mercredi, 16 septembre 2009
Plus de 100 milliards d'€ de déficit pour l'état
Tout va très bien Madame la Marquise
Le déficit vient de passer le cap record des 100 milliards d'euros. Cela ne s'était pas produit depuis 1945. Fin juillet le budget de l'état affichait un solde négatif de 109 milliards .Le déficit prévisionnel a été réévalué entre 125 et 130 milliards d'€ pour 2009. La crise est effectivement venue gréver les recettes fiscales mais le déficit était déjà très fortement engagé .Le déficit initialement prévu se portait à 59 milliards et aujourd'hui il atteint plus du double. Il a donc été sous estimé de plus de la moitié ! On est en droit de remettre en cause cette politique économique et de gestion. Le gouvernement ne peut pas à la fois faire des cadeaux fiscaux aux grandes fortunes et dans le même temps relancer la croissance car il n'en a plus les moyens. Aujourd'hui il prévoit de lancer un grand emprunt national . Dans le passé de grands emprunts ont été souscrits mais dans un objectif précis. Dans la situation actuelle où la stratégie économique est hasardeuse en plus d'être injuste , il est légitime de s'interroger sur le pourquoi et l'affectation de ces fonds qui vont de surcroit générer des frais financiers colossaux .
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lundi, 30 mars 2009
Bonus des patrons : Le décret crocodile
A l'instar du crocodile qui comme chacun le sait a une « grande gueule » mais des « petits bras », il en est malheureusement ainsi de nombre de mesures médiadico gouvernementales ( sauf du paquet fiscal ça va de soit ). Comme à l'accoutumé la montagne a accouché d'un souriceau rachitique . La grande loi moralisatrice extraordinaire d'encadrement des bonus et stock options qui a été annoncée à grands roulements de tambours se limite à un tout petit décret . Le grand boniment Sarkoziste mis en scène pour contenir une colère justifiée face à la honte des rémunérations scandaleuses est à faire pâlir un arracheur de dents . « Celui qui a commencé par s'augmenter sur un yacht » a finalement opté pour un décret qui expire en 2010 plutôt qu'une loi qui aurait fixé des règles du jeu .
C'est donc un texte « peau de chagrin » qui limite seulement les rémunérations des dirigeants des entreprises bénéficiant d'une aide directe de l'état qui est présenté aujourd'hui. Nicolas Sarkozy a fait l'impasse sur le vote d'une loi qui aurait intégré le fait que la rémunération doit correspondre à l'intérêt de l'entreprise. Ce qui signifie que seules un nombre très limité d' entreprises sont concernées , que la question des parachutes dorés passe à la trappe puis que des aides publiques directes et indirectes vont joyeusement continuer a être distribuées à des entreprises dont les dirigeants se gavent alors qu'ils licencient . Il ne s'agit pas de stigmatiser les dirigeants d'entreprises mais d'encadrer les dérives d'un système dont on a bien vu les limites et ses effets dévastateurs. Rien de plus normal que les aides directes ou indirectes publiques soient conditionnées par le respect de règles du jeu notamment par l'encadrement des rémunérations des dirigeants et de la distribution des dividendes en fonction de l'intérêt général . Lorsque ce n'est pas le cas comme aujourd'hui, cela revient à la légalisation du détournement d'argent public sur fond d'abus de biens sociaux .Si notre « grand réformateur autoproclamé » a beaucoup de propension à minimiser l'ardoise fiscale des assujettis à l'ISF, il a décidément plus de mal à éradiquer les goldens parachutes. Pourtant face à la crise , il paraît évident qu'il y a nécessité de définir à nouveau des règles du jeu. La question de la répartition des salaires et de la dérive des rémunérations est un sujet qui mérite d'être traité en profondeur. La méthode Sarkozy consiste a mettre en exergue un problème sous les feux de la rampe puis a effleurer son traitement. Sauf que comme il n'y a pas de demi crise, une politique efficiente ne saurait se satisfaire de demi mesures.
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mardi, 09 décembre 2008
Le rantanplan de la relance sarkonomique
Si ce n'était pas si grave on finirait presque par en rire, sauf que les situations personnelles des Français, la précarité,le chômage sont bien réels et appellent au minimum à une vive indignation ou à une légitime colère. Pour l'occasion on ne peut pas dire que notre toujours très peu présidentiel président de la République manque d'air ou de sens théâtral. Il faut tout de même, rappeler des fois que l'actualité immédiate prenne le pas, que notre cher Chef de l'état à peine élu avait renvoyé l'ascenseur au premier cercle de son électorat en faisant voter de magnifiques cadeaux fiscaux. Il avait ainsi privé le budget de l'état de toute marge de manœuvre pour satisfaire un concept aussi injuste inefficace du point de vue économique. Le bon sens aurait bien entendu consisté à gérer au mieux en « gardant une poire pour la soif » . Il aurait été aussi souhaitable que l'argent public soit activé dans des secteurs qui le méritent et non pour limiter l'impôt sur les grandes fortunes. Enfin rappelons de même que Nicolas Sarkozy avait et a sans doute encore pour objectif de dépénaliser le droit des affaires, ce qui est un comble quand on voit l'immoralité du monde de la finance et ses conséquences.
S'il est des acteurs en capacité de jouer tous les rôles il semble qu'il y ait des présidents en capacité d'embrasser toutes les postures. Ainsi comme à l'accoutumée , il dit aujourd'hui comme hier tout et son contraire , au grès des vents, des marées, des faits divers ou alors de sondages sur l'humeur des chaumières.. Aujourd'hui face à la crise il s'érige donc en champion de l'intervention de l'état , il prône même la relance de l'économie par un programme de chantiers initiés par le secteur public. Qu'est ce qui le dérange tant ? Le chômage ou les moindres bénéfices que vont faire les grands groupes du BTP ? . Nicolas Sarkozy face à la crise répond aussi par quelques mesurettes comme une prime de 1000 € ou des mesures facilitant l'accession à la propriété....Si la démonstration devait être faite qu'il est dans l'incapacité la plus totale de comprendre les français les plus modestes la messe est dite. Aujourd'hui Le problème de la majorité des français ce n'est pas d'acheter une voiture neuve ou d'acquérir un logement mais de trouver ou garder son emploi, de boucler tant bien que mal les fins de mois pour les mieux lotis....bref de survivre ...la réalité est que comme le montre une enquête récente , 80% des français ont peur de se retrouver à la rue un jour. Effectivement quand on festoie au Fouquet's , quand on voyage en jet pour se rendre sur un yacht , quand on passe des vacances dans des résidences somptueuses chez des amis....on est forcement très éloigné de certaines réalités. Ce n'est d'ailleurs pas vraiment étonnant car le vrai visage de l'UMP est celui que nous a montré un député de ce parti qui a proposé sans aucune honte une réduction d'impôt pour compenser les pertes des placements boursiers. Et des idées comme cela ils en ont tout un stock ! Enfin ne soyons pas trop défaitistes car il parait nous allons être relancé. En effet à l'inverse de l'adage « gardez moi de mes amis mes ennemis je m'en charge » Nicolas Sarkozy vient de nommer Patrick Devedjian ministre de la relance . Il paraitrait que comme il a drôlement relancé L'UMP il serait très compétent pour relancer la France. En réalité , Nicolas Sarkozy , préfère l'avoir à ses cotés pour mener une mission impossible, plutôt qu'en tant que chef d'une éventuelle fronde dans son propre parti. Vu l'inconsistance et le manque de cohérence de la politique économique du gouvernement ce n'est pas gagné . Sauf que la situation est grave , il est urgent de mettre en œuvre une véritable politique économique du pouvoir d'achat et de l'activation ciblée de la dépense publique, ce n'est ni un remake « des relanciers du Bengale » ni la création d'un ministère supplémentaire qui vont contribuer à apporter des réponses pertinentes.
06:51 Publié dans actu économique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, crise économique, relance, politique
dimanche, 28 septembre 2008
Bateau ivre à la dérive financière
S’il fallait encore le démontrer … CQFD le capitaliste débridé est vraiment un système incohérent qui ne peut conduire qu’à de gigantesques crises mondiales dont la périodicité est aussi cyclique que l’éruption d’un volcan actif en sommeil .
Plus le capitalisme se complexifie et se dématérialise ,plus des gens sensés être très intelligents qui font de hautes études inventent des équations dont l’irrationalité n’a d’égal que l’équation originelle de l’usine à gaz , plus le système auto alimenté par lui même s’emballe . Donc puisqu’ en ce moment le monde fait face à une nouvelle crise majeure d’un capitalisme internationalisé , puisque le capitalisme touche encore le fond , il est temps de se poser des questions de fond.
La crise du capitalisme n’est pas un fait nouveau, elle s’inscrit dans l’histoire. Ses causes découlent de facteurs structurels prévisibles récurrents et non de facteurs conjoncturels. La crise de 1929 dont l’épicentre était déjà les états unis avait déjà produit un chaos sans précédent qui a entrainé des faillites en chaine et la misère ( Voir Emission INA : 1929 ). La grande dépression américaine eu des effets désastreux en Europe mais sans aucune mesure avec ceux que l’on peut imaginer dans un contexte actuel d’économie mondialisée. Malgré ce, c’est quand même sur ce fond de crise , avec plus de 25% de chômage qu’ Hitler arriva au pouvoir en Allemagne en 1933,ce qui engage à se rappeler des conséquences de crise économiques à cette échelle. Après quoi depuis la fin de la seconde guerre mondiale et les accords de Brettons Woods en 1944, même si des mécanismes internationaux ont été mis en place, puis évolué au fil de crises et d'alliances, le spectre d’une crise économique majeure a toujours existé sauf pour une cohorte d’insouciants toujours plus avides de profits à courts termes.
Si la crise de 1929 fut qualifiée de crise de liquidité il est possible de qualifier celle de juste avant 2009, c’est à dire aujourd’hui, de crise de cupidité ou alors de stupidité. Le fait générateur est une bande de rapaces institutionnels plus avides les uns que les autres et interdépendants qui ont spéculé sur des emprunts immobiliers à risque sur le territoire américain en consentant des prêts hasardeux et disproportionnés sans réelles garanties de solvabilité.
Fidèles adeptes d’un modèle mathématique très philanthropique ils ont appliqué des préceptes qui consistent à "ne pas mettre ses œufs dans le même panier" ou à "se défausser de ses risques sur les copains". Ces créances douteuses se donc transmises comme la vérole et ont été disséminées dans des titres et des placements sensés minimiser les risques . Ces beaux placements bénéficiaient d’ailleurs jusqu’il y a peu de temps de bonnes appréciation de très sérieux organismes de cotation. Sauf que c’est un peu comme si on plaçait un cobra dans un panier d’anguilles en pensant qu’il sera inoffensif. Au bout d’un moment quelqu’un met la main dans la corbeille et se fait mordre. Puis comme tout le monde mange dans la même gamelle c’est la débâcle générale. En réalité ces braves financiers et tous les courtiers s’en sont mis plein les poches tant que l’immobilier constituait une valeur stable voire montante. Ce sachant que parallèlement par un système pervers d'hypothèques nombre d’ américains se sont sur endettés joyeusement en fonction de l’évolution de la valeur théorique de leur bien immobilier lui même financé par un crédit en cours. Le système était huilé car si le malheureux emprunteur ne pouvait plus payer la banque se garantissait illico sur sa maison quitte à laisser le quidam et sa famille à la rue.
Alors quand le secteur immobilier s’est effondré justement à cau
se de l’affluence sur le marché des biens saisis aux ménages insolvables, la grande cavalerie a sonné le toxin pour un système qui ne pouvait que s’effondrer comme un château de carte. Sauf que tous ces virtuoses du capitalisme qui ont perdu des sommes colossales n’ont pas joué qu’avec avec leur argent. Ils sont donc aujourd’hui eux même dans une situation d’insolvabilité. C’est pourquoi aujourd’hui aux états unis se tient dans l’urgence une réunion au sommet du congrès dont l’enjeu est de débloquer 700 milliards de dollars pour sauver le système bancaire américain. L’enjeu est de taille puisque si l’état américain n’est pas en capacité de renflouer son système bancaire il s’en suivra un bing bang économique mondial . Cela revient toutefois clairement à faire payer l’ardoise des spéculateurs par les contribuables .
Penser que la France sera épargnée par cette crise est illusoire .
Sur le sujet Nicolas Sarkozy tel l’hôpital qui se moque de la charité s’est d’ailleurs prononcé pour un capitalisme régulé, ce qui est à mourir de rire ou à s’étouffer selon l’humeur du moment ( lire le communiqué de Michel Sapin : Sarkozy face à la crise un gouffre entre le discours et les faits). Très bon copain des patrons du cac 40 et des manias des médias il voudrait nous faire croire qu’il y a un bon et un mauvais capitalisme.
Le mauvais capitalisme étant un capitalisme financiarisé et le bon celui des grands patrons de ses amis. Or il n’y a bel et bien qu’un capitalisme car les grandes entreprises elles même financiarisées ne sont qu’un produit de placement comme un autre que les fonds d’investissement vident de leur substance au grès des marchés . Il s’en suit donc une obligation de rentabilité financière ou la mort. Sur le fond le capitalisme est bel et bien un chancre . A l’horizon de l’épuisement des énergies fossiles, dans un schéma bien réel de dérégulation de la vie sur la planète à cause d’activités humaines insensées , l’accumulation de richesses et la consommation effrénée qui sont les deux piliers du capitalisme apparaissent comme des conceptions meurtrières.
Il n’est nullement question de relancer le débat bi polaire entre défenseurs du capitalisme et marxistes. On peut tout à fait considérer que le capitalisme est un système dangereux dépassé pour les raisons évoquées et être favorable à une économie de marché régulée respectueuse de l’intérêt général et de l’environnement. C’est ce concept de développement durable qui s’articule sur le triptyque économie de marché régulée , justice sociale et respect de l’environnement qui constitue l’enjeu du 21ème siècle .
PRESSE :
Nouvel Obs : actualité temps réel.pdf
Libération :crise financière le congrés américain se rapproche d'un accord.pdf
JDD : DSK -attaquer globalement les problèmes.pdf
21:46 Publié dans actu économique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : crise financière, subprime, spéculation, système bancaire, états unis
jeudi, 19 juin 2008
Comment Sarkozy, Fillon et la Droite Compagnie plombent les salaires
Aujourd’hui la question du pouvoir d’achat est un problème central. Le gouvernement et « Mister Pouvoir d’achat » mettent en place des mesures plus fantaisistes les unes que les autres mais se gardent bien d’aborder le sujet de l’augmentation des salaires qui à sa seule évocation risquerait de faire frémir les organisations patronales.
On entend effectivement souvent le Medef dire que comme les charges sociales sont exorbitantes il est impossible d’augmenter les salaires . Mis à part les grands groupes et des entreprises qui sont évidemment de mauvaise foi car elles rémunérent au mieux les actionnaires qu’en est-il dans la réalité ?
Monsieur Jules Petiteboite est dirigeant d’une nouvelle entreprise qui développe des produits innovants sur un marché plein d’avenir. Sa compétence et son savoir faire commencent à sérieusement porter ses fruits . Comme c’est un manager intelligent et responsable il souhaite augmenter son collaborateur qui est actuellement au smic. Il pense qu’une augmentation de 300 euros net par mois ( 2000 francs) constituerait un facteur de motivation et correspondrait à une plus juste rémunération. Comme la simplicité n’est pas encore une vertu française il court voir son comptable pour chiffrer l’opération . Après avoir rapidement expliqué son projet, l’expert fait un bond de 350 mètres de haut ,hurle à la faillite et fait un arrêt cardiaque. En effet pour augmenter son collaborateur de 300 € net par mois, il perds 344 € d’allègement de charges de la fameuse "réduction Fillon sur les bas salaires" . Donc au final son salarié lui coutera avec les charges 36 000 € annuel contre 17 000 € s’il l’avait laissé au SMIC, c’est à dire plus du double pour une augmentation net de 30%. Malgré tout comme ce salarié est très compétent et qu’il risque de partir, le dirigeant décide tout de même d’engager une négociation. Contre toute attente le salarié lui fait remarquer que pour que ses revenus net augmentent réellement de 300 € compte tenu de sa situation il faudrait que son salaire augmente de 441 € net par mois : il perd annuellement 649 € de prime pour l’emploi et 1037 € d’allocation logement. Alors ils décident d’étudier une autre possibilité car il paraît qu’avec les heures supplémentaires on gagne plus en travaillant plus.Il conviennent donc de l’éventualité de 200 heures supplémentaires annuelles majorées à 25% et payées au smic qui rapporteront 2054 € au salarié ( 171 € par mois )et qui contribueront de surcroit à l’amélioration du chiffre d’affaires . Mais le salarié qui n’est pas plus bête que mal habillé se saisit de sa calculette et constate que ses allocations logement seront réduites de 566 € annuel et sa prime pour l’emploi de 262 €, ce qui fait au total une réduction de 828 €. Alors le salarié conclut qu’il va travailler 200 heures de plus pour un gain horaire réel net de 6,13 € ( en dessous du Smic ).
Dans ces conditions le salarié et l’employeur qui sont pourtant dans une dynamique positive restent perplexes et ne comprennent pas pourquoi le gouvernement pénalise un employeur qui veut payer plus et prend pour un imbécile un salarié qui veut travailler plus en lui faisant miroiter des gains nets qui ne sont pas fidèles à la réalité.
Certains diront de cette histoire qu’elle ne participe pas vraiment d’un esprit civique ....mais est-il incohérent de réfléchir sur les gain réels net potentiels d’un salarié de faible salaire ? . Le spectre de l’assistanat est bien sur la tarte à la crème des plus simplistes que le gouvernement agite . La réalité est bien différente et on est loin des goldens parachutes , des stocks options ou des boucliers fiscaux, qui permettent à des redevables de l’ISF de recevoir des chèques de 8 millions d’€ de « trop perçu d’impôt ». Nombre de salariés tirent le diable par la queue avec un bas salaire et ils bénéficient en complément indispensable de quelques prestations qui ne sont au final que le fruit de leurs cotisations sur leur travail. Puis paradoxalement rien n' encourage les employeurs qui jouent le jeu à augmenter les salaires , bien au contraire. On est de fait dans un système incohérent au possible ou la perversité de dispositifs empêchent la mise en œuvre de stratégies gagnant gagnant et favorisent la précarité.
On ne dira jamais assez que l’argument qui consiste à favoriser l ‘emploi des bas salaires par un allègement est fallacieux car ce système plombe irrémédiablement les salaires vers le bas , crée une smicardisation et constitue un manque à gagner pour les caisses sociales. Une approche plus ciblée des allégements sociaux ainsi qu’un encouragement pour les entreprises qui rémunèrent correctement leurs salariés seraient sans aucun doute plus cohérents. Aujourd’hui c’est le contraire et les employeurs de la secte du « pas plus que le minimum » sont favorisés car il bénéficient gracieusement d’allégement pour leur absence de largesse et la politique familiale financée par tous permet à leurs salariés de survivre en complément des salaires abusivement bas. Il ne s’agit bien sur pas de remettre en cause les prestations familiales mais de pointer en quoi les employeurs qui ne jouent pas le jeu profitent indirectement du système au détriment des entreprises qui ont des comportements citoyens. Il est urgent de mettre l’ensemble de ces éléments sur la table.Ce n’est pas des recettes de type café du commerce comme « gagner plus » qui vont faire avancer le sujet surtout quand celui qui a commis la loi sur le plombage des salaires est le premier ministre actuel.
* les différents calculs ont été fait sur la base d’un salarié marié avec 2 enfants dont le conjoint est à mi temps au smic dont le loyer est de 600 € hors charges.
Dessin d'actu de Florian Roulies
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lundi, 28 avril 2008
Déprime pour l'emploi et traque au chômeur
Les pauvres n’ont qu’à bien se tenir car toutes les mesures concourent à faire payer les salariés les plus modestes. Ainsi Nicolas Sarkozy n’a rien trouvé de plus injuste que de financer sur le dos des salariés un Revenu de Solidarité active au rabais. Ce Président qui se permet de virevolter de jet privé en palace n’a vraiment aucune honte !!!. Pour rappel la prime pour l’emploi bénéficie aux salariés à faibles revenus. La liste des mesures injustes s’allonge. Il ne viendrait bien sur pas à l’idée à Monsieur Sarkozy de faire payer les revenus d’actions ou les très fortunés.
Enfin dans la suite des vraies mauvaises idées il met en avant la sanction pour refus de trois propositions comme un moyen de lutte contre le chômage. Ce qui signifie implicitement qu’il considère d’une part que les chômeurs ne veulent pas travailler donc qu’il faut les contraindre et d’autre part qu’il y a des millions d’offre de travail. Il s’agit tout simplement d’une injure aux demandeurs d’emplois qui non seulement cherchent un emploi mais qui sont aussi parfois dans une situation de désespérance morale et financière. Les seuls mots qui viennent à l’esprit sur ces deux conceptions sont écœurement et révolte.
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