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jeudi, 18 janvier 2007

François Hollande : le temps de l’espoir

Le 15 janvier 2007, à l’occasion de ses voeux à la presse, François Hollande a évoqué la candidature du président de l’UMP et surtout les atouts du projet et de la campagne socialistes. Extraits de son discours.
« Sarkozy est le candidat du pouvoir sortant. Mais,derrière la confusion des mots, transparaît la panoplie habituelle des conservateurs :
• le bouclier fiscal :non content de l’avoir créé, il sera abaissé à 50 % ; ce qui reviendrait d’ailleurs à supprimer l’impôt sur la fortune ; ce qu’il a déclaré, c’est donc la fin de l’impôt sur la fortune ;
•la baisse de l’impôt sur les sociétés sans contrepartie a également été proposée ;
•la mise en cause de la progressivité de l’impôt sur le revenu avec la déduction sans plafond des intérêts d’emprunt pour l’achat d’une résidence ; ce qui permettra un taux zéro pour les plus favorisés d’entre nous ;
•la taxation supplémentaire sur la consommation ; ce qui a été annoncé n’est rien d’autre que l’augmentation de la TVA ;
•la démolition des 35 heures ;
•la limitation du droit de grève ;
•le contrat unique de travail.
Confusion des genres
La dernière confusion est celle maintenue entre le candidat de l’UMP et le ministre de l’Intérieur. Il veut être le président qui remet la morale au coeur de la politique. Comme ministre de l’Intérieur, il y contrevient déjà largement. Dans une « démocratie irréprochable », ainsi qu’il le dit, peuton à ce point mêler les genres, mêler les budgets et cumuler toutes les responsabilités ?
Le rassemblement de la gauche Nous avons, ces dernières semaines, franchi des étapes importantes. Et des partis qui avaient présenté des candidats en 2002,Parti radical de gauche, Mouvement républicain et citoyen, ont décidé de soutenir Ségolène Royal dès le premier tour,en contrepartie d’un accord électoral maîtrisé. Nous sommes ouverts à ce que d’autres nous rejoignent.
Mais le rassemblement, c’est aussi celui du deuxième tour. Avec les Verts, nous sommes engagés depuis plusieurs semaines dans une discussion dont l’objet est la conclusion d’un accord de gouvernement qui comportera un volet électoral.
Avec le Parti communiste, nous connaissons maintenant la configuration dans laquelle s’inscrit la candidature de Marie-Georges Buffet. Nous respecterons sa stratégie, mais lui disons toute notre disponibilité pour affirmer à tout moment nos objectifs communs et pour donner plus de force encore au désistement pour le candidat de gauche le mieux placé.
Nos quatre priorités essentielles
L’emploi et le pouvoir d’achat
Aujourd’hui, en France, on travaille moins que lorsque nous étions nous-mêmes aux responsabilités. Et ceux qu’il convient de faire travailler d’abord,ce sont les chômeurs.Le recours systématique aux heures supplémentaires qui,parfois, se comprend lorsqu’il y a surcroît d’activité, ne peut être la réponse à une éventuelle reprise de la crise. S’il y a croissance, il faut qu’elle soit au service de la création d’emplois et pas simplement au service des heures supplémentaires.
Quant au pouvoir d’achat, et là c’est une différence majeure avec la droite, il ne peut être assuré seulement par des défiscalisations ou des baisses de charges. Ce n’est pas à l’État de se substituer à l’employeur, même s’il peut encourager la négociation à travers le mécanisme des prélèvements sociaux. Ce qu’il faut d’abord, c’est ouvrir une grande conférence annuelle sur les salaires et prévoir des renégociations des minima salariaux.
L’éducation et la formation
Au moment où sont annoncées 5 000 suppressions de postes pour la rentrée, rappelons que l’éducation est notre première priorité. Tout enfant de moins de 3 ans pourra bénéficier d’un mode de garde approprié. Tout élève de plus de 3 ans sera scolarisé et un accompagnement scolarisé gratuit sera mis en place pour le collège. Quant à l’université, nous porterons la dépense par étudiant au même niveau que la moyenne de nos voisins. Et nous améliorerons la situation étudiante par un meilleur encadrement et une meilleure orientation.
L’environnement
Je me félicite du consensus et de la prise de conscience du réchauffement climatique.Mais les clivages demeurent. On ne nous fera pas croire que c’est la même politique d’environnement qui sera menée par un président de droite et une présidente de gauche, car les principes aussi essentiels que la diversification énergétique, la priorité aux transports collectifs, le principe « pollueurpayeur », la conditionnalité des aides aux agriculteurs, les OGM… tout cela appelle des politiques différentes, et c’est normal.
La démocratie
Son approfondissement est la condition essentielle du changement. Nicolas Sarkozy a avancé qu’il garderait en l’état les institutions. Nous, nous envisageons de les réformer profondément :
• renforcement des rôles du Parlement, introduction d’une part de proportionnelle ;
• élargissement des droits des citoyens : saisine du Conseil constitutionnel dont le mode de désignation des membres sera changé ;
• instauration du mandat unique pour les parlementaires ;
• droit de vote des résidents étrangers aux élections locales.
De multiples atouts pour notre campagne
D’abord, une candidate, Ségolène Royal, désignée dans des conditions exemplaires, après un débat qui aurait dû en inspirer d’autres, et un vote clair et massif. Une candidate qui a su créer une relation forte avec les Français, porter une démarche nouvelle, donner à beaucoup l’envie de s’engager au Parti socialiste.
Ensuite, un parti rassemblé : toutes les sensibilités, toutes les personnalités, tous les adhérents sont présents dans cette campagne ; un parti mobilisé : déjà 1 500 réunions de démocratie participative ont eu lieu sur les thèmes fixés par Ségolène Royal ; 5 000 sont prévues d’ici la mi-février ; les fédérations feront la synthèse de ces travaux et une journée de restitution est prévue le 11 février.
Enfin, nous disposons de l’atout du projet que nous avons élaboré, discuté, débattu, voté à l’unanimité. Il nous sert de base de discussions avec les Français ; il fournit les grandes orientations, fixe les priorités, donne l’essentiel de nos propositions pour notre programme législatif. »

Commentaires

Chers amis, éclairez moi... Montebourg au piquet. Non, là, c'est la caméra cachée. Ces gens là veulent, s'ils sont élus, parler clairement aux français et même porter notre voix en Europe et dans le monde... J'imaine votre "gueule de bois", vous qui vous retrouvez avec cette situation. Quasiment rien à vendre comme idées, et assurer le service après vente du dérapage de Montebourdes, des divergeances idéologiques sur la fiscalité de la part du couple "aisé" , de la mollesse du meeting de Toulon et de la division du PS et du PS/désir d'avenir.

Ecrit par : Pierre Deniziot | jeudi, 18 janvier 2007

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