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lundi, 30 juillet 2007

Hortefeu change la mission des inspecteurs du travail

Le fameux ministère de l ‘immigration et de l’identité nationale, dont le triste nom est à lui seul une navrante caricature communique. Brice Hortefeu dit que sa « détermination est totale » dans la lutte contre le travail clandestin. Quand il parle de travail clandestin , il parle  bien évidemment  des employeurs de personnes sans papiers et exclusivement des personnes étrangères concernées. Cela va d’ailleurs de pair  avec la  nouvelle mesure qui oblige les employeurs à  faire vérifier la validité des titres de séjours auprès des préfectures. Ce qui est en fait une discrimination à l’embauche pour les travailleurs étrangers en situation régulière. C’est un peu comme s’il fallait lors d’un contrôle systématiquement vérifier la validité de sa carte d’identité ou de son permis de conduire. Effectivement le travail clandestin est un chancre .Ces employeurs là sont des profiteurs , les travailleurs sont exploités  donc l’augmentation des contrôles est nécessaire pour couper court à ces pratiques  . Mais le  problème est vraiment mal posé. Le travail dissimulé ne concerne pas exclusivement les personnes sans papiers. En Languedoc Roussillon par exemple ,c’est le secret de polichinelle, on évalue le travail dissimulé entre 20  et 30%. Tout le monde sait bien quels  sont les secteurs d’activités concernés .La réalité c’est que pour l’instant il ne semble pas y avoir de réelle volonté politique ni de moyens suffisant dégagés. Les préoccupations de monsieur Hortefeu  ne concernent que la partie lutte contre l’immigration clandestine et il se moque bien de l’ensemble de la problématique. Seule lui importe  une politique d’immigration restrictive et médiatique dont la finalité est de contenter une partie de l’électorat du front national qui a voté Sarkozy . L’immigration des élites ne le gêne pas non plus quitte à  ce  que comme c’est le cas aujourd’hui il y ait plus de médecins Maliens en Ile de France qu’au Mali .Le gouvernement est  donc bien décidé a donner cette mission qu’il juge prioritaire aux inspecteurs du travail. Si cela fait partie de leurs prérogatives , les inspecteurs du travail sont loin d’avoir pour unique vocation les contrôles pour travail clandestin, ils doivent veiller au respect du code du travail dans son ensemble. Il est à craindre que cette partie là n'intéresse pas beaucoup le gouvernement qui est plus occupé à le démanteler qu’à le défendre. En effet les inspecteurs du travail sont déjà en sous effectif flagrant. Dans bien des secteurs on ne peut pas réduire le nombre de fonctionnaires et être efficace sur tous les terrains.

 

vendredi, 27 juillet 2007

Pourquoi Sarkozy s’attaque au droit de grève dans les transports maintenant ?

Le projet de loi sur « le service minimum » dans les transports publics sera examiné à partir de lundi à l’assemblée . En réalité il vaudrait mieux parler du projet de loi d’encadrement et de restriction du droit de grève dans les transports publics. Si le développement de la culture de la négociation entre les salariés et les employeurs serait une bonne chose , il n’est nullement nécessaire de légiférer sur la question. Pour le coup le texte présenté est bel et bien une atteinte au droit de grève car les salariés devront se déclarer personnellement 48 heures à l’avance et ne pourront pas changer d’avis dans l’intervalle . Puis la possibilité de l’entreprise de consulter par vote les salariés au bout de huit jours est une atteinte grave aux droits fondamentaux. En effet l’exercice  du droit de grève est une liberté individuelle. Si le texte n’interdit pas franchement le droit de grève, il prévoit tous les obstacles possibles afin de le limiter. Il faut quand même rappeler que le droit de grève n’a pas été obtenu pour embêter les usagers mais bien pour que les salariés puissent défendre ou obtenir de meilleures conditions de travail. Sans les grèves bon nombre de mesures dont chacun bénéficie aujourd’hui n’auraient jamais vues le jour. Le pire dans cette histoire pour un gouvernement qui prône la négociation c’est que justement le temps de la négociation n’a pas été pris alors que le service minimum existait déjà de fait car il était assuré par les non grévistes. Il y avait-il une urgence absolue qui obligeait à agir dans la précipitation ?.En réalité,  dans la stratégie du gouvernement cette mesure est la première étape préalable nécessaire à son  programme  de  démantèlement du code du travail et de mesures anti sociales . D’ailleurs Fillon ,matador calculateur ,lance quelques banderilles de temps en temps pour tâter le terrain en attendant d’avoir les oreilles et la queue du code du travail . C’est pour cela qu’il a notamment annoncé  l’éventualité d’un service minimum dans l’éducation nationale alors qu’il prévoit dans le même temps la suppression de 17 000 postes d’enseignants. La corrida gouvernementale ne fait que commencer , la restriction du droit de grève dans les transport marque le point de départ de la curée sociale.Si Sarkozy s'attaque en premier lieu au droit de grève dans les transports c'est parce que la grève dans ce secteur est très paralysante. En cas de grève générale il espère ainsi limiter l’effet levier que peut avoir une grève dans ce secteur. Sarkozy agit comme un bon chef militaire. IL affaiblit en premier lieu les troupes de choc puis dans  un deuxième temps il va attaquer sur tous les fronts pour éviter un regroupement . Ce ne sera pas trop difficile car les revendications et la défense des droits sont aujourd’hui assez corporatistes.Les chantiers qui sont en cours ne sont pas des moindres car il s’agit du système de retraite, de la sécurité sociale, de la mise en œuvre d’un contrat précaire de type CNE, de la facilitation des licenciements.Malgré ce avec cette méthode le gouvernement prend des risques car il évitera difficilement des conflits sociaux majeurs alors que la voie du dialogue est possible.

jeudi, 26 juillet 2007

Chômage, baisse,mensonges et radiations

Selon un bilan de l’UNEDIC le nombre de sanctions prononcées à l’encontre de chômeurs a plus que triplé entre 2005 et 2006.La proportion du nombre de chômeurs pénalisée reste toutefois très infime car elle représente 2% des personnes indemnisées. Parmi les personnes sanctionnées nombre d’entre elles l’ont été pour absence à un rendez vous avec l’ANPE. A chaque fois que la CGT est intervenue sur cette question  l’ANPE  a perdu car elle n’a pu  faire la preuve que le demandeur d’emploi  avait bien reçu sa convocation. A noter que le système administratif de convocation écrite est discriminatoire car les demandeurs d’emplois qui ont les plus bas niveaux de qualification ou  qui maîtrisent mal l’écrit et la gestion du temps sont plus exposés à  des sanctions que les autres. Mais le plus inquiétant dans les chiffres de la DARES c’est que selon ce rapport le nombre de radiation pour non présentation à une convocation est supérieur aux radiations pour reprise d’emploi . En effet les radiations pour reprise d’emploi ne représentent que 24,9% alors que celles pour absence au contrôle représentent 39,1%. Il faut ajouter aussi pour relativiser les chiffres de reprise d’emploi qu’aujourd’hui une personne qui prend un emploi à temps partiel y compris dans le cadre d’un CAE est automatiquement radiée. Si elle veut bénéficier des services de l’ANPE elle doit se réinscrire. Cette pratique systématique est abusive notamment pour les personnes en contrat aidés car un CAE est un contrat précaire qui nécessite un accompagnement en terme de recherche d’emploi . Puis en tout état de cause les personnes à temps partiel non choisi recherchent un emploi à temps plein. Cette pratique est scandaleuse car nombre de  personnes mal informées ne font  pas la démarche immédiate de réinscription. C’est autant de demandeurs d’emplois de moins. La liste des stratégies administratives pour faire baisser le chômage est longue. Aujourd’hui le gouvernement se félicite d’une « baisse historique » du chômage qui reviendrai au niveau d’avant 1981 mais il n’y a vraiment pas de quoi. Pour preuve tous les contrats aidés précaires n’existaient pas auparavant ni le RMI d’ailleurs. Comme chacun le sait le baromètre du chômage est faux, certains parlent même de « mensonge d’état ». Pour l’instant il ne semble pas y avoir de vraie volonté de mesurer précisément le nombre réel de demandeurs  d’emplois en France. Le gouvernement préfère garder son système statistique faux et se complaire dans le mensonge. Dans l’immédiat, la seule hausse historique qui est à porter au crédit de ce gouvernement c’est une mauvaise foi décomplexée exponentielle . 

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mercredi, 25 juillet 2007

Ramer Sans Argent , le gouvernement veut expérimenter le RSA

13 milliards  d’allègements fiscaux pour une poignée de favorisés, contre 25 millions pour les 50 000 personnes du dispositif d’expérimentation  du RSA c’est ce  qu’a  dénoncé  à juste titre la députée socialiste  Marisol Touraine. Le gouvernement ne manque en effet pas d’air car il est beaucoup moins ambitieux avec la lutte contre la pauvreté qu’avec le culte de la réussite individuelle et de l’argent. Il ne l’est effectivement pas par ce que c’est un problème culturel de la droite. Si la charité est admise car il s’agit d’un vestige de pratiques plus ou moins religieuses de bon aloi, le RMI a toujours posé problème à la droite. Au final dans la conception de la droite mis à part la bonne conscience que confère la charité le pauvre est tout de même fainéant et la personne au RMI un assisté qui profite du système. La raison première du gouvernement à  mettre en place le  RSA n’est donc pas tant de vouloir que les personnes s’en sortent mais de faire en sorte que tous les pauvres travaillent. Quels  sont donc ces pauvres qui coûtent à la société et  qui empêchent les riches d’être encore plus riches ? Ce qui était bien avec l’aumône c’est que c’était facultatif alors que le RMI est un droit.. Le fait que la situation soit  beaucoup plus compliquée que cela car la pauvreté est aussi structurelle est un paramètre qui échappe complètement aux cerveaux formatés des libéraux à tout crins.  François Fillon  a d’ailleurs déclaré  à  propos d’ aspects du   RMI qui constituent un frein  à l’insertion vouloir « en finir avec un système idiot ». L’envie est vraiment trop tentante de lui retourner le compliment car il faut rappeler que sans le RMI que la gauche a eu le courage de mettre en place la situation serait catastrophique. Monsieur Fillon , l’actuel  Président de la République et tous ses apôtres n’ont vraiment rien compris au problème  ou alors ils font semblant de ne rien comprendre . A les écouter on finirait  par croire que c’est les salariés qui sont responsables du chômage. Le RMI comme le chômage sont les résultantes d’une économie dans l’incapacité d’assurer le plein emploi, ce qui a pour conséquence de laisser des personnes au bord du chemin . La problématique principale  est aussi que le RMI qui devrait être une situation de « dépannage » tend à s’inscrire la durée pour nombre de personnes. Dans une situation de crise de l’emploi ce n’est pas un hasard si les personnes les moins formées sont les plus touchées. En y regardant de près ce n’est pas un hasard  non plus si ce phénomène touche les personnes les plus fragilisées. Cela conduit a un problème majeur qui va au delà  de l’emploi et qui s’appelle l’exclusion sociale. On voudrait nous faire croire que le problème principal est que les français ne travaillent pas assez. A ce qu’il paraît en France travailler rapporterait moins que vivre avec les minimas sociaux. Essayez donc  de vivre  en couple avec 661 € par mois ( 4330 F pour deux personnes), sachant que le RMI est une allocation différentielle, donc que dans ce minima sont intégrés tous revenus et toutes aides (sauf l’allocation logement). Toute la campagne présidentielle a d’ailleurs été alimentée par cette ineptie néanmoins populaire. Si je suis salarié et que mon pouvoir d’achat est minime c’est bien connu c’est par la faute du copain qui survit avec le RMI. Le pire c’est qu’avec de telles théories la droite  a même réussi à diviser les pauvres et à les monter les uns contre les autres. Il existe effectivement des personnes qui profitent indûment du système mais c’est une minorité face à l’écrasante majorité de bénéficiaires qui survivent plutôt très difficilement avec  le RMI. Doit on au nom d’un problème marginal qui de surcroît fait déjà l’objet de contrôles et sanctions  méconnaître sur le fond les difficultés  alarmantes de l’insertion des public  bénéficiaires du RMI ? doit-on  limiter la question à la comparaison entre les revenus de l’emploi et les aides ? La version de droite du RSA se limite à  cette  conception simpliste qui consiste à penser que le principal problème est la valorisation du travail par rapport aux aides. En  minimisant les aspects sociaux et la formation professionnelle nécessaire pour que les personnes accèdent à un emploi, la droite minimise la nécessité d’un réel travail d’insertion. Ce qui n’est d’ailleurs pas du tout étonnant quand  les mêmes politiques  de droite sous couverts de décentralisation on effectué un transfert massif de compétences sur les conseils généraux sans la contrepartie financière correspondante. Enfin le fond du problème entre les revenus du travail et les aides ou les minimas sociaux n’est pas celui que l’on voudrait nous  faire croire. Le niveau des salaires en bas de l’échelle est scandaleusement très bas et nombre de salariés subissent la contrainte d’emplois à temps partiels non choisis. La réalité c’est que  dans ce pays il y a  de plus en plus de travailleurs pauvres quand les salaires des grands patrons ne cessent d’exploser. Le problème est donc indéniablement le niveau des salaires plus que le montant des aides. Cela fait effectivement qu’aujourd’hui  une personne puisse éventuellement perdre de l’argent en travaillant compte tenu d’un salaire dérisoire, des frais de transports, des frais de garde d’enfant. Mais est ce que le problème ne se situe pas d’abord sur le niveau de salaire et sur le niveau des services publics ? N’il y a t-il pas aussi a revoir le système d’imposition sur le revenu et les diverses prestations familiales en prenant en compte une notion de revenu disponible ( salaires + aides + charges incompressibles –impôts ) plutôt que des quotients familiaux non significatifs . Il faut bien reconnaître qu ‘aujourd’hui les prestations familiales compensent un niveau de salaire anormalement bas,ce qui revient aussi  à  financer indirectement les entreprises qui pratiquent une politique de bas revenus . Le RSA bien conduit serait  un dispositif des plus intéressant  qu’il conviendrait d’intégrer dans une politique globale de l’emploi et du pouvoir d’achat. Il conviendrait aussi  d’appuyer cette mesure par une stimulation du secteur de l’économie solidaire et par une activation de la dépense publique en vue de la création d’emplois.  Malgré ce vu la politique actuelle du gouvernement et les moyens dégagés pour l’expérimentation il est normal de rester prudent voir septique sur la vision de droite du RSA. Il est à craindre une vision très droitière de la question. La politique de Nicolas Sarkozy tend a faire croire que l’on peut prendre une mesure par ci, un dispositif par là , un individu  la bas  ou ailleurs et que le tout va garantir une action pragmatique et cohérente. Non c’est tout le contraire, c’est comme le bon vin, un assemblage de caractère doit donner une personnalité d’ensemble même si l’on distingue les cépages  et non le breuvage infâme que l’on essaie de nous faire boire .De même  Le RSA  dans le cadre d’une politique économique de droite ne peut être qu'un pis aller et un faire valoir. Par contre le RSA serait  un élément cohérent qui participerait d’un objectif global   dans le cadre d’une politique de gauche en faveur du pouvoir d’achat , d’une politique globale sociale de l’ordre juste,  d’une politique d’aide aux entreprises conditionnée , d’une politique du gagnant gagnant. Le RSA dans la politique de Sarkozy risque donc de bel et bien être comme un chien dans un jeu de quilles . La vérité c’est que si la droite le pouvait elle déréglementerait les salaires. Ce qui permettrait en payant beaucoup moins d’embaucher tout un bataillon de travailleurs pauvres encore plus sous payés qu’actuellement. C’est la vraie vision   de la droite car en  réalité, sauf pour sauvegarder une bonne conscience de tradition, la pauvreté n’a jamais été sa préoccupation principale . La politique d’insertion sociale continuera donc à Ramer Sans Argent et les pauvres pareillement car il ne peut en être autrement sans réelle volonté d’agir.

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mardi, 24 juillet 2007

Sarkozy,tout ce qui brille n’est pas or

Une tribune de François Hollande à propos des deux premiers mois du Président de la république vient d’être publiée dans le monde aujourd’hui. Le premier secrétaire du parti estime que Sarkozy est dans "une stratégie de coup d’éclat permanent "et que pour l’instant les français sont au spectacle devant l’omniprésidence. Il juge aussi sévèrement l’injustice des mesures fiscales , l’inconstance de la politique du gouvernement rythmée par les interventions personnelles du président, l’incohérence de la fausse stratégie d’ouverture facteur de confusion politique. Enfin François Hollande analyse que la politique de droite en prônant des valeurs individualistes au détriment du collectif et de la solidarité ,en mettant les français concurrence ,est en train de construire "une machine à rancoeurs". Nous ne pouvons qu’être d’accord avec le jugement sévère du premier secrétaire , tout ce qui brille n’est pas or et la politique paillette de Sarkozy n’empêchera pas une désillusion prochaine des français.

Télécharger l'article en pdf : tribune F.HOLLANDE.pdf

lundi, 23 juillet 2007

Mais de quoi se mêle Cécilia Sarkozy en Libye ?

L’affaire des infirmières bulgares et du médecin palestinien condamnés à la peine de mort  et emprisonnés depuis 1999 en Libye est une histoire dramatique. Pour rappel ces cinq personnes ont été  accusées puis condamnées à mort sans preuves  au prétendu motif d'avoir inoculé volontairement le VIH  à des enfants d’un hôpital libyen .Le fond de  cette affaire est aussi une sombre manœuvre du régime libyen qui  a eu intérêt à instrumentaliser  les médecins étrangers et ce drame. Face à cette injustice, afin de leur sauver la vie Bruxelles est en négociation avec les autorités libyennes depuis plusieurs années . Depuis peu Nicolas Sarkozy est aussi en négociation ponctuelle. A ce jour les tractations en cours devraient aboutir  à l’extradition  vers leur pays d’origine de ces accusés qui n’ont jamais eu de  procès équitable  et qui n’ont cessé de clamer leur innocence. En contrepartie  une indemnité  d’un million d’Euros  par famille ,c’est à dire 438 millions d’Euros au total ,a été versée par l’Europe. Ce qui , soit dit au passage est un raquet légal de grande envergure digne des pires pratiques mafieuses .Cette histoire est une triste histoire tant sur le plan des droits de l’homme que sur bien des plans .Même si   le principal  est que  les prisonniers soient bientôt extradés,  l’issue n’est pas si heureuse que cela. Dans ce cadre comme à l’accoutumé le Président Français a tenté des interventions qui ont été ou pas été utiles, à visées médiatiques ou non. A vrai dire sûrement un peu de tout cela  mais difficile de  juger de l’efficacité de son intervention. Par contre l’intervention de Cécilia Sarkozy dans ce dossier est tout à fait déplacée voire choquante. A quel titre intervient elle ? est-elle ministre des affaires étrangères suppléante ? S’agit-il d’une nouvelle ouverture aux épouses ?.La question n’est pas une question machiste car elle aurait aussi bien pu se poser pour un compagnon si une Présidente de la République avait été élue. Le conjoint du Président ou de la Présidente n’a aucune légitimité réelle pour intervenir au nom de la France. Les Français n’ont pas élus un roi et une reine. Cécilia Sarkozy n’a aucune compétence particulière sauf sa qualité d’épouse du Président pour représenter la France et négocier en son nom à l’étranger. A notre connaissance Madame Sarkozy n’a jamais eu d’engagement humanitaire ou politique d’envergure et nous ne connaissons même pas sa profession.   Si Madame Sarkozy est à la recherche d’activités citoyennes qu’elle s’engage personnellement en politique, qu’elle intègre un mouvement associatif ou qu’elle crée le sien. Bref qu’elle fasse ce qu’elle veut mais qu’elle le fasse en son nom et en prenant ses responsabilités , en tant que femme libre et non au nom de son époux et de la France. Si le Président l’estime compétente il peut aussi missionner son épouse par des voies institutionnelles. Pour le coup l’intervention en Libye pratiquement à l’issu des tractations est une habile manœuvre pour tenter de faire exister sur le plan humanitaire et médiatique la femme du président.. Exister  en tant qu’épouse de président de droite c’est possible, d’ailleurs la dernière épouse de Président en date,  Madame Chirac , est conseillère générale en  Corrèze mais elle existe surtout en tant que fondatrice et Présidente de l’association pièces jaunes. Son action a particulièrement été significative car dans le même temps  que l’hôpital public bénéficiait de moins en moins de moyens,  Bernadette Chirac  récupérait les pièces jaunes de tous les français pour financer des actions à l’hôpital. A noter que cela est cohérent puisque la droite privilégie la charité pour compenser sa politique de diminution de crédit  de  santé publique . Compte tenu de toutes les diminutions prévues par le gouvernement actuel Madame Sarkozy a donc de nombreux champs d’intervention qui s’offrent à elle si elle voulait éventuellement agir sur les terrains de la charité si chers à la droite. Vu la politique qui est menée ce n’est pas la pauvreté qui risque de baisser en France !

dimanche, 22 juillet 2007

Les Socialistes réagissent face à l'omniprésence médiatique de Sarkozy

Nous en parlons souvent car c’est exaspérant , Nicolas SARKOZY est présent tous les jours dans les médias télévisuels. Toutes les occasions sont bonnes en passant du footing aux petites phrases qui ne sont pas du plus haut intérêt philosophique. Au delà de l’agacement cette ultra médiatisation pose toutefois un problème en terme de démocratie. Non l’image n’est pas neutre et le fait de présenter une personne tous les jours uniquement dans des postures avantageuses fait partie d’une stratégie marketing. Oui un personnage politique qui est montré tous les jours à son avantage pour expliquer « les  bienfaits de son action » cela s’appelle de la propagande et du matraquage . Dans la réalité, même si on peut le déplorer, la télévision joue un rôle très important dans les choix électoraux  et Nicolas SARKOZY est en campagne permanente. Face à cette situation Didier Mathus député du Parti Socialiste a demandé au Conseil supérieur de l'audiovisuel que le temps de parole du chef de l'Etat soit décompté sur celui de la majorité dans  l’objectif de  mettre fin à l'«omniprésence médiatique» du Président. Sa demande s’appuie sur la règle des trois tiers, c’est à dire une répartition équitable des temps de paroles à la télévision de la majorité, de l’opposition et du gouvernement. Jusqu’à présent le temps de parole du chef de l’état n’était pas décompté car le chef de l’état occupait une place à part au dessus des partis. Aujourd’hui ce n’est pas le cas car Nicolas SARKOZY se revendique et est dans les faits le chef de la majorité. De même la proximité du chef de l’état avec les patrons de médias comme Bolloré, Bouygues, Dassault pose question.  C’est pourquoi Didier Mathus, député de Saône et Loire dont nous saluons vivement l’action propose que le temps de parole du chef de l’état soit décompté du temps de la majorité. La question devrait être portée à l’assemblée nationale dès qu’il le sera possible  , c’est à dire pas avant octobre. Dans l’immédiat il est vraisemblable que le chef de l’état apparaîtra quotidiennement sur les écrans. Le seul point positif est que les conseillers marketing du Président  n’aient pas encore pensés à développer des produits dérivés mais cela ne saurait tarder.

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vote interne sénatoriales partielles

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vendredi, 20 juillet 2007

CHIRAC, pas plus de bruit qu’il n’en faut

Les médias font feu de tout bois à la moindre information succulente. Lors de procès il ne se gênent pas du tout pour diffuser des sujets connexes relatant soit de l’histoire, soit de la réaction des voisins, soit du traitement de ce sujet en chine septentrionale…..Bref le sujet est couvert et archi couvert jusqu’à épuisement. Hier Jacques CHIRAC a été entendu dans le cadre d’une affaire judiciaire . Les faits sont bien sur relatés mais pas plus qu’il n’en faut, ils sont pratiquement murmurés. Pas de couverture médiatique comme « Historique un ancien président est entendu . », pas de micro trottoir du type « pensez vous que le fait qu’un ancien Président de la république soit entendu  soit une bonne chose ? », pas de sujets de fond pour rappeler par exemple le contexte et les motifs de la condamnation d’Alain JUPE. En clair on fait dans le soft et Jacques CHIRAC a même eu le temps de préparer une tribune dans le Monde ou il explique le contexte très difficile de l’époque un peu comme au  temps de la prohibition. Il n’est aucunement question de souhaiter un lynchage médiatique ni de contester la nécessaire présomption d’innocence  dont chaque citoyen doit bénéficier. Toutefois la gravité de la situation semble ne pas vouloir être mise en avant. Un ex chef d’état entendu et présumé avoir des responsabilités dans une affaire c’est grave. Sans présumer de l’issu de cette affaire dont il appartient à la justice de trancher, il y a quand même un problème de fond dans ce pays. L’assemblée nationale vient de débattre du projet de loi sur les peines plancher et la récidive. L’excuse de minorité dans certains cas est aussi maintenant écartée . A quand une loi qui mette en avant les circonstances aggravantes et des peines d’une extrême sévérité  pour les  délits  de type recel d’abus de biens sociaux ou prise illégale d’intérêts commis par des élus dans le cadre de leurs fonctions ?. Il y a décidément deux poids et deux mesures.

 

Pour plus d'information  lire l'article de la libre belgique : l'heure des comptes pour CHIRAC

jeudi, 19 juillet 2007

la restauration des institutions : L’armée des 13 sages

Décidément cela fait plaisir de voir que la France fait confiance à sa jeunesse et confère aux femmes un rôle d’extrême importance. Conformément aux habitudes la moyenne d’âge  de la nouvelle commission sur les institutions se situe autour de 63 ans et ne comporte bien sur qu’une seule femme sur treize membres. La Présidence sera assurée par Edouard BALADUR, 78 ans , deux vice-Présidents sont nommés , Jack LANG,67 ans ( ne représentant que lui même ) et Pierre MAZEAUD ,78 ans. Il n’y a nulle volonté dans le propos d’irrespect, ni de stigmatiser l’age des participants mais il convient de faire remarquer simplement la discrimination politique dont sont victimes  les femmes et les jeunes dans ce pays. Et on voudrait vraiment que les choses changent ?. Dès qu’il s’agit d’une commission ou on sensé faire appel à la sagesse le réflexe du choix de l’âge est automatique quitte à oublier la mélodie de Brassens qui nous rappelle que le temps ne fait rien à l’affaire. Mais bon cela apporte une certaine caution , les successibilités sont ménagées  , les traditions sont sauvées. Le pire se situe vraiment sur le fond . S’il y avait vraiment eu une volonté d’ouverture et de dialogue pour la constitution de cette commission ce n’est pas du tout comme cela que les choses se seraient passées. Il y aurait eu une réflexion préalable sur les composantes représentatives de courants politiques en France et un libre choix laissé aux organisation pour mandater un membre.  Cela n’aurait bien sur pas empêché une composition mixte avec des experts ou des personnalités reconnues sur ces questions. Mais non comme d’habitude Nicolas SARKOZY décide de tout et il va même jusqu’à décider qui représente la gauche. IL y a des limites à l’hyperpersonnalisation car sur la question des institutions grâce au nombre de députés socialistes aucune réforme constitutionnelle ne pourra se faire sans  la gauche. Nicolas Sarkozy a donc le beau rôle en disant qu’il est bien gentil de donner la parole à l’opposition alors qu’il n’a pas le choix. Puis dans la même mesure, le cahier des charges qui est défini est encore restrictif. IL s’agit dans les faits de conserver la 5ème république tout en la modernisant. Le Président sait de quoi il parle car le changement dans la continuité a été un axe fort de sa campagne. Ce que la droite appelle rénover s’apparente dans les faits à la restauration car rien n’est nouveau .L’enjeu  principal  en réalité tourne autour  d’une question fondamentale : plus de Présidentiel ou plus de  parlementaire ?  . Nicolas Sarkozy , personne n’en doute, est bien entendu un acharné partisan d’un régime très Présidentiel  .La promesse d’une dose de proportionnelle n’est destinée qu’à faire avaler la pilule. S’il faut rénover les institutions la méthode employée n’est assurément pas bonne et manque d ‘ ambition . Enfin  qui dit que pour que la démocratie vive dans des institutions modernes du 21ème siècle le chantier de la 6ème République ne soit pas la seule voie prioritaire ?

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Merci à Florian ROULIES

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