en faveur du pouvoir d’achat la politique de Nicolas Sarkozy est un peu courte. Les français  qui commencent d’ailleurs à se rendre compte que les promesses ne rempliront pas les caddies accordent une confiance décroissante au président de la République et à son gouvernement miroir.

jeudi, 29 novembre 2007

Banlieues : après le grand fossé, la rupture

Deux ans après les émeutes qui ont embrasé les banlieues en 2005 des  évènements d’une gravité extrême se sont produits à Villiers-le-Bel en banlieue Parisienne. Nous ne commenterons  pas des faits eux même  largement  relatés dans la presse  et pour lesquels de surcroit  des enquêtes sont en encore en cours. Il faudra peut être prendre un jour la mesure de la gravité de la situation.

Pourquoi en sommes nous arrivés là ? En banlieue tout événement est susceptible de réveiller un volcan en sommeil . Le mot émeute n’est pas approprié ,il s’agit bel et bien  d’une guérilla urbaine. On a tiré sur des fonctionnaires de police avec des armes à feu , des pompiers et agents de police ont été blessés, des bâtiments publics saccagés. La réponse apportée  correspond  d’ailleurs à la gravité de la situation puisque  pour ramener le calme le dispositif mis en place s’apparente  à un  déploiement de forces militaires d’occupation pour  le maintien de la paix . A priori vu le dispositif mis en œuvre la situation devrait se maintenir mais cet état de siège ne durera pas indéfiniment. En France, dans nombre de banlieues  tout évènement est susceptible de déclencher une explosion car il y a de la haine et de l’humiliation contenues .

En étant pragmatique , pourquoi un nombre de jeunes significatif même s’il n’est pas majoritaire serait-il plus susceptible de réagir  avec une extrême violence  dans une cité populaire que dans un autre lieu d’habitation ? Pourquoi le mouvement étudiant  contre la réforme des universités n’a t-il pas ou très peu déclenché de débordements ? Une des  réponses est sans doute que pour l’instant les étudiants sont  encore intégrés à la république ,écoutés et représentés et que les autres non. Pour ces jeunes la rupture si chère à Nicolas Sarkozy est consommée avec la république , cela se traduit par des affrontements et des comportements inacceptables. Certains diraient que ces jeunes sont délinquants par défaillance éducative parentale . A ces bien pensants, il est possible de répondre que l’éducation est  effectivement une question centrale tout en leur conseillant d’être au chômage, de laisser leur réseau relationnel  et leurs diplômes de coté, d’aller habiter deux  années en cité avec deux ou trois adolescents déjà dans  une période difficile puis  de revenir donner des leçons après. Quelles auraient été les conséquences dans le parcours du  fils Sarkozy de l’épisode de la fuite et du geste suite à sa collision en scooter s’il n’était pas le fils de et si le propriétaire de la voiture était un notable ? Force est de constater vu le nombre de jeunes impliqués dans l’agression des forces de police  qu’il ne s’agit pas d’un phénomène marginal qui ne concernerait que quelques individus . Comme ce n’est pas une mode et que cette question concerne l’ensemble des banlieues on ne peut pas considérer que pour un nombre non négligeable  de jeunes le simple fait d’habiter un lieu conduise à contracter le virus de la conduite violente déviante. Objectivement  c’est donc bien qu’il y a quand même des explications  rationnelles à cette situation de crise et au fait qu’un enfant de banlieue  devienne plus qu’un autre un adolescent ou un jeune adulte violent  .

Nous sommes arrivés à des sommets car depuis plus de trente ans personne n’a vraiment pris la juste mesure de cette  spirale infernale qui a conduit au fil du temps à la marginalisation et à l’exclusion sociale de toute une population. Les banlieues constituent le cout social et humain de la croissance et de politiques inconséquentes d’urbanisme et d’aménagement du territoire. Aujourd’hui, les habitants des quartiers populaires sont dégoutés car ils subissent la quintuple   peine. Le taux de chômage est exponentiel, l’habitat est dégradé, les habitants sont les premières victimes de la délinquance, les services publics disparaissent les uns après les autres, ils ont conscience que leurs enfants n’auront pas plus de chance qu’eux . La plupart des habitants sont  des citoyens paisibles et malgré tout silencieux pour lesquels la république n’a même pas la correction de mettre en pratique ses principes d’égalités et de solidarité .Beaucoup de discours d’intention sont faits mais dans réalité  l’état ne met pas tous les moyens qu’il devrait dans les quartiers populaires. Ni en matière d’éducation et de formation, ni de sécurité, ni de transport . Histoire d’en ajouter le précédent ministère de l’intérieur dirigé par Nicolas Sarkozy a  même jugé intelligent de supprimer la police de proximité . Qui aurait l’idée saugrenue dans un village de supprimer le  garde champêtre qui connaît tous les habitants et le terrain ?

Le gouvernement annonce un grenelle par ci et un plan Marshall par là mais à quand une  véritable considération pour les banlieues avec de vrais moyens qui diffèrent  de l’usurpation  verbale qu’est ce pis-aller  pour l’égalité des chances mis en place par le gouvernement Villepin Sarkozy . Le gouvernement actuel copie conforme dans la continuité du précédent s’est empressé de donner 15 milliards en cadeaux fiscaux tout en demeurant dans  l’incapacité de travailler sérieusement sur la question des banlieues en dehors du champ médiatique. L’état a  une responsabilité énorme , il est grand temps que les véritables problèmes soient traitées d’une manière autre que circonstancielle. Les débats stériles entre tout sécuritaire et du tout éducatif sont désuets, le vrai débat n’est pas là . L’éducation, le droit au travail et à un habitat décent comme le respect de la loi et la sécurité sont des préalables qui ne s’opposent pas . La question centrale est de remédier à ce mécanisme pervers dont on sait qu’il produit de l’exclusion. Les habitants des banlieues subissent un concentré d’exclusion et de discrimination contraire au
x principes de la république .

La  question demande plus une mobilisation de tous et des mesures concrètes que le déballage  de lieux communs sous les feux  de la rampe. Or actuellement le traitement serein des questions sociales et la réflexion distanciée ne sont pas à la mode. La communication  gouvernementale  fonctionne par SMS (Sarkozy Message System ).  Le Président de la République, à peine débarqué de Chine  s’est donc vite exprimé sur les évènements dans sa précipitation habituelle et avec la distance  toute relative que l’on lui connaît. Il s’est en  premier lieu  rendu aux cotés des fonctionnaires de police pour faire part de son estime et son soutien à tous les agents de l’état qui ont été blessés dans l’exercice de leurs fonction, ce qui est tout à son honneur. Puis il n’a pas pu s’empêcher de faire une longue tirade sur les auteurs des agressions sur les forces de l’ordre et de déclamer qu’il en répondrons devant les assises avec une sévérité exemplaire. Ce qui est surprenant ce n’est pas ce qui est dit c’est ce que ça sous entend et ce que cela veut dire. Le Président de la République qui est garant des institutions n’a pas a se substituer à la justice même en parole et encore moins sur le registre émotionnel. C’est à la justice de décider de ce qu’elle fera quand les auteurs présumés  seront déférés, en toute indépendance et selon les personnes et les actes dont ils sont présumés être coupables. Nicolas Sarkozy insiste tellement sur sa garantie personnelle qu’il laisse planer le doute sur le fait que sans lui les auteurs risqueraient d’échapper à la justice. A notre connaissance la France n’a pas attendu la Présidence Nicolas Sarkozy pour que les auteurs de violences soient poursuivis et jugés . L’épisode du bas des immeubles  n’a visiblement pas éclairé l’homme providentiel. Insinuer que la justice va maintenant être rendue et que ce n’était pas le cas auparavant est de nature à diviser les citoyens et exacerber les difficultés.

L’ amalgame et les registres émotionnels  sont préjudiciables à un traitement efficace de la problématique . Il y a d’un coté  les enquêtes  concernant les auteurs des violences et  sur l’accident qui a causé la mort des deux adolescents qui suivront leurs cours .Sur ces deux questions La police et justice feront leur leur travail . De l’autre il y a urgence à aborder le problème des banlieues et à apporter des solutions efficientes . Sur ce second aspect le travail nécessite la coopération de tous même si sur le fond  les politiques de droite ne peuvent conduire qu’à l’accroissement des inégalités et à une société violente  . Comme le dit si bien un  groupe toulousain il faut  de mettre de l’huile. Il s’agit effectivement de mettre de l’huile dans les rouages….mais pas sur le feu.

dimanche, 25 novembre 2007

Nicolas Sarkozy retombe toujours sur l’épate

Ouf !  Nicolas Sarkozy a eu chaud , les grèves sont terminées,  il peut enfin continuer  à s’auto congratuler à travers des écrans de plus en plus plats et une distance journalistique de plus en plus mince. A vrai dire il n’est pas peu  fier  de sa  première réforme symbolique. "Cette réforme, je l'ai promise, je l'ai tenue", s'est félicité le président de la République. Comme quoi , en matière de compliments on n’est jamais aussi  bien servi que par soi même. Toutefois à vrai dire on ne l’a pas beaucoup entendu durant les grèves.  Cela ne nous a d’ailleurs pas manqué car malgré les perturbations c’est reposant  . On avait presque failli croire qu’il avait miraculeusement pris conscience que d’autres membres du gouvernement pouvaient jouer un rôle sur le devant de la scène. Mais ne rêvons pas cette interruption de programme qui ne pouvait être que momentanée n’est que l’interlude d’un film au scénario méticuleux. Comme aux échecs, en début de partie les pièces maitresses sont protégées. L’analyse à postériori est quand même de dire que la réforme des régimes spéciaux de retraite était inéluctable . La montagne a accouché d’une souris car l’issu était écrite. Ce premier conflit social préfigure une attaque en règle  de l’alliance Sarkozy/Medef  sur le droit du travail et les retraites. Durant le conflit Madame Parisot a d’ailleurs lancé quelques salves en préconisant la suppression de la durée légale du travail. Le premier pas vers la suppression des verrous qui contribuent à la protection des salariés est fait.  François Fillon qui a enfin réussi a exister un peu ne se lasse pas de mettre en avant l’exemplarité de la gestion de cette crise qui aurait pu être évitée. Sans cacher ses intentions  de peser sur le débat social à venir  il se risque même à la modestie et relativise en disant  « Il ne faut pas prendre la réforme des régimes spéciaux comme l'étalon de la rupture ».  Il  eu en effet été un quelque peu prétentieux que de le croire.  Le démantèlement du droit du travail et des retraites au détriment des salariés est une autre histoire. Puis  chassez le naturel et il revient au galop, il parait  difficile d’imaginer  que Nicolas Sarkozy qui a pour habitude de faire cavalier seul lâchera la bride à son premier ministre . Même s’il semble avoir enfourché un nouveau cheval de bataille antisocial,  François Fillon   sera contraint  de revenir sur les talons et continuera  à occuper une place de collaborateur dans l'écurie présidentielle.

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Dessin réalisé par Florian Roulies

vendredi, 23 novembre 2007

Les aventuriers du pouvoir d’achat perdu

Lors du congrès des maires de France Nicolas Sarkozy a été très prompt pour dire  qu’il annoncerait des mesures nouvelles en faveur du pouvoir d’achat d’ici la fin de la semaine. Toute la France en haleine attendait avec impatience les mesures extraordinaires qui  contribueront à remplir les chariots. La certitude avec laquelle s’est exprimée le chef de l’état engageait même à se demander s’il n’allait pas annoncer la découverte de la pierre philosophale. Mais adieu veaux, vaches, cochons le Président de la République ne s’exprimera pas pour l’instant sur le sujet au prétexte que des français vraiment pas sages sont encore en grève. Le chef de l’état  qui part en  Chine samedi  annoncera éventuellement  ses mesures miracles à son retour mercredi ou jeudi. Peut d’être sera t-il d’ailleurs porté  par l’élan de  bravitude que lui aura inspiré le dragon à 5 griffes  .En attendant, ceux qui comptaient  sur un geste pour faire du shopping ce week-end devront patienter ou se risqueront à  jouer à un de ces jeux  de  grattage immédiat.

jeudi, 22 novembre 2007

Il faut faire un contrôle anti dopage pour le Medef

C’est extraordinaire la pleine forme et la santé que tient le Medef depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. Rien de tel que d’avoir contribué largement à installer son champion à l’Elysée pour vous revigorer . Puis un beau cadeau fiscal en plein été comme ça sans rien demander, sans manifestation,  ça vous galvanise les foules. Depuis les idées fusent et madame Parisot ne se lasse pas de faire part de ses propositions plus antisociales les unes que les autres et d’avoir un avis sur tout. Il faut dire qu’elle est bien encouragée par le Président de la République qui est allé jusqu’à faire montre de la plus grande sympathie en assistant au congrès annuel du Medef. La dernière idée de Laurence Parisot  que l’on pourrait qualifier d’idée du siècle est de tout simplement supprimer la durée légale du travail. Dans le même style on pourrait aussi abolir le contrat de travail , supprimer toutes les caisses sociales et les charges afférentes , voter un texte sur le lien de subordination absolu…. Les idées de mesures qui peuvent contribuer à plus de régression sociale ne   manquent pas. Madame Parisot qui est loin du flux tendu  sur le sujet en a tout un  stock en réserve. S’exprimant sur les conflits sociaux actuels elle va même jusqu’à rendre responsable les salariés grévistes de la faiblesse de la croissance. On l’a connu plus discrète, voire plus posée à propos de la caisse de l’IUMM ( fédération patronale de la métallurgie) ou de l’emploi des fonds de la médecine du travail . Aujourd’hui elle voudrait nous faire croire que les difficultés économiques de la France sont dues en grande partie aux grèves et à un code du travail liberticide. Ce qui est étonnant pour une personne qui a dirigé un important institut de sondage c’est le peu de perspicacité de l’analyse et le discours caricatural . C’est d’ailleurs assez significatif des obstacles culturels qui en France rendent difficile un dialogue social serein et des modes de coopération efficients. Pour établir un dialogue, un respect minimum est nécessaire.  Madame Parisot dit que si les salariés ont un pouvoir d’achat faible c’est qu’ils ne travaillent pas assez donc qu’en déréglementant totalement la durée légale du travail on donne la possibilité à chacun d’augmenter son pouvoir d’achat. Ce raisonnement est une négation de la réalité de salariés qui effectuent un travail difficile  pour un salaire qui ne leur permet pas de vivre. Dans les faits avec un irrespect le plus total  elle propose à des salariés de se ruiner à la tache pour obtenir un salaire décent .Il faut dire que c’est Nicolas Sarkozy  qui donné le la et qu’il n’y a aucune raison que le Medef ne surenchérisse pas. Maintenant et l’un et l’autre se gardent bien d‘aborder  le sujet délicat des échelles de salaire et de l’accroissement exponentiel des écarts . Pourtant avec la financiarisation de l’économie il s’agit bien là de sujets de fond au centre de la problématique.  

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mercredi, 21 novembre 2007

Un Président généreux avec les riches ,chiche avec le peuple, large pour lui même

Nicolas Sarkozy s’est précipité pour faire un énorme cadeau fiscal aux français les plus fortunés mais il parait très déterminé à tenir bon pour ne pas répondre aux  demandes légitimes des agents de la fonction publique. Pourtant c’est près de 700 000 personnes composées pour l’essentiel de salariés des fonctions publiques et sympathisants qui sont descendues dans la rue  mardi 20 novembre pour se faire entendre sur la baisse de leur pouvoir d’achat et leur mécontentement des baisses drastiques d’effectifs annoncées par le gouvernement. Ces manifestations à la croisée des chemin de trois mouvement ont aussi rallié les salariés des entreprises publiques concernées par les régimes spéciaux de retraite et les étudiants opposés à la réforme des universités .S’il y a bien un point commun entre les trois revendications que le chef de l’état ne semble pas apprécier à sa juste mesure c’est un ras le bol des injustices et du manque de concertation. La méthode Sarkozy a cela de pervers qu’elle tend à vouloir renverser la situation en usant comme à l’accoutumé de tout l’arsenal médiatique dont on n’arrêtera pas de dénoncer qu’il est aujourd’hui majoritairement inféodé au pouvoir. On voudrait nous faire croire que la France est prise en otage par une poignée de salariés privilégiés au plus grand mépris du droit constitutionnel de grève. Sauf que dans la réalité c’est bien la politique et les méthodes du  gouvernement qui sont en cause . Ce gouvernement voudrait aujourd’hui passer pour un gentil négociateur ouvert et favorable au dialogue alors qu’il a lui même créé une situation de blocage en imposant d’autorité des cadres de négociation fermés  et en asphyxiant la fonction publique par des réductions massives d’effectifs et un gel des salaires masqué par la fausse éventualité d’heures supplémentaires . Non pas que les réformes ne soient pas indispensables mais la méthode Sarkozy est contreproductive car l’ultra médiatisation permanente empêche des discussions de fond qui ont besoin d’être effectuées dans la sérénité en prenant le temps voulu. La France est aujourd’hui gérée comme un « reality show » ( traduction française : réalité chaude) par  un Président de la république qui communique en permanence sur les registres de la symbolique ,de l’affect et aussi du café du commerce .La technique est d’autant plus dangereuse que  tous les projets sont conduits sur un mode conflictuel et une absence de coopération réelle. Ceci expliquant cela, c’est bien la méthode qui est responsable des situations de blocage actuelles. Puis  pour rester sur le registre de la symbolique si cher à Nicolas Sarkozy ,  il y a quand même un certain culot voire  une forme d’arrogance à se revendiquer de  la justice et l’égalité. En effet  dans le même temps que les régimes spéciaux de retraite sont mis à  plat au nom de l’équité, que le pouvoir d’achat est en chute libre, le traitement  du  Président de la République est augmenté de près de 200 % ...à la demande l’Elysée. A t-on déjà vu un vrai général en campagne claironner qu’il mangera du caviar en sommant  ses troupes de restreindre leurs maigres rations de fayots ? Si c’est comme cela que l’on crée un choc de confiance on a sincèrement vu mieux. Nicolas Sarkozy qui est un fin communiquant ne pouvait pas ne pas savoir que cette augmentation  serait très mal perçue . S’il l’a fait c’est en connaissance de cause en privilégiant consciemment son intérêt . En tous cas pour les françaises et les français pour qui l’augmentation du prix du chariot et de l’essence à la pompe  n’ont rien de virtuels, l’indécence de cette annonce comme les allègements d’impôts sur les grandes fortunes ont du mal à passer.  Le Président qui semble avoir compris qu’il a poussé le bouchon un peu loin espère calmer la fronde en tirant du chapeau un artifice de dernière minute. Est ce une prime de fin d’année ou le Père Noël avant l’heure ? Quel Jack médiatique va sortir de la boite  à images ?.  Quelle que soit la mesure démagogique circonstancielle  qui apparaitra comme par miracle, l’enchantement  ne pourra s’avérer crédible qu’au pays de cocagne. Or nous sommes dans la vraie vie. Le problème du pouvoir d’achat,  dans ce pays riche qu'est la France, ne se résoudra pas d’un coup de baguette magique mais par un travail de fond  sur l’échelle des salaires . Pour l'instant , la majorité des francais  aura beau laisser ses souliers usagés au pied du sapin , ils ne se rempliront pas des fameux  sacs d'euros des leurres supplémentaires .

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lundi, 19 novembre 2007

Le parti socialiste Biterrois en ordre de marche pour les élections municipales et cantonales

Après les élections internes dans les sections, c’est vendredi 16 novembre que les candidatures de nos camarades pour les élections cantonales  et la tête de liste aux municipales ont été confirmées par le conseil fédéral du Parti socialiste de l’Hérault. Il convient de saluer la sérénité dans laquelle s’est déroulée cette phase interne , l’ensemble des candidats à l’investiture pour la qualité des débats et leur investissement , les secrétaires des quatre sections socialistes de Béziers  , le Conseil Fédéral et Robert Navarro premier secrétaire fédéral qui ont mené à terme cette première étape  . Cette phase interne étant  achevée tous les militants socialistes sont mobilisés aux cotés des candidats  pour mener le combat électoral des municipales et des cantonales.


Candidats socialistes aux élections municipales de Béziers et aux élections cantonales du 1er et 2ème canton de Béziers :

 

Elections Municipales Béziers 

Tête de liste :                       Jean Michel Du Plaa

Elections  cantonales Béziers 2ème Canton


Candidat titulaire :                Claude Zemmour

Suppléante :                        Zolika Brafman

Elections cantonales Béziers 1er Canton 


Candidate titulaire :              Dolores Roqué

suppléant :                          Fabien Nicolas

Lire les articles du midi libre du 18/11/2007 :

Les candidatures validées par le conseil fédéral.pdf

Claude Zemmour , Dans la continuité d'Eliane Bauduin.pdf

Anecdote :
A  la même période  la droite Biterroise se réunissait dans le cadre  de l’association  "Béziers –Demain " qui a …25 ans d’existence . La dénomination "Béziers-Demain" paraît un quelque peu usurpée et prétentieuse pour cette association de continuation des politiques conservatrices de droite . A plusieurs titres  l’appellation " Béziers-Hier " paraitrait plus appropriée.

 

vendredi, 16 novembre 2007

Le dernier forfait de Rachida Dati

A l’inverse du  vin nouveau , ce n’est pas un événement joyeux car le gout est amer. Ainsi le budget de la justice a été débattu puis adopté hier  sur fond de grogne générale contre le plan de désertification judiciaire et l’autoritarisme de la méthode Dati. Si la justice est aveugle, force est de constater que l’équité est la moindre des préoccupations d’une  garde des sceaux sourde à toute concertation. Après avoir colporté la bonne parole dans toute la France pour annoncer la fermeture de près de 200 tribunaux de proximité , Madame Dati remet en cause le principe de la gratuité de l’aide juridictionnelle. Alors que la vraie question  serait de travailler à l’amélioration  de l’égalité  des justiciables, elle envisage  de restreindre encore plus l’accès à la justice de nos concitoyens les plus modestes sous prétexte que le nombre de bénéficiaires a augmenté. Elle propose, en s’inspirant vaguement d’ un rapport d’un député très à droite , que les justiciables sans moyens paient un forfait.  Le simple fait d’y penser est significatif du peu  de cas que   Madame Dati fait du principe républicain d’égalité d’accès à la justice. La réalité est que si le budget de l’aide juridictionnelle est en augmentation c’est aussi que nombre de français se sont appauvris sous les gouvernements de droite. C’est d’ailleurs cette augmentation des inégalités que constate un rapport de l’INSEE qui vient d’être publié.  Au lieu de mettre en œuvre des stratégies d’augmentation du pouvoir d’achat , la politique Sarkozy consiste  à l’amputer encore plus en instaurant des « franchises » généralisées . Dans la lignée de  la taxe sur les malades,  Madame Dati  qui n’est en rien  ministre de la justice sociale, prépare  donc une taxe sur les victimes .

 

lundi, 12 novembre 2007

La commission des finances du Sénat n’avale pas la couleuvre budgétaire du gouvernement

La martingale divinatoire que le gouvernement a l’indécence de présenter comme le budget 2008 de la nation  n’a pas endormi la commission des finances du Sénat. Un rapport du 8 novembre dénonce preuves  à l’appui que l’irréalisme de ce budget  se chiffre en milliards d’euros  : dépenses publiques sous évaluées, croissance surévaluée, transfert de charges de l’état sur les collectivités locales. Non seulement ce prévisionnel  fantaisiste constitue une tromperie manifeste à l’égard des français mais aussi vis à vis de nos partenaires européens. En effet  les promesses faites à nos partenaires par  Nicolas Sarkozy pour arriver à l’équilibre budgétaire sont  incontestablement intenables. A l’aube des élections locales  personne n’est dupe que ces  « comptes à dormir debout » dont  l’insincérité  est flagrante préfigurent  un autre budget dores et déjà élaboré et  d’une toute autre facture. Après les municipales et les cantonales, après avoir fait de beaux cadeaux fiscaux aux plus favorisés , c’est la majorité des français qui  va donc devoir passer à la caisse. Le budget de bérézina sociale qui sera mis en œuvre par ce gouvernement articulera une  hausse des impôts et taxes et des réductions drastiques des services publics. Si les citoyens peuvent toujours courir pour  que « travailler plus gagner plus »  augmente leur pouvoir d’achat , il ne fait aucun doute que ce gouvernement met en pratique la politique budgétaire du « dépenser plus pour donner moins. ». Mais pour l’instant avant les élections locales, officiellement il n’est pas question de restriction budgétaire. D’ailleurs tout va bien puisque le Président vient d’être augmenté de 140% . Puis il paraît que les mots comme déficit ou  rigueur sont de nature à altérer un  soit disant choc de confiance que comme sœur Anne nous ne voyons pas venir. En réalité, en guise de choc , c’est bel et bien une douche froide et une addition salée qui vont réveiller la France des promesses incantatoires de Nicolas Sarkozy.

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Téléchargez Le document du groupe socialiste :
"L'austérité près de chez vous" 
ConjonctureEco[1].pdf

dimanche, 11 novembre 2007

La justice à la carte à Montpellier

Rachida Dati  avait plusieurs fois joué l’arlésienne mais dans le cadre de son tour de gaule du démantèlement judiciaire , elle s’est finalement rendue à Montpellier samedi 10 novembre.Elle n’a pas du être déçue car elle a été accueillie comme il se doit sous les huées  scandalisées de manifestants de l’ensemble des professions de justice . Rien d’étonnant à ce que l’émissaire du monarque ne récolte qu’indignation et révolte en France et en Navarre quand elle vient pour annoncer la décapitation de tribunaux régionaux . Le comble c’est que dans la stricte lignée de la stratégie de communication de Sarkozy la méthode privilégie la mise en scène médiatique au détriment du fond. Cette grugerie est destinée à faire croire à une pseudo concertation alors que tout est décidé d’en haut de la manière la plus autocratique qui soit. Cela ne change vraiment rien sauf à agacer encore plus que Rachida Dati aie fait le  déplacement pour annoncer des fermetures de tribunaux car pour le coup c’est vraiment déplacé. C’est un peu comme si on vous donnait un coup de pied aux fesses en vous expliquant  que cela ne va pas faire mal parce qu’on vient vous voir et qu’en plus on a le culot de vous dire « c’est bien moi qui vous l’ai donné ce coup de pied » . Le gouvernement pour justifier cette réforme qui va être effectuée au détriment des justiciables avance l’argument hypocrite  du plus d’efficacité . Il est illusoire de croire que la disparition de structures de justice de proximité va aller dans le sens de plus d’efficacité sous couvert que les juges regroupés travailleront mieux ensemble. La réalité est que la réforme de la carte judiciaire à la mode de droite va dans les sens d’un démantèlement des services publics. Les délais de traitement des dossiers judiciaires sont déjà parmi les plus longs mais non le gouvernement trouve efficace de supprimer des moyens au lieu de réellement penser une réforme efficiente et concertée. Ce gouvernement qui a  vraiment de drôles idées en matière d ‘aménagement des territoires nous prépare  une justice à la carte.

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Dessin d’actu réalisé par Florian ROULIES

 

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